Francis Hallé

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Retour à l'envoyeur

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 10:46

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A l’heure ou certains à l’image de Pierre CHARON  président du conseil d'administration du domaine national de Chambord remettent au gout du jour le ridicule et le scandaleux des chasses présidentielles voir : http://www.slate.fr/story/16997/nicolas-sarkozy-le-retour-des-chasses-presidentielles-pierre-charon-dassault-chambord,  en premier lieu je vous conseille vivement le livre de Francis Hallé, La condition tropicale chez Actes Sud... Depuis son radeau des cîmes sur la canopée et sous les tropiques cet homme donne bien de la hauteur aux débats de petite pointure et d’essence nauséeuse qui sévissent en ce moment, une bonne réflexion à point nommée à ces relents de privilèges obscènes supprimés une certaine nuit du 4 aout et en tous les cas un grand bol d’intelligence comme une claque à tous les ministères du genre de l’identité nationale, plaidoyer pour la vie, pour la biodiversité, pour la préservation des forêts primaires tropicales  pratiquement condamnées, puisque c'est clair, tout est lié, comme nous traitons les plantes et les animaux nous traitons les hommes. Tout cela forme un ensemble cohérent, l’écologie ne peut se départir d’une vision interdépendante entre l’environnement et le social. La façon d’envisager l’un va de paire avec l’autre.  Une vision complète du monde, de son organisation et de la nécessaire éthique et conscience que se devraient d’avoir toutes personnes élues à quelque mandat que ce soit, du plus simple au plus élevé, sans se cacher derrière des discours creux et des grenelles aussi tapageurs qu’oubliés rapidement, est la condition réelle du processus entre les bonnes intentions et le concret de la mise en pratique. « La forêt tropicale » est gérée par des gens qui ne l’aiment pas, elle n’a donc aucune chance... »  Voilà une des phrases de Francis Hallé qui en dit long sur l’idée qu’il se fait de l’intention des hommes à l’égard de cette forêt  qu’il étudie sans relâche et pour laquelle il lance un appel pour un film d’envergure tel qu’Océans de Francis Perrin pour sensibiliser l’opinion publique à ce drame que constitue pour tous les êtres vivants sur cette planète de la disparition programmée à très courte échéance de la forêt tropicale primaire...

foretstropicales@orange.fr , (Association FORÊTS TROPICALES HUMIDES: FILM, Résidence L'Odéon, 4ter, avenue Victor Hugo, 13200 Arles    

  «  On a tout essayé, dans les arguments pour préserver ces forêts depuis le bon sens  jusqu’à la peur, rien ne marche... il ne reste plus qu’à « les » convaincre sur un plan économique... »  Triste constat, seules la cupidité ou bien l’approche économique, voire médicale seraient en mesure de faire prendre conscience aux « décideurs » et autres politiques  de la nécessité absolue de défendre la forêt primaire tropicale...pauvres de nous, elle a tant à nous apprendre...  « La forêt donne de l’ombre à ceux qui viennent l’abattre...( Le Bouddha)

Il y avait donc ce weekend des rencontres au Vigan appelées « Eco Dialogues » en compagnie de Francis Hallé, botaniste, ancien directeur du radeau des cimes et de Philippe Danton, Philippe Danton, botaniste renommé dans son implication dans l'étude de la carnivorité végétale et pour son travail  sur la flore des iles Robinson. Tous deux, ont émaillés leurs discours de scientifiques et de botanistes passionnés d’une vision axée sur la compréhension et la dimension de la biodiversité de l’étude de la plus petite  plante jusqu’à l’ensemble dont nous faisons partie évidente et ceci dans l’accueil de l’autre,  contre la frilosité et le scandale de la fermeture aux autres, et dans la confiance en l’avenir. « Je me fous de savoir pourquoi je cherche, je sais que mes recherches serviront à d’autres qui viendront après moi, peut être à ceux qui viendront d’ailleurs jusqu’ici, bienvenue »... dit il avant que Francis Hallé ne conseille vivement aux enfants des écoles primaires et aux  lycéens qu’ils rencontraient : choisissez un travail qui vous passionne et ne trainez pas le poids d’une vie que vous n’avez pas choisie... »


voir aussi: 

http://www.telerama.fr/monde/francis-halle-les-arbres-peuvent-etre-immortels-et-ca-fait-peur,34762.php

Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 11:20
En attendant un petit résumé des rencontres "Les Ecos Dialogues" au Vigan, Gard,  premier weekend organisé sur ce thème par la municipalité et que je couvre en images, avec pour inivités à cette première  d 'une série de trois programmée cette année, Francis Hallé longtemps directeur scientifique du radeaux des cîmes  et fou de canopée...Philippe Danton naturaliste, petit fils de Robinson Crusoé et Vincent Tardieu écrivain et journaliste scientifique voici la necessaire et  belle chronique d'André....

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"Cadence" de Stéphane VELUT (Bourgois). 1933. L'avenir de l'Allemagne nazie ne peut être que radieux. A Munich, un peintre est chargé d'exalter cet avenir dans la réalisation du portrait d'une fillette. D'où un sulfureux huis-clos. Au long duquel le Lecteur a ressenti comme une sorte d'oppression. L'étouffement. La nausée. Une inaccoutumance à l'horreur.

 

 

"Quand je serai roi" de Enrique SERNA (Métailié). Un passionnant roman qui ne se résume pas à la mise en parallèle des destinées de deux enfants que tout oppose. Le pauvre, le démuni qui se fait quelques sous en lavant des pare-brise et qui inhale des vapeurs de colle, lesquelles l'emportent dans des rêves insensés. Le riche, le nanti, enfermé dans les prisons dorés du virtuel et qui s'essaient à jouer avec les armes que collectionne son papa, un parvenu qui fait carrière dans la "communication". Ce roman n'est donc pas réductible à cette confrontation. Il se coltine les réalités sociales, politiques, culturelles du Mexique. Il les met à nu, à travers quelques personnages tous plus abominables et pitoyables les uns que les autres. Le Lecteur s'est enthousiasmé à lire puis relire le sidérant autoportrait (du moins, le Lecteur le considère-t-il comme tel) dans lequel un journaliste confronte ses utopies au lâche contenu conforme de ses articles. "Quand je serai roi", roman mexicain, renvoie un reflet qui, à quelques nuances près, présente bien des analogies avec les processus en cours dans les vieilles sociétés prétendument démocratiques.

 

 

"Vengeance du traducteur" de Brice MATTHIEUSSENT (P.O.L.). L'Auteur n'est pas un inconnu. Le Lecteur a souvent vu son nom accolé à celui de célébrités littéraires (Harrison, Bass, Oates, Fante, Kerouac....). Normal, puisque Brice Matthieussent excelle dans les traductions. "... je suis -c'est bien connu - l'humble artisan, le travailleur de l'ombre, le mineur de fond piochant dans l'obscurité de sa galerie, avec pour seule lumière ses dictionnaires, pour seul outil sa sagacité, pour uniques objectifs la fidélité et le labeur quand l'infidélité et la paresse sont les deux mamelles de la fiction!"

Le ton est donné. Le Traducteur s'introduit dans le domaine de l'Auteur. Par la petite porte. Par le truchement de ce que chaque Lecteur a découvert dans les œuvres traduites: les N.d.T. (les Notes du Traducteur) qui occupent parfois les bas de page. Des notes qui constituent le point de départ du roman: celles qu'accumule un traducteur français chargé de transposer un roman américain en langue de chez nous.

Toutes les données sont peu à peu inversées. Surgissent d'étranges personnages. Le vieil Ecrivain finissant qui impose au Traducteur les égarements dans un étrange labyrinthe. La Lolita surgie d'on ne sait où. Une Sans Domicile Fixe aux tétonnantes exaltations érotiques.

Le Lecteur a savouré ce pur moment de folie littéraire. Car tout ce savoure dans ce roman. Du grand art.

"..... oh j'ai oublié de t'en parler, à la différence de l'autre tunnel mon passage secret ne mène nulle part, aucune réserve des costumes, des uniformes et livrées ne t'y attend, aucun théâtre, nulle loge, aucun trou du souffleur, ce n'est pas non plus un tunnel pour s'échapper d'une cellule de prison ou du cul-de-basse-fosse d'un château fort, non, tu n'y traduiras rien, oui, continue, encore, plus fort, tu ne transporteras à l'autre bout de moi aucune marchandise verbale, aucun mot déguisé ni fruit défendu, nulle lettre maquillée cachée cachetée volée enfin révélée....."

Et si Brice Matthieussent administrait dans ce roman la preuve que l'excellent Traducteur et d'abord et avant tout un Ecrivain hors normes?

 

 

"La lamentation du prépuce" de Shalom AUSLANDER (10/18). Un véritable règlement de compte. Avec le dieu des juifs (qui n'est guère différent des deux autres, celui des chrétiens et celui des musulmans). Les errements d'un futur papa, épicier en communication. Iconoclaste? Pas si sûr. Plutôt roublard. Mais si drôle (et si souvent drôle) que le Lecteur n'a su retenir des éclats de rire nocturnes. Puisqu'il a dévoré ce roman au cours de ses heures d'insomnie.

Par Philippe Maréchal - Publié dans : La chronique d'André Blanchemanche
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 22:59
15162154.jpg Pendant ce temps où d'aucuns s'agittent comme ils ou elles  le peuvent  avec leurs chiffons et leurs fichus en bannières ou en ostentatoire, en péremptoire ou en couvre chef pendant ce temps là  qui fait que le tout le monde cause, vitupère, bat la campagne, s'exprime...d'autres font les frais d'une triste besogne...
Salima Boulazhar a été expulsée vers le Maroc ce jeudi matin.  J'ai honte.
Par Philippe Maréchal - Publié dans : humeur du chef
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 20:25

02122512.jpgJe déambulais dans les rues d’Alès à l’heure du déjeuner. Il faisait froid et gris. Ce froid qui rend l’odeur de friture plus grasse encore. Ce froid qui se délecte dans la grillade suintante et carbonée. Je regardais aux tables les jeunes qui mangeaient entre deux cours. Certains grelottaient en fumant tandis d’autres mordaient à pleine dents un sandwich au frittes. Un coca, un sandwich aux frittes, pour 4 euros peut être. Mais ce qui me frappait encore plus au-delà de la mine plutôt triste à toutes les tables, au delà des toux et au-delà de tout, c’était l’uniformité. A quelques exceptions notoires, il y avait une moitié habillée en noir, un quart en gris et un autre quart entre blanc, gris et noir. Je recollais immédiatement cette observation à celle que j’avais faite sur les routes de France au mois de décembre, à quelques exceptions notoires pour quelques rares bagnoles, rouges, bleues ou jaunes, du noir, du gris et du blanc. Vivement le retour du printemps dans les têtes, les chemises à fleurs et les pots de yaourt sur les routes de campagnes.

Par Philippe Maréchal - Publié dans : Plans fixes sur les quais
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 14:24

20092442.jpgJ’y suis retourné, près de mon arbre. Il ne disait rien, comme s’il faisait la gueule. Je voyais bien qu’il regardait ailleurs. Il a des jours comme çà, où bien le vague à l’arbre lui prend comme le retour d’amertume m’enveloppe. On se ressemble tous les deux. Je me suis dit c’est con. Ca vous arrive non ? Vous ne vous dites jamais c’est con ? Comme toutes ces choses qui nous bousculent, nous émeuvent, nous submergent sans qu’on puisse y faire quoique ce soit. Comme ce souvenir d’une classe silencieuse encore étourdie d’une colère passée où le moindre incident amplifiera le sentiment d’outrage à un semblant de sérénité revenue. J’y pensais comme un retour provenant du puits aux souvenirs et y mêlant ce bref entrefilet lu sur Rue 89 que je me remémorais, à propos de la tête de liste des régionales présentée par Olivier Besancenot à Avignon, une femme voilée...Et voici qu’encore une volée de bois vert s’abattra sur cette affaire contre l’ indignation calculée et que toutes simplifications de part et d’autre s’affronteront dans un match stérile puisqu’il importe avant tout d’être vus pour avoir, comme un foulard qu’on agite, d’être pour vu pour se savoir vivre,  d’être  en vie pour avoir, d’exister au milieu de cette foire d’empoigne qu’est la vie au multiple, la vie foisonnante et souffreteuse des peuples dont les élites prennent soin de s’écarter jusqu’au moment de s’en servir. Qui comprendra ce qui est en jeu, de la représentation, du spectacle politique, des repères brouillés, de l’avenir des femmes dans les cités, du parcours et de la dérive des idées obscures et des croyances manipulées qui s’accouplent à toutes les revendications pourvu qu’elles servent, des anathèmes et des  interjections d’offusqués, de combats hypocrites et de misère intellectuelle, du brassage des images et des petites phrases, de la confusion et du n’importe quoi pourvu qu’on le dise. « La vie c’est se qui se passe pendant qu’on fait autre chose »...c’est une phrase qu’a dit Higelin et qui me revient devant tout ce bordel politique ou tout est mélangé, simplifié, grossit, vulgarisé et jeté en vrac dans l’arène comme si tout concourait à provoquer le plus d’approximation et de confusion des fois que  d’aucuns soient encore capables d'énoncer  avec justesse et clarté ce que sont les valeurs liberté, égalité et fraternité. C’est à pleurer, entre les titres du Figaro et les annonces du NPA, de Georges Frêche à Sarkoy, de Besson à Peillon, c’est à pleurer en rond et à se pisser sur les godasses. Je ne sais pas grand chose, juste qu'on démolit notre planète à grande vitesse, que l'injustice et la connerie sont exercébées, et que pour le reste, le cirque continue.

Par Philippe Maréchal - Publié dans : humeur du chef
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 16:30

Je me suis assis sur mon banc. A coté de mon arbre. L’été quand il fait chaud, c’est là que je viens. Il me donne de l’ombre et à l’automne des pommes. Je me suis rendu compte qu’il devait bien s’ennuyer l’hiver et que j’étais un ingrat. Alors je suis allé à côté de lui. Il faisait froid mais on s’est parlé en silence et je l’ai réchauffé en faisant pipi à son pied, mon arbre.   

Par Philippe Maréchal - Publié dans : Fleurs de Coucourges
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 17:18

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Communiqué de presse

 

Hommage à Joris Ivens

présentée par Robert DESTANQUE

 

 

Après l'hommage rendu par la Cinémathèque nationale française en mars 2009, la médiathèque Lucie Aubrac a le plaisir de proposer, le jeudi 4 février, une soirée de projection Joris Ivens, cinéaste du monde présentée par Robert DESTANQUE.

Robert Destanque, cinéaste et écrivain livrera un témoignage riche et précieux puisqu'il a co-écrit l'autobiographie du cinéaste Joris Ivens ou la mémoire d'un regard en 1982 et réalisé un entretien filmé pour la série télévisée Témoins en 1984.

 

Le cinéaste hollandais Joris IVENS a traversé le temps, l'espace en explorant les recoins les plus obscurs du 7e art : né en 1898, il meurt en 1989 et se fait le témoin de la lutte des classes et de la lutte pour l'indépendance et la liberté au cours du XXème siècle. Terre d'Espagne en 1937, dont le commentaire est lu par Hemingway, défend passionnément la cause républicaine ou Borinage en 1933, montrent les grèves de mineurs dans le sud de la Belgique ou encore L'Indonésie appelle (1946), film militant qui évoque la solidarité internationale lors de la lutte pour la libération du pays. Dans le film 17e Parallèle (1967), Joris IVENS et sa complice Marceline LORIDAN décident de filmer la lutte du peuple vietnamien contre les occupants américains, au plus près du front. Comment Yukong déplaça les montagnes (1971) est un documentaire en douze parties sur les effets et les acquis de la Révolution culturelle dans la vie quotidienne de la Chine. Surnommé par ses amis "le Hollandais volant", Joris IVENS voyage et filme sur les 5 continents au rythme d'un film par an jusqu'en 1961.

Dans ses films, se déploie un double mouvement : il se rapproche vers les objets, les corps, les lumières, les formes qu'il filme au plus près pour ne pas les voir uniquement mais pour les sentir. En même temps ceux qui sont filmés entrent dans le jeu, prennent leur place à leur tour. Autour du cinéaste, on sent que c'est l'engagement même qui est filmé.

Cinéaste militant, Joris IVENS sait aussi se faire poète et s'abriter des tumultes du monde : à la fin des années 1920, il devient, avant de politiser son approche filmique, l'une des références de l'avant-garde européenne avec ses courts métrages Le pont et La Pluie. En 1988, avec son dernier film Une histoire de vent, Ivens se met en scène comme un homme qui cherche à capter les traces du vent : "J'ai beaucoup repensé à mon travail antérieur, à ce à quoi j'ai cru, les utopies, les idéologies très figées; et le vent, je crois emporte tout". Il a alors 90 ans...

Lors de la soirée, seront projetés les films La Pluie (1929), le film documentaire de Robert DESTANQUE Joris IVENS ou la mémoire d'un regard (1984), Borinage (1933), L'Indonésie appelle (1946) et 17e Parallèle (1967).

Robert DESTANQUE, cinéaste et écrivain, est bien connu des habitués de la médiathèque pour y avoir présenté en 2008 son dernier ouvrage Intolérance.

 

La soirée Hommage à Joris IVENS par Robert DESTANQUE aura lieu le jeudi 4 février à 19h à la Médiathèque Lucie Aubrac de Ganges.

Entrée libre. Il est nécessaire de réserver au 04.67.73.84.24. ou mediatheque.de.ganges@wanadoo.fr.

 

L'équipe de la médiathèque vous remercie vivement de diffuser l'information sur vos supports.

Contacts pour visuels complémentaires ou interviews de Robert DESTANQUE : 04 67 73 84 24

Par Philippe Maréchal - Publié dans : Informez vous et faites passer
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 15:53

19150218.jpg Ce n’est pas une plainte c’est juste le gel, vous comprenez. Dans le jardin j’ai enlevé les gouttes à gouttes. Oui je sais bien que je ne suis pas en avance et n’ayez crainte y’a belle lurette qu’ils ne fonctionnaient plus. Les plantes non plus ne fonctionnent plus. J’enlevais tout ce qui était resté en place depuis la belle saison avant de penser aux fumures pour la prochaine...session, allez on va parler comme à la ville. Nouvelle session pour les prochains légumes, on pourrait dire préparation d’une nouvelle collection enfin, on pourrait en dire des conneries comme tout le défilé qui passe dans une tête réfrigérée malgré le bonnet trop grand qui reste en place quand la tête tourne autour du corps transi qui se débat au milieu des tuyaux dans le vent qui pèle jusqu’aux os dans cette vallée de larmes. Je chantais aussi « il y avait un pays qu’on appelait la terre... » et puis aussi comme Julos Beaucarne, du temps de ma jeunesse, « si tous les gens qui disent du mal de moi, savaient ce que je pense d’eux...ils en diraient, ils en diraient, ils en diraient ....bien davantaaaaageu... » Cà défile et ce n’est pas plus n’importe quoi qu’entendu dans ma radio sur les gardes à vues, près d’un million par an, avec un doigt dans le cul et toute la délicatesse qui sied à ce genre d’événements  dans des endroits dignes du moyen âge. Non ma vie de manant gai comme un épouvantail dans un jardin d’hiver à penser des conneries pour passer le temps dans une tâche répétitive et ennuyeuses n’a rien de ridicule comparé aux occupations des villes où c’est vraiment qu’on s’ennuie plus ferme encore pour en arriver là...à poil et attaché au radiateur. Avant on nous disait, attention les jeunes n’allez pas trainer n’importe où et risquer de rencontrer des voyous... maintenant on dirait plutôt ne trainez pas du côté des commissariats et gaffe aux gardiens de la paix, c’est dangereux.

 

 

Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 19:04

A table avec le couvert y’avait toujours une branche de céleri. C’est surement la neige qui tombe sur la montagne, là bas au fond d’vallée et j’ai les yeux un peu embués. Une bière et j’voudrais m’envoler comme Charlebois sur Québec Air...Il y a si longtemps et quand j’ferme les yeux je ‘m souviens à l’arrière de la grand Osmobile, dans cette espèce de grand char on traversait les villes, les villages sous la neige,  les camions étaient gros comme les maisons endormies avec leurs chaises roulantes,  y’avait du céleri dans les baffles aussi et  Neil Young qui coulait comme du sirop d’érable, dans un bar des grands gaillards aux blouses à carreaux buvaient leurs bière et leurs barbes dégelaient en musique et en gouttant sur la table, chez mon pote, y’avait de l’accent et quand on est arrivé sa blonde a demandé comment c’était aujourd’hui, il a répondu c’tait mort y’avait personne. Mon pote y tenait un salon funéraire... A table avec le couvert y’avait toujours une branche de céleri. C’est surement la neige qui tombe sur la montagne, là bas au fond d’vallée et j’ai les yeux un peu embués.

Par Philippe Maréchal - Publié dans : humeur du chef
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 11:44
21144231.jpg A se pencher sur ma petite vie perdue au fond des vallées lointaines je réalise ce qu’il en coute de simplifier et de ne pas regarder mon parcours avec discernement. A regarder de plus haut, au-delà des vallées qui formatent ma pensée tout en v, comme d'autres oubliés par ceux là mêmes qui sollicitent les suffrages de ceux qu’ils ignorent la plupart du temps je peux imaginer alors aisément combien de turpitudes sont cachées derrière l’événementiel et de ce que l’on pourrait appeler l’écume des jours. Faire appel, pas appel, est ce que ma vie sera changée par le dénouement de l’affaire Clearstream ? Est-ce que ma vie sera changée après les élections régionales ? Est-ce que votre vie sera changée dès qu’une liste aura été constituée alternativement à celle conduite par Georges Frêche? En quoi l’expression d’un «  le pendre à un croc de boucher » ou bien « d’une tête pas catholique » diffèrent elles du lot d’un moisi de postures pour un toujours moins bien 21144231.jpg disant culturel ?  Ou bien n’y a t- il pas d’autres alternatives que d’envisager, l’oubli ou bien l’ivresse servies comme anesthésiant à ce qui peut paraître  comme essentiel ce matin dans ma radio, Salinger est mort, même lui ?  
Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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