15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:19

C’est mon espoir, c’est mon rosier, c’est mon amour. Je l’arrose tous les jours. Après que je l’eus laissé à son sort durant ces hivers si terribles, je l’ai retrouvé, amendé tout comme moi, nourri, et caressé sans qu’il me pique. Ces fleurs sont incroyables et personne jamais ne l’a vu ainsi, abreuvé, et donnant toutes ses fleurs, élancé et fier, et aimant. On se parle chaque matin et chaque soir. C’est mon espoir, c’est mon rosier, c’est mon amour. Je ne connaissais jusqu’ici que son nom, Rose de Pushkar, et voilà qu’il m‘apparaît et que son parfum m’imprègne, abstraction d’un sentiment qui me porte et qui se matérialise enfin tel un miracle et ne demande qu’une seule chose, comme offert et abandonné, juste aimer sans retour, certain, qu’au bout, du plus bel espoir et porté par l’exigence difficile de la confiance, qu’il sera ce que j’en ferai, mon rosier, mon amour.

...Allons voir...

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 22:03

le-Cap-nord-016.jpg

Bon, on appelle çà un deuil. C’est un deuil bizarre. Habituellement quand on y pense, deuil, on voit çà comme à la suite du décès de quelqu’un de proche. Là, ce n’est pas pareil. Mais alors pas du tout. Ou alors, peut être bien que si, mais à l’envers. L’autre est parti. Mais alors parti. Plus rien, plus personne. Pas de son, pas d’image, pas de chair, pas de sourire, pas la gueule non plus. Plus rien, nada, rideau, silence, terminé. Ton cri, silence, ton cœur qui bat, silence. Ce n’est pas toi, c’est l’autre qui est parti. Silence. Tu pleures puis tu écoutes, silence. L’autre n’est plus là. Disparu. Disparu de ta vie. Disparu avec ta vie. C’est ton ventre qui s’en va, qui disparaît en toi. Silence autour et vacarme à l’intérieur. Tout s’aspire vers le ventre, vers le centre, depuis la gorge, aux tempes, au cerveau, collapse,  puis au cœur, il tremble, il palpite, il t’essouffle. Ce n’est plus toi, ce n’est plus ton cœur. Tout se dissocie, ta peau s’irise, tes muscles fondent, tes pieds se dérobent. Tu pèses trois tonnes, tu pèses quinze grammes. Depuis les jambes même, depuis le sexe même, qui disparaît, des ondes, mauvaises, froides, qui tracent, qui zèbrent tout à l’intérieur et te font grimacer, puis tétaniser ; et puis, plus de parfum, plus l’odeur de l’autre, pire que son silence, son absence, dans la trace d’une dernière apparition, une fragrance,  un fantôme, puis rien, plus rien. L’autre est parti mais reste en toi, pourtant t’es seul, en tête à tête avec la cruauté de son souvenir. Son sourire. C’est un deuil à l’envers, l’autre vit, rit peut être, jouis peut être. Toi, tu es mort pour lui, tu n’existes plus, tu n’existes plus, tu n’existes plus. Tu te le répètes, pour en être sûr, des fois que ce soit un cauchemar. Non c’est la réalité, t’es rayé, jeté, balayé. Un cauchemar, ce serait bien. Ce serait mieux. C’est un deuil à l’envers, tu entends l’autre qui vit, qui bouge, qui se sent mieux, sans toi. C’est l’autre qui s’en va et c’est toi qui meures à toi même. La personne à laquelle tu tenais le plus au monde n’est plus là.  Elle ne te veut plus. Silence.

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 23:08

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Ce soir, je pense à cette petite famille de Dhulikhel,  à la Shiva Guest House, le dal bath et le riz à la cocotte qui siffle sur un feu de bois, les « collines » à 3000 m,  les parfums de fleurs, les poules qui gambadent entre les rangs des plantes qui font rire, les gosses qui poussent inlassablement les pneus recyclés en jouets dans les ruelles pavées.

 

 Ce soir flotte un parfum d’encens dans ma petite bicoque que je pare de jour en jour de toutes les couleurs imprimées depuis dans mon cœur. C’est une veillée.

 

Demain c’est le grand voyage, on largue devant, on largue derrière. Je pars dans le sommeil comme on quitte un quai discrètement, sans la trahison du moteur, avec une voile d’avant vers le pays des songes et retrouver la trace laissée il y a quelques années. Reprendre enfin le chemin de mon chemin. To be in the right place in the right moment, qu’il m’avait dit.

 

Voilà, c’est le bon moment. Demain, quoi déjà ?  Oui c’est demain, demain de bonne heure, un autre regard, le mien, vu de l’intérieur. Demain j’irai nu dans le bois, retrouver mon arbre et lui promettre de ne rien oublier, ni lui, ni moi. J’irai tremblant dans la fraicheur de l’aube, les pieds dans l’herbe tendre et je l’embrasserai. Nous parlerons ensemble et puis sur ses conseils, oubliant d’avoir froid, oubliant d’être nu, j’irai faire ce pourquoi je suis là, aimer et le dire à ma manière, ajusté à mon regard.  Je reprendrai mes vêtements, ma caméra, et le cœur ramassé au fond du sac et qui va avec.

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 08:13

humeur-du-chef-1545.jpgAlors c’est comme çà…comme une intro d’une chanson des Rita…c’est ainsi que tu te retrouves nu dans ce jardin d’Eden, dans la brume, dans le froid qui irise ta peau ruisselante des gouttes qui tombent des branches. Tu les écartes en avançant dans le bois qui cerne ta maison de Hobbit. Et là tu te trouves moins fort que le Lila qui s’épanouit sous un ciel tout gris. Il y a plein de monde tout autour, des oiseaux, des insectes, des bêtes un peu plus grosses et rustres, à un poil près. Tu n’as plus envie de les appeler par leur nom, tu t’en fous, ils n’ont point d’autre nom que ceux attribués par les humains dont tu sens bien que tu ne fais déjà plus partie. Tu avances nu et fragile, inadapté à ce qui te semblait pourtant si familier, si proche, si beau. C’est un matin, comme çà où tu te lèves et tu pars nu dans la nature qui semblait t’appeler comme pour un grand voyage inorganisé. Sans carte, ni boussole, ni plan, ni même idée de ce qu’il adviendra. Qu’importe si tu sens bien que tu as froid, que la peau partage le même frisson qu’a ressenti ton âme, il y aura au moins accord, un camaïeux de température visible par tous les esprits qui trainent entre les arbres et de l’autre côté de la glace sans tain, un miroir semi réfléchissant, comme toi ce matin, où toute pensée est vaine qui ne s’absorbe que pour une moitié dans ce monde étrange des humains. L’autre moitié s’échappe vers l’inconnu vers cet endroit que tu chéris, ce passage qu’il t’est impossible de révéler, au contact du tronc de cet arbre que tu aimes bien et qui te le rend bien. Alors, figé comme un tremble à l’aube, tu te colles à l’arbre,  sentant sur ta peau la mousse et l’écorce, la douceur et l’âpreté, l’odeur et le parfum, l’amour, celui là que tu guettais toute la nuit jusqu’à ce que le jour vint et t’invita ce matin, à sortir de ton lit pour aller enlacer, celui qui t’attendait, cet arbre qui ne ment pas, qui ne parle pas, qui ne sourit pas, mais qui t’enroule et te couvre d’un seul frisson de bonheur, celui d’un espoir, celui qu’il cultive depuis si longtemps qu’il pousse et qu’il t’offre à partager ce matin, nu dans ce ardin d’Eden, dans la brume, dans le froid qui irise ta peau, ruisselante des gouttes qui tombent des branches. 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:45

Photos No limit 133la lune, mon amie, ma douce, permet moi de te retrouver en mer, seul, avec ton reflet sur l'eau que j'embrasse dans le scintillement du plancton révélé par la grâce de la vague d'étrave qui glisse le long du bord, permet moi la rêverie éveillée sous la robe du voilier, permet moi d'oublier, jusqu’à mon nom, jusqu'à moi même, jusqu'à ma destination, jusqu'à ce que mon cœur palpite au rythme du rythme du vent perçu dans les oreilles au portant et que tout amour s'efface et s'engloutisse dans le sillage afin qu'il ne reste que toi et moi dans la nuit au milieu de nulle part, flottant dans le cosmos salé comme des larmes abandonnées, et que j'oublie à jamais les mauvais chemins de terre pour mieux te retrouver au gré des flots sous ta sollicitude et ton amour si doux.

 

Philippe

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 20:00

Pelo Malo, Cheveux Rebelles…Un beau film de Mariana Rondon, Vénézuela. Ça  me fait rire, cheveux rebelles. Je pense aux miens qui poussent à l’envers. Je les aime. Ils vont vers l’intérieur.

Des beaux plans, très beaux. Mais la misère, même bien filmée reste la misère. On peut parler ici de pauvreté, nuance qui échappe parfois. La mal vie quoi. C’est long, c’est long, c’est long. Dans les cours, au pied des immeubles, sur les tourniquets, des enfants. Nait ce dégout du lait. Je m’en souviens. Les barres d’en face, les tours qui s’élancent, moches. Les balcons bigarrés. Les balcons tristes. Les balcons bordéliques. Les balcons des absents, de ceux qui s’engueulent, de ceux fument, de ceux qui regardent, de ceux qui s’emmerdent. Les balcons des enfants, des enfants trop petits pour voir par dessus, alors ils voient entre. Et elle fait quoi ta mère ?

 

Junior qui a des cheveux frisés et ben Junior, il veut des cheveux lisses. Junior est encore petit mais déjà grand. Il est l’homme de la maison. Enfin, il devrait l’être aux yeux de sa mère qui est une jeune veuve. Son petit frère est câliné, pas lui. Sa mère lui reproche ce qu’elle lui semble être, un enfant qui voudrait être une fille, homosexuel ? Enfin, différent. Junior s’ingénie à lisser ses cheveux, jusqu’à se mettre de la mayonnaise sur la tête. Sa grand mère lui taille un costume de chanteur. Sa mère veut reprendre le poste de Vigile qu’elle a perdu. Sa mère baise avec le beau jeune homme. Moment cru mais vrai, sans fioriture, comme l’amour au cœur de la cité. Sa mère couche aussiæ avec un gros porc, clé indispensable pour reprendre son boulot. C’est une femme qui filme. Çà se voit, çà se sent, çà s’éprouve. Merde, prendre une douche après ce gros dégueulasse. Le robinet, forcément, panne de flotte, rien ne coule. Ben si, justement.

Un beau film, sans faux-semblant, Cheveux rebelles, Pelo Malo, de Mariana Rondo, à voir…

PM.

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 11:37

A mesure que se précisait le regard inquisiteur d’un représentant de la marée chaussée, ci devant toi, arque bouté comme un colonel de Maupassant, la vie te semblait à cet instant aussi ridicule qu’étroite à l’image d’un goulot de péage. Résolument droit dans ses bottes, tel un ministre sûr de sa réforme, il tenait à la sortie de l’octroi autoroutier une allure digne d'un tribun de l’Assemblée Nationale.

Alors que tu avais oublié qu’on ne pouvait rien te reprocher, il tançait ton inconscience de son imperceptible mouvement de moustaches, déjà bercées par les mouvements de tes essuies glaces. Jusqu’à ce qu’y défile, devant le pare brise, ta ci-devant vie de contrevenant :

 - mes pneus de l’avant que j’ai mis à l’arrière sont ils lisses ? Mes papiers, merde, mes papiers, non ils sont là…La ceinture qu’est un peu pétée avec un nœud dedans, ’y doit pas voir…Eteindre les codes, y’a un feu qui marche pas…Trop tard. Et la plaque, y'a un 03 derrière et un trente devant. S'il est dislexique à tendance atrabilaire çà va pas lui plaire. C’est bon, le papillon d’assurance que j’ai posé est toujours là ; mais ça fait deux ans qu’il est là…

-Ne  pas faire attention, non ne le regarde pas, mais c'est qu'il avance le bougre, hummm, « n’ayons l’air de rien… »,

-bonjour Monsieur, Gendarmerie Nationale…

- Bonjour, mais çà m’étonnerait monsieur l’agent, apparemment je ne suis pas dans un bon jour.

Tout a commencé comme çà, j’ai tout de suite senti qu’il n’avait pas aimé, le « monsieur l’agent »…   

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 23:29

photo-170.jpgPépère Le Tragique côtoyait ce matin l’immonde en attendant l’aberrant. Il sifflotait  au volant.  Philosophe à sa manière, il s’était accoutumé à puiser l’éphémère dans la vacuité. De son métier, il conduisait un camion citerne munie d’une pompe à merde. A la vidange d’aujourd’hui s’ajouterait un incident facheux qui tache la chaussée. Pour honorer à l’heure le curettage d’une autre fosse un rien septique mais engorgée, il trimbalait sa mixture à la vitesse des affaires courantes.

Descendu de son camion, il ne cessait de répéter :

 -merde, merde, merde comme la couleur de ce qu’il transportait dans sa citerne.

Il venait de m’écrabouiller comme une m…

Et voilà comment, j’aperçus  se pencher sur moi le visage du vidangeur, qui me barrait  mon ciel de son bleu de travail. Il me restituait son odeur, alors que je m’apprêtais dans des parfums d’encens, à voir le visage multimillénaire d’un dieu barbu sans aucun doute courroucé d’une telle ineptie, à savoir un ramasseur de crottes s’interposant entre moi et LUI.

 

Pour le troisième larron, çà n’allait guère mieux. Nouvel Attesté aux  Premiers Secours, il maudissait sa conscience qui le titillait et le sort qui l’avait amené en cet endroit précis du destin et du récit. Il terminait son plein d’essence à la station de l’autre coté de la chaussée, lorsqu’il entendit les coups de freins.

 Il avait acquis son diplôme de secouriste sans sourciller et au hasard d’une formation tous frais payés par le conseil general et avait comme tout à chacun, oublié sa mémoire,car pour vivre heureux il faut oublier, ce qui se conjugue, à titre indicatif, au présent. Agenouillé comme un participe compassé, il se fendit d’un très mal assuré « monsieur, est-ce-que vous m’entendez…là ? Ah,  là non plus pensait-il, en se pinçant les lèvres. Il ne savait plus quelle suite on donnait à la question formelle tandis que lui tombait de la poche, son téléphone portable. La chute de l’appareil lui indiqua du même coup, au profit du gisant, ravalé au rang de mannequin, la possibilité d’une suite utile à son embarras, à savoir appeler au secours. Après m’avoir, de façon  parfaitement inappropriée secoué, bien que supposé malheureux et  étendu, il provoqua la stupeur du chauffeur et du pompiste arrivé derchef, en me laissant retomber sans ménagement, dans une maladresse facultative. Il ramassait à présent les morceaux.  Son téléphone disloqué sous le choc, il ne pensait plus au paltoquet inanimé. Un bouchon s’était formé et l’on entendait à présent des coups de klaxon. A ses oreilles, ces proclamations sonores ne revêtaient pas plus de délicatesse qu’un gloussement de dindons éructant leur désarroi de vivants devant l’inexplicable attente. Tout cela en rajoutait à la confusion, et à la pollution, quand nos deux témoins abandonnèrent à la perplexité du pompiste et dans un bel accès d’inopportunité,  mezigue accidenté immobile, pour peu qu’on me laissât dans ce moment d’extrême solitude, pour s’enquérir de la circulation.  Ainsi sont les humains devant l’improbable, tout à la volonté instinctive d’assurer la continuité et la fluidité du traffic. Et je zieutais tout, d’en haut comme il se doit . Enfin comme dans les histoires de vie après la mort, où on ne sait pas bien si l’on rêve ou bien si l’on rêve. Dans ce cas, j’eus bien volontiers parlé de cauchemar, mais en l’absences de douleurs, d’angoisse et d’apesanteur et sans ennui de cholestérol, je me contenterai à risquer de penser que la chose était pour le moins bizarre. Finalement, vivrait on sa mort comme on a toujours vécu sa vie ?  A suivre demain peut être… 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 23:20

humeur-du-chef-4237.jpgUn p’tit vélo dans la tête, vaut mieux l’avoir sous son cul. Mon vélo, il est beau. Il est tout jaune, et puis à l’arrière il sort du cadre, il est tout rond et accompagne la roue dans cette courbe magnifique qui me fit l’applaudir avançant dans une rangée de bikers lorsque je l’accompagnais à pied au sortir d’un mécano moto pour une petite réparation. Enfin une opération. C’est un être vivant. C’est mon vélo. Et Il ne faut pas le vexer, par exemple dire de lui que c’est une bicyclette. Non c’est un vélo. Quand il roule, je l’entends, comme une horloge, un cliquetis qui donne l’heure à chaque coup de pédale avec trois minutes dans chaque seconde, avec le temps à rebours, avec une vitesse incroyable, pas celle du tégévé, non celle qui va plus vite, à la vitesse de la lumière, à la vitesse de l’amour, cinq fois plus vite qu’à pied, et toujours avec plaisir, celui de l’enfance dans ce qu’elle a de meilleur, l’innocence de la découverte, juché sur la selle ou bien en danseuse. Oui, t’as beau être un mec, sur un vélo tu peux devenir une danseuse.

Un jour j'irai là bas avec. Et lui me regardera passer, sur mon vélo, un p'tit vélo dans ma tête et sous mon cul.photo-090.jpg

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 15:53

L’intention de poser un acte minimaliste  sur une feuille imaginaire est en réalité aussi éphémère qu’un assemblage de pensées sous un ciel étoilé. Ainsi je souligne toute la vacuité qui accompagne le cinéma permanent des pensées qui défilent dans nos têtes, comme les nuages dans un ciel de traine.

Faire de ce moment où les phrases se déroulent dans la tête, la nique aux actes manqués. Soupirer dans un regret qui se loge dans le confort d’une larme.

Faire de cet instant qui débute en se roulant une clope, une introduction, allumer la thèse, tirer quelques taffes en antithèse et écraser le mégot en guise de conclusion.

humeur-du-chef-4117.jpgD’un pied assuré j’éloigne ce qui fut un incendie de bouche et je le dégage plus par confort que par mépris des pensées  qui sont trop obsédantes pour être tues.

Je ne fumais pas lorsque j’étais collégien.  L’union poisseuse de mes poumons et du goudron fut entérinée lors de mon entrée à l’école des mousses où je reçus entre autres 16 paquets de gauloises, et à bout filtre sur précaution et circulaire de Madame Veil. Ah oui, je suis passé maitre dans l’art de la digression et à la gitane sans filtre à l’école de Maistrance.

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