Walter retour en résistance

Le crayon de Valère


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Lundi 9 novembre 2009
Par Philippe Maréchal - Publié dans : Informez vous et faites passer
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Lundi 9 novembre 2009

C’est la commémoration de la chute du mur de Berlin. C’est bien, un mur qui tombe, à condition de ne pas être dessous. J’aimerais vivre assez longtemps pour vivre la commémoration de la chute du mur de l’argent. Vivre ce grand moment où l’on abattra patatras cette ligne de démarcation qui sépare les riches des pauvres. Je me souviens de la tête de mon père quand il découvrait la gueule de sa retraite par le profil et qu’il avait de la buée dans les lunettes.

Par Philippe Maréchal - Publié dans : Plans fixes sur les quais
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Dimanche 8 novembre 2009
Le rallye vient de quitter la vallée, voici à l'époque des piqûres en tous genres un petit rappel à ce propos, un mini reportage que j'avais fait pour Latélélibre.fr à ce moment de l'année...
Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Samedi 7 novembre 2009

Et j’écoutais ma radio, ma France Cul, avec amour et volupté et voici qu’on débattait de Lucrèce qu’une directrice de collection imprimait en livre de poche tandis qu’alentour dans ma campagne çà bardait. Y’a pas d’erreur c’est Lesieur qu’on disait à la pub quand j’étais gamin et pour signifier un nouveau repère à s’enfoncer dans le crâne du con au caddie à tirer sans sommation à travers les rayons. Ce matin je dirais, y’a pas d’erreur c’est samedi, puisqu’on a sorti cet autre prolongement de la bite qu’est la carabine, la prothèse du zizi qu’est le fusil. Mais que disait donc ce Lucrèce pendant qu’on tirait autour de ma maison sur les flancs de la montagne qui s’en bat les couilles au plomb de ces hurluberlus ? Voici donc :

La mort

Rien à craindre de la mort. Ce que nous redoutons en elle, c'est de nous voir morts et de sentir après elle des maux inconnus. Mais comme la mort est dissolution de l'âme et de l'esprit, aussi bien que du corps, elle est aussi disparition de toute conscience, de tout souvenir. Elle n'est donc pas à craindre. Ou nous vivons, et alors la mort n'est pas là; ou bien elle est là, et comme nous serons alors entièrement détruits, nous ne saurions même pas nous en apercevoir. Il n'y a pas de survie; il n'y a pas d'au-delà. La mort n'est rien que la séparation des éléments dont nous sommes composés.

...Et qui dans le cas qui m’interpelle au niveau du vécu dans cette ambiance à la Saint Hubert sort ton treillis vert, est aussi la conservation de ces divers éléments dans un endroit frais et clos qu’on appelle un congélateur, où l’on retrouve par ailleurs et quelques fois des bébés. Pan, Pan...réveillé soudainement je replongeais dans mon émission où j’entendais ainsi :

L'homme libéré

L'homme est ainsi libéré de ses terreurs ridicules : la crainte des dieux et la crainte de la mort. Connaissant enfin sa véritable nature, et la véritable nature du monde qui l'entoure, il retrouvera la paix du cœur. Grâce à la connaissance et à la science, il atteindra l'ataraxie et la sagesse.

Pan dans la gueule du marcassin en goguette qui pour son malheur a rencontré celui qui ayant atteint la paix du cœur s’en alla ce matin sous sa casquette orange répandre la bonne nouvelle :

 « pour nous la mort n’est rien... » Tiens et que dis tu de cette  question l’épicurien : « pour toi celle de l’autre n’est elle rien non plus ? »

A noter la description que fait Lucrèce de l’attitude éperdue de la vache cherchant dans le sol la trace des sabots fourchus de son veau sacrifié et dont le sang surgit chaud et bouillonnant pour le besoin du rite du sacrifice  qu’il récuse, tant de l’humain que de l’animal...

Bon, y’a pas que la chasse en ce moment, ya aussi le rallye...

 

Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Vendredi 6 novembre 2009


 

 

Conduite toute en douceur et soignée d’un automobiliste, excepté, un petit nuage gris bleu de gazole au cul du carrosse, personne n’est parfait. A peine il déborde sur le milieu de la route que tout va bien, sauf pour la pâtée jaune bouillie qui vient de s’écraser, l’infortunée insecte, sur le pare brise teinté. La petite figurine en forme de plante déodorante gigote sous le rétroviseur. En cet instant de bonheur parfait,  il est  zen. Il est bien aise, perdu dans sa grosse caisse dernier cri, comme un nounours au milieu d’un édredon, comme un pinceau au milieu d’un pot de peinture alu, comme un bénêt au milieu de four wheels  drive, avec une console en plaquée bois, avec la climatisation. D’un petit doigt, comme jadis les apprentis parvenus prenaient leur tasse de thé, le conducteur monte légèrement le volume d'une radio classique. D’un geste de la main, il amortit un petit rot de café  sur le revers de ses doigts. La main gauche, fait semblant d’ignorer et tapote le volant. Les lèvres en cul de poule il sifflote L’Ave Maria de Gounod. La route cabossée et gravillonnée tente de se faire belle grâce au maquillage des employés départementaux. Modèle de patchwork en bitume, elle s’étend langoureusement au fond de la vallée. Le soleil éclate le petit matin. Eclatés également, quelques crapauds laminés, sèchent sur l’enrobé de la D.D.E. Pour l’automobiliste local, il y a trois écoles de conduite en matière de batraciens. Premièrement, la plus parfaite indifférence, il roule. Deuxièmement, le slalom généreux et risqué, il respecte la vie des bêtes. Troisièmement, tout aussi audacieux, le zigzag rageur, il fait carton plein. Ces trois cas d’école se rencontrent surtout à l’automne, pendant les nuits humides où les crapauds sous les gouttes, aiment à parcourir l’asphalte comme des ribaudes.

Au détour d’un virage, il aperçoit, sur le bord de la chaussée, un auto stoppeur, pas du genre cool qui traîne en bob et en vacances. Il n’appartient pas à la troupe transhumant en zone de moyenne montagne, 1er manipule, 3ème cohorte, 2ème quinzaine de juillet. Non, on n’est pas en été d’abord...  c’est juste la silhouette d’un homme aux contours incertains, l’air  perdu dans une vallée de larmes en crise. Le conducteur du rutilant tout terrain distingue un humain, dont émerge vaguement un geste timide. Çà casse l’ambiance et çà lui pète la bulle.

Tandis qu’au bord de la route, c’est le signal. L’auto stoppeur envoie l’expression conventionnelle du bout de la main, cri du cœur de son gros doigt, un pouce relativement timide qui n’osait plus souhaiter être remarqué  sur cette voie si peu fréquentée. Le corps tout entier se vrille autour du susnommé pouce. Il se tourne vers la voiture. Plus vraiment solidaire, La tête n’y croit guère. Elle se la joue mauvaise et pessimiste. Elle continue son chemin. Elle s’entête dans sa démarche. Et ce qui n’est pas la moindre des choses, elle évite aux pieds, rappelés à l’ordre, l’humiliation d’une crotte de chien, ou d’une capitulation dans les fossés humides. Sans compter qu’elle pourrait à ne pas y regarder, se prendre la gueule contre un poteau, ou se ramasser le nez sur un remblai.  Le pouce, plus franchement en l’air, au bout d’une main sans illusion, et d’un bras indécis, fait son boulot de pouce. Rien à lui reprocher, on ne sait jamais ! Grande gueule et mal élevé, quoiqu’il ne demande qu’à se redresser, un autre doigt, au caractère  rebelle, est sans cesse réprimé.

 Retour à la voiture, sur l’écran du pare brise tel un puceron sur la télé,  agace un inconnu...C’est tout dire. Vraiment, çà démolit l’ambiance ce pouce ! Trop tard, ou bien trop vite parvenu au niveau de l'ignoré. Deux regards furtifs se croisent. Promptement, ils se jaugent. Echange de l’impossible. L’un sait qu’il ne s’arrêtera pas même s’il fait semblant de l’envisager. L’autre sait qu’il ne sera pas pris même s’il fait semblant de l’espérer. Le temps, vieux farceur réputé pour son système pileux, a offert un poil de seconde. Mais c’est mince. De toute façon, il y eut laissé la barbe que l’infructueuse communication se fut transformée aussitôt en une incompréhension déguisée. L’auto stoppeur n’est désormais  qu’un petit souci évanoui dans le rétroviseur,  dégât collatéral d’un égoïsme ordinaire. La voiture pilote. Le conducteur la suit. Obligé, il est embarqué. Il a trop de pédales au bout des pieds, ou trop de pieds au bout des jambes. Enfin il ne sait plus. Il se tait, la bouche ouverte... va avaler le poil du temps. Il tousse. Il simule un air bête. Un cours instant, un quart de poil, c’est très mince, il a fait semblant de pas avoir vu, ou pas compris. A la fin, c’est emmerdant, quand même ... Pas la moindre excuse d’un véhicule qui le suivrait de trop près. Mais bon, l’endroit de toute façon ne s’y prête pas. Si, il y a une voiture qui suit. Ah une voiture qui colle, c’est dangereux, s’il ralentit brusquement. De peu, on frisait l’arrêt par réflexe humanitaire.  S’amorce déjà le temps des remords ou des justifications, preuve qu’il y eût tout de même un semblant de début d’échange entre deux êtres qui auraient pu... On ne saura jamais quoi. Il est  bien aise dans sa bagnole. Dans la voiture, à la radio on entend l’animatrice de l’émission poursuivre son interview, « çà vous fait quoi d’être reconnu dans la rue ? »

Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Jeudi 5 novembre 2009

Sur ma carte d’identité, je suis français. Je ne l’ai pas fait exprès. Le nier, c’est dire comme les moines des montagnes, là bas au Tibet, que mon âme errante attirée par un couple enlacé s’est entiché de cette partie de jambes en l’air et ainsi a choisi sa nouvelle famille....En ce quoi, forcément, forte de son choix mon âme put elle s’enorgueillir d’être devenue française...Voilà à quoi rime tout ce débat ridicule de si loin que porte le regard, le regard d’un astronaute perdu dans le cosmos qui porte son œil attendri sur une petite planète bleue perdue dans l’univers comme une île minuscule au milieu du Pacifique,  petite planète isolée, fragile, et qui projette ses fantasmes d’identité, sa flagornerie, sa violence contre elle-même et s’expose à disparaître par ignorance et obscurantisme. Mettre face à l’univers l’ambition politique d’un si petit esprit qui força à ce débat revient à mesurer la portée d’un petit pipi contre le vent sur le rocher du Cap Horn. J’aime de moins en moins le personnel politique, je suis sensible à une très vieille idée qui préconise qu’on les choisisse à la courte paille et qu’on vote nos fonctionnaires.

Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Mercredi 4 novembre 2009

 

"La lune dans son envol" de Gilbert SORRENTINO (Actes Sud). Une vingtaine de nouvelles dont l'auteur (américain) est totalement inconnu du Lecteur. Réactions mitigées. L'ennui en deux ou trois circonstances. Rires (ou sourires) parfois. Mais aussi de franches rigolades, telles que celles générées dans le texte intitulé "La dignité du labeur". Dans l'air du temps. Où l'on découvre tant d'analogies avec des problématiques hexagonales. Qui, par exemple, s'empilent dans les exigences d'un directeur de succursale. "Ignorez les secrétaires. Ne parlez pas avec les employés d'UPS. Ne parlez pas au facteur. Ne traînez pas avec ces putains de routiers. Ne vous inquiétez pas de tous les petits détails de l'inventaire. Pourquoi mon stylo ne marche pas. Renvoyez le chauffage. Qu'est-ce que vous voulez dire commande en souffrance. Fermez votre chemisier. Fermez votre jupe. Remontez votre culotte Ne réveillez pas le chat qui dort..."

 

 "Le sel sur la plaie" de Jean Prévost (Zulma). Zulma a eu la bonne idée de rééditer un auteur mort au combat dans le maquis du Vercors le 1 août 1944. Avec ce roman des années trente qui narre la prodigieuse ascension sociale d'un arriviste, une sorte de Rastignac, Sauf que lui choisit la province plutôt que Paris. Qui crée une entreprise de presse (aujourd'hui, on dirait plutôt de "communication") pour mieux atteindre aux périphéries du pouvoir d'alors: la députation. L'œuvre est bien évidemment datée. Mais elle laisse entrevoir les comportements des Rastignac d'aujourd'hui qui ne sont jamais que des copies-conformes de leurs aînés.

 

 "Les dix femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi" de Arto Paasilinna (Denoël). Décevant. Malgré quelques trop rares moments de franche rigolade. L'histoire de ce parvenu, riche industriel, acoquiné à dix femmes sensées représenter toutes les couches sociales finlandaises marque comme un essoufflement chez un écrivain dont le Lecteur avait maintes fois vanté le talent. Une erreur de parcours? Ou une fin de parcours? Cela ne devrait plus tarder à se vérifier, l'écrivain finlandais étant particulièrement prolixe.

 

 "Nous voilà" de Jean-Marie LACLAVETINE (Gallimard). Quelques fachos, pilotés par un célèbre avocat, s'emparent, en 1973, du cercueil (et de la dépouille afférente) du vieux maréchal. Direction Douaumont. Sauf que l'odyssée ne se déroule pas son les vœux de l'instigateur de l'opération. La route des ravisseurs croise, en plein cœur de Paris, celle de manifestants venus du Larzac et interfère avec deux électrons libres qui survivent à la marge des mouvements post soixanthuitards. L'épopée ne constitue qu'un alibi à Jean-Marie Laclavetine pour dresser des portraits au vitriol de quelques uns des acteurs majeurs de ces mouvements-là. Sans cracher dans la soupe. Sans caricaturer. Sans donner des gages à Celui qui prétend clore définitivement le grand livre des utopies avortées. Ce dont le Lecteur lui sait gré. Qui applaudit, lui, le Lecteur à cette sorte d'allégorie: le cercueil (et ce qu'il reste de la charogne du vieux maréchal) emporté par la Seine, vingt cinq ans après le rapt, vers une destinée peu glorieuse. Comme une sorte de naufrage de la collaboration ou, plus précisément, des collaborations qui scandent, selon des modalités évidemment différentes, les phases principales de l'histoire de France. Voilà donc un roman que le Lecteur a pleinement savouré, dont il s'est délecté, dont il a apprécié les petites pointes poivrées et pimentées.

Dans ce tableau, par exemple, d'un grand raout qui réunit autour de "jeunes" mariés les élites de la nation: "Ils vont rater les viandes, les desserts, les rumbas, ne verront pas l'ex-candidate socialiste tenter une danse du ventre sous l'œil attendri de quelques adhérents du Medef, ni tel ministre de droite, par ailleurs ancien mao, entreprendre un sirtaki endiablé en tenant par l'épaule le directeur d'une chaîne de télévision commerciale, ni le maire de Bordeaux se lancer dans un slam décoiffant, ils n'assisteront pas à l'aimable déchaînement festif qui connaîtra son comble vers une heure du matin, moment des confidences émues, des retrouvailles sincères, des plans sur la comète, des promesses solennelles et légèrement titubantes..."

Maréchal, les voilà! Et ça n'a rien de ragoûtant. Heureusement pour eux; les cœurs purs continuent à se tenir à la marge et à déserter les festins!

 

 Une fois l'an, de vieilles badernes décernent des bons points. Qui font les affaires des éditeurs. Ou, du moins, du petit nombre de ceux qui sont, bien souvent, les mandataires des vieilles badernes. Le Lecteur ignore, en règle générale, les romans bompointisés. Au mieux, il les fréquente quelques années plus tard. Lorsqu'ils reposent enfin sur les rayons de la Bibliothèque après une longue période d'errance dans les mains des gens pressés de vivre l'actualité, laquelle n'a rien à voir avec la littérature. Ou lorsqu'ils traînent, dans une indifférence générale, parmi les vieilleries qui se vendent aux puces de Palavas ou de Carnon. Reste que le cru 2009 concerne deux écrivains avec lesquels il entretient des relations empreintes de respect et d'admiration. Pierre Michon, tout d'abord, honoré par l'Académie Française. Même s'il considère, Lui, le Lecteur que cette Institution est un mouroir encore plus sinistre que le Sénat. Car, Il l'a écrit voilà seulement quelques semaines, au terme de sa découverte de "Les Onze" (Verdier): Pierre Michon est, à ses yeux, un des écrivains majeurs de ce temps. Quant à Marie NDiaye, même si sa première gallimardise l'avait déçu, Il fut fasciné par les premiers romans de cette auteure plutôt singulière. Au temps où elle avait confié sa destinée littéraire aux Editions de Minuit. Le Lecteur, pauvre comme Job, n'a évidemment pas découvert, à l'inverse des vieilles badernes goncourtisantes, la seconde gallimardise de Marie NDiaye. Puisque la fascination demeure intacte, il ne serait guère étonnant qu'il commette au cours des prochaines semaines un larcin en la bonne librairie Sauramps.

Quant au troisième prix, décerné à une starlette médiatouilliquement correcte, mais qui n'est, aux yeux du Lecteur guère plus qu'un étron littéraire, il a provoqué de tels éclats de rire qu'une bonne douzaine de couches-culottes auront été nécessaires pour endiguer certaines débordements!

 

 

Par Philippe Maréchal - Publié dans : La chronique d'André Blanchemanche
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Mardi 3 novembre 2009

C’est l’heure où les ombres couchées se relèvent. Elles s’en vont rejoindre les nuées, accompagnées du tintinnabulement des cloches q'un frisson agite. Seules sont elles capables de voir l'invisible par le profil. Bon je suis mort mais j’ai mi un slip propre ce matin, comme depuis que ma mère m’avait dit mon petit qu’il fallait toujours se tenir propre jusqu'au bout du kiki...  «  t’imagines, s’il t ’arrive quelque chose et qu’un médecin doive te déshabiller »....et ouais, moralité soyez propres sur vous, vous ne connaissez ni l’heure ni l’endroit, çà c’est l’évangile selon maman.

      

Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Lundi 2 novembre 2009
Fondue au noir, vue aérienne...Le temps d’une journée, J’ai quitté mon refuge. J’ai surpris la montagne qui me croyait captif et je l'ai contournée. Dans ma voiture déglinguée, J’ai foncé vers le sud. Là bas, à la frontière du sec et de l’humide, Je suis allé à l’autre bout du monde. A l’exacte séparation des éléments, à l’endroit précis où la mer se dérobant recrache d’étranges figures qui s’impriment dans le sable. Je m’y suis recherché. Je n’y étais plus. Disparu. Que du temps devant moi, que du temps à l'infini. Une plage de temps est faite de grains de sable comme autant de secondes et que la mer recouvre à chaque onde mourante en glissade. Dans le bruit des rouleaux qui s’effondrent, Je me suis assis face au vent. Nul n'a jamais retenu le vent. je lui ai craché à la gueule, il me l'a bien rendu, froid. Tronche de cake, fondue...FIN
Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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Samedi 24 octobre 2009

Il a plu. La forêt a mis son pull Jacquard. La montagne s’enrhume et se coiffe des nuages d’automne. C’est la Toussaint. Toussaint pauvre soldat haïtien, perdu dans les geôles froides et humides. Je mélange tout. Vous voyez bien je mélange tout, les consonnes, les voyelles, la météo, l’histoire, la politique et l’économie, mon économie. Mes petits moyens pour comprendre le monde. C’est l’heure de la mélancolie. Cette heure là est à rendez vous fixe sur mon calendrier. Depuis l’enfance elle est présente et s’évanouit pour mieux ressortir comme l’humidité au bas des vieilles bâtisses. Elle orne cette partie de l’année comme les chrysanthèmes tentent d’égayer le sourire des morts. Je pars. Je prends la route et m’en vais une semaine vers l’Est, vu d’ici, le Nord Est. Je laisse cette page après ces mots avec l’envie qu’elle se remplisse seule, avec tout ce qui se passe autour, comme la caméra dans le dos d’un personnage de Lisbonne story de Wim Wenders. Je vous laisse une semaine. Je voudrais revenir en racontant des histoires. Plus de je. Des histoires, parce qu’on ne raconte jamais mieux des histoires que sans je. Tout le reste est jeu de mot. Peu importe mon sentiment, qu’il soit politique ou bien amoureux ou bien philosophique en tous les cas prétentieux et narcissique, bloggesque en quelque sorte. De cet exercice quotidien devait sortir l’envie d’écrire, l’astreinte à l’exercice régulier et...produire. Cette coupure me permet de revenir sur ce but, écrire une histoire, improviser , ce qui n’est rien d’autre que de mettre en scène le réel en s’oubliant enfin, se donner sans détours au profit d’une histoire. Le bonheur d’écrire débarrassé enfin de l’ombre pesante des monstres de la littérature et revendiquer sa part, innocent  comme celui qui prend son droit au soleil, ou bien à la pluie. « Je » vous embrasse.

Alexandrin Dodécasyllabe Fils de Modeste et Pompon

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Par Philippe Maréchal - Publié dans : lemondedephilippe
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