
A l’heure ou certains à l’image de Pierre CHARON président du conseil d'administration du domaine national de Chambord remettent au gout du jour le ridicule et le scandaleux des chasses présidentielles voir : http://www.slate.fr/story/16997/nicolas-sarkozy-le-retour-des-chasses-presidentielles-pierre-charon-dassault-chambord, en premier lieu je vous conseille vivement le livre de Francis Hallé, La condition tropicale chez Actes Sud... Depuis son radeau des cîmes sur la canopée et sous les tropiques cet homme donne bien de la hauteur aux débats de petite pointure et d’essence nauséeuse qui sévissent en ce moment, une bonne réflexion à point nommée à ces relents de privilèges obscènes supprimés une certaine nuit du 4 aout et en tous les cas un grand bol d’intelligence comme une claque à tous les ministères du genre de l’identité nationale, plaidoyer pour la vie, pour la biodiversité, pour la préservation des forêts primaires tropicales pratiquement condamnées, puisque c'est clair, tout est lié, comme nous traitons les plantes et les animaux nous traitons les hommes. Tout cela forme un ensemble cohérent, l’écologie ne peut se départir d’une vision interdépendante entre l’environnement et le social. La façon d’envisager l’un va de paire avec l’autre. Une vision complète du monde, de son organisation et de la nécessaire éthique et conscience que se devraient d’avoir toutes personnes élues à quelque mandat que ce soit, du plus simple au plus élevé, sans se cacher derrière des discours creux et des grenelles aussi tapageurs qu’oubliés rapidement, est la condition réelle du processus entre les bonnes intentions et le concret de la mise en pratique. « La forêt tropicale » est gérée par des gens qui ne l’aiment pas, elle n’a donc aucune chance... » Voilà une des phrases de Francis Hallé qui en dit long sur l’idée qu’il se fait de l’intention des hommes à l’égard de cette forêt qu’il étudie sans relâche et pour laquelle il lance un appel pour un film d’envergure tel qu’Océans de Francis Perrin pour sensibiliser l’opinion publique à ce drame que constitue pour tous les êtres vivants sur cette planète de la disparition programmée à très courte échéance de la forêt tropicale primaire...
foretstropicales@orange.fr , (Association FORÊTS TROPICALES HUMIDES: FILM, Résidence L'Odéon, 4ter, avenue Victor Hugo, 13200 Arles
« On a tout essayé, dans les arguments pour préserver ces forêts depuis le bon sens jusqu’à la peur, rien ne marche... il ne reste plus qu’à « les » convaincre sur un plan économique... » Triste constat, seules la cupidité ou bien l’approche économique, voire médicale seraient en mesure de faire prendre conscience aux « décideurs » et autres politiques de la nécessité absolue de défendre la forêt primaire tropicale...pauvres de nous, elle a tant à nous apprendre... « La forêt donne de l’ombre à ceux qui viennent l’abattre...( Le Bouddha)Il y avait donc ce weekend des rencontres au Vigan appelées « Eco Dialogues » en compagnie de Francis Hallé, botaniste, ancien directeur du radeau des cimes et de Philippe Danton, Philippe Danton, botaniste renommé dans son implication dans l'étude de la carnivorité végétale et pour son travail sur la flore des iles Robinson. Tous deux, ont émaillés leurs discours de scientifiques et de botanistes passionnés d’une vision axée sur la compréhension et la dimension de la biodiversité de l’étude de la plus petite plante jusqu’à l’ensemble dont nous faisons partie évidente et ceci dans l’accueil de l’autre, contre la frilosité et le scandale de la fermeture aux autres, et dans la confiance en l’avenir. « Je me fous de savoir pourquoi je cherche, je sais que mes recherches serviront à d’autres qui viendront après moi, peut être à ceux qui viendront d’ailleurs jusqu’ici, bienvenue »... dit il avant que Francis Hallé ne conseille vivement aux enfants des écoles primaires et aux lycéens qu’ils rencontraient : choisissez un travail qui vous passionne et ne trainez pas le poids d’une vie que vous n’avez pas choisie... »
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Pendant ce temps où d'aucuns s'agittent comme ils ou elles le peuvent avec leurs chiffons et leurs fichus en bannières ou en ostentatoire, en péremptoire ou en couvre chef
pendant ce temps là qui fait que le tout le monde cause, vitupère, bat la campagne, s'exprime...d'autres font les frais d'une triste besogne...
Je déambulais
dans les rues d’Alès à l’heure du déjeuner. Il faisait froid et gris. Ce froid qui rend l’odeur de friture plus grasse encore. Ce froid qui se délecte dans la grillade suintante et carbonée. Je
regardais aux tables les jeunes qui mangeaient entre deux cours. Certains grelottaient en fumant tandis d’autres mordaient à pleine dents un sandwich au frittes. Un coca, un sandwich aux frittes,
pour 4 euros peut être. Mais ce qui me frappait encore plus au-delà de la mine plutôt triste à toutes les tables, au delà des toux et au-delà de tout, c’était l’uniformité. A quelques exceptions
notoires, il y avait une moitié habillée en noir, un quart en gris et un autre quart entre blanc, gris et noir. Je recollais immédiatement cette observation à celle que j’avais faite sur les
routes de France au mois de décembre, à quelques exceptions notoires pour quelques rares bagnoles, rouges, bleues ou jaunes, du noir, du gris et du blanc. Vivement le retour du printemps dans les
têtes, les chemises à fleurs et les pots de yaourt sur les routes de campagnes.
J’y suis
retourné, près de mon arbre. Il ne disait rien, comme s’il faisait la gueule. Je voyais bien qu’il regardait ailleurs. Il a des jours comme çà, où bien le vague à l’arbre lui prend comme le
retour d’amertume m’enveloppe. On se ressemble tous les deux. Je me suis dit c’est con. Ca vous arrive non ? Vous ne vous dites jamais c’est con ? Comme toutes ces choses qui nous
bousculent, nous émeuvent, nous submergent sans qu’on puisse y faire quoique ce soit. Comme ce souvenir d’une classe silencieuse encore étourdie d’une colère passée où le moindre incident
amplifiera le sentiment d’outrage à un semblant de sérénité revenue. J’y pensais comme un retour provenant du puits aux souvenirs et y mêlant ce bref entrefilet lu sur Rue 89 que je me
remémorais, à propos de la tête de liste des régionales présentée par Olivier Besancenot à Avignon, une femme voilée...Et voici qu’encore une volée de bois vert s’abattra sur cette affaire contre
l’ indignation calculée et que toutes simplifications de part et d’autre s’affronteront dans un match stérile puisqu’il importe avant tout d’être vus pour avoir, comme un foulard qu’on agite,
d’être pour vu pour se savoir vivre, 
Ce n’est pas une plainte c’est juste le gel, vous comprenez. Dans le jardin j’ai enlevé les gouttes à gouttes. Oui je sais bien que je ne suis pas en avance et n’ayez crainte y’a belle
lurette qu’ils ne fonctionnaient plus. Les plantes non plus ne fonctionnent plus. J’enlevais tout ce qui était resté en place depuis la belle saison avant de penser aux fumures pour la
prochaine...session, allez on va parler comme à la ville. Nouvelle session pour les prochains légumes, on pourrait dire préparation d’une nouvelle collection enfin, on pourrait en dire des
conneries comme tout le défilé qui passe dans une tête réfrigérée malgré le bonnet trop grand qui reste en place quand la tête tourne autour du corps transi qui se débat au milieu des tuyaux dans
le vent qui pèle jusqu’aux os dans cette vallée de larmes. Je chantais aussi « il y avait un pays qu’on appelait la terre... » et puis aussi comme Julos Beaucarne, du temps de ma
jeunesse, « si tous les gens qui disent du mal de moi, savaient ce que je pense d’eux...ils en diraient, ils en diraient, ils en diraient ....bien davantaaaaageu... » Cà défile et ce
n’est pas plus n’importe quoi qu’entendu dans ma radio sur les gardes à vues, près d’un million par an, avec un doigt dans le cul et toute la délicatesse qui sied à ce genre d’événements
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