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Lundi 24 novembre 2008
Primo LEVI et Mario Rigoni STERN occupent, l'un et l'autre, une grande place dans mon modeste Panthéon littéraire. Les conséquences imprévisibles des errements sur le Net m'ont conduit à découvrir la lecture de la lettre que libella STERN au lendemain du suicide de LEVI.
Cette lettre fut lue par Jean-Claude ACQUAVIVA devant un auditoire que je suppose corse. Je vous propose de vous intéresser durant quelques minutes à la rencontre, par delà la mort, de deux grands écrivains. La voix si prenante d'un des animateurs d'A FILETTA confère à ce texte magnifique une dimension quasi sur-humaine.
Cliquez ci-dessous.
 
 
"S'agapo" de Renzo BIASION (La fosse aux ours). Voilà une série de somptueux récits publiés à Turin en 1953. Traduits par François Maspero. Des récits dont je ne me défais pas depuis que j'ai refermé le livre. Des récits qui narrent le quotidien de militaires italiens lors de l'occupation d'une partie du territoire grec durant la seconde guerre mondiale. Des récits qui installent les exilés dans l'univers qu'ils sont sensés investir, mais dont ils s'accommodent, au sein duquel ils survivent tant bien que mal. Des malgré eux, en quelque sorte. Empêtrés dans une guerre qui n'est pas la leur. Parmi des paysages qui rappellent l'origine de notre monde et que Biason décrit à la façon du peintre qu'il fut. Voilà une oeuvre, une oeuvre authentique, qu'il importe de sortir de l'anonymat.
 
 
"Le ciel n'attend pas" de Tawni O'DELL (Belfond). Mon côté midinette. Atteindre aux dernières phrases, aux derniers mots d'un  roman, des larmes plein les yeux. Se reprocher: "Tu t'es laissé berner!" Eponger le trop plein. Puis  réfléchir. Pour enfin reconnaître qu'il se dégage de ce roman-là quelque chose d'exceptionnel. En dépit des ficelles, d'une intrigue aux rebondissements prévisibles. L'exceptionnel occupe tout l'espace que Tawni O'DELL concède aux humbles, aux damnés de la terre. En l'occurrence des mineurs de Pennsylvanie. L'auteure prend leur parti, leur manifeste un respect désentravé de toute condescendance. En y greffant toute la violence qui ne se contient pas, qui ne s'accepte pas. La voix d'une femme pour hurler à la face des nantis d'incompressibles colères, pour dénoncer les injustices, l'hypocrisie. Un roman utile, un roman de la révolte, un roman d'une humanité qui résiste.
 
 
"La désobéissance" de Naomi ALDERMAN (L'Olivier). Ou plutôt la transgression? Une jeune juive exilée à New York s'en revient à Londres où son père, rabbin, vient de décéder. L'immersion dans une communauté juive orthodoxe fait renaître le souvenir de cette transgression. Il n'est ni regrets ni remords. Bien au contraire. L'héroïne persiste, au grand dam de cette société figée. Une société qui n'a de cesse de la renvoyer d'où elle vient. Le tableau que brosse Naomi Alderman foisonne de détails qui suggèrent la répulsion. Ne m'aura déçue que la conclusion qui renvoie, tout à coup, à d'étranges concessions. Même s'il s'agit d'affirmer l'appartenance à une culture. Avec, en filigrane, tout ce qu'elle implique pour une femme.
 
 
"Corniche Kennedy" de Maylis de Kerangal (Verticales). Le convenu de l'intrigue, proche du polar. Le gros et vieux flic désabusé. Les politiciens pourris. Les mômes des cités et d'ailleurs, dont les différences sont moins voyantes qu'il n'y paraît. Le tout cousu de fil blanc. Mais.... Car il y a un mais. L'intrigue a pour cadre Marseille. Et chaque fois que Maylis de Kerangal évoque Marseille, la touche est juste. La ville. Son ciel. Son climat. Ses ambiances. Le tout avec précision, concision, mais aussi avec tendresse, aces passion. Ce qui rend attachant ce drôle de roman!
 
 
"Qui trop embrasse" de Judith BERNARD (Stock). Le monde effrayant de l'université. Les clans. Les guerres intestines. Désirs et répulsions. Le tout observé par une jouvencelle qui met du temps à se déniaiser. Oeuvrette franchouillarde qui ne parvient même pas à atteindre au règlement de compte à l'encontre de l'institution.

André Blanchemanche ( en lien ici dans "le palavazouilleux)
par Philippe Maréchal publié dans : La chronique d'André Blanchemanche
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Dimanche 23 novembre 2008

Dimanche d’hiver, un vrai. Un dimanche froid, avec un vent glacé qui descend le massif et s’engouffre dans la vallée. Il caresse les tuiles après avoir glacé les ramures, secoué les branches de l’Eucalyptus. Les bouleaux en ont perdu leurs feuilles, les fruitiers aussi et ils paraissent malingres, comme abandonnés au froid. Ces arbres expriment bien la nudité, la fragilité qui survient après l’exubérance passée,  aux saisons Chaudes. Il a neigé. C’est la seconde fois. L’hiver s’annonce tôt. C’est le sort réservé aux demis saisons par ici. Au printemps,  survient la bascule soudaine dans l’été et à l’automne, passé les grosses pluies, vient le froid mordant. La montagne est redevenue grise, maronnasse, coiffée de  châtaigniers et  de fayards déplumés. Seuls les chênes verts résistent à l'idée qu'il faut se résoudre au deuil, avec les conifères. Pour les habitants sauvages des forêts, c'est la mort, coiffée d’une casquette orange, qui rode  le mercredi et puis le weekend. C’est comme çà, c’est humain, à la rigueur de l’hiver, il faut ajouter le plomb. Dans la nuit un chien de chasse perdu s’est trimbalé à côté agitant les clochettes de son collier. Les rafales de vent ont donné un coté «  Baskerville » à tout cela. J’ai regardé l’interview de Benoit Hamon réalisée par John Paul Lepers sur latélélibre.fr. Le PS ne me passionne guère, j’ai donc fait un effort, quand même pour dire que je m’intéresse.... Même si John Paul à l’art de savoir poser les questions, il m’a surpris, étonné ce Benoit, je dois dire, j’ai trouvé du bon sens. J’ai même pensé qu’il était bien, accessible mais sans démagogie. Je me suis même surpris à trouver étrange qu’il soit au PS, étant donné la clarté de ses propos. C’est dingue je comprenais tout ce qu’il disait, du coup je ne comprenais pas ce qu’il faisait encore là. Bon c’est un brestois il parait, bon point pour moi...Là bas, le parler est franc, plutôt frais sans ornements, comme un coup de vent qui monte de la rue de Siam et s’enfuit en bousculant les passants qui tirent des bords entre les bistrots dans la rue Jean Jaurès. Il parlait du décrochage entre les « gens », et son parti. Il disait, que les gens s’en foutaient et se retrouvaient à l’écart, en gros conscients que rien ne changerait rien, voter là ou bien ici c’est du pareil au même, et qu’il fallait se débrouiller sans eux. C’est vrai qu’on se débrouille sans eux. Qu’on est à l’écart, évitant les coups comme on peut et s’attrister à voir tout se déliter, les usines fermer, les services publics péricliter, le mensonge s’installer durablement tandis que s’invente çà et là un autre façon de vivre et de résister, sans qu’ils daignent s’y attarder, une autre façon qui rend caduque et décalé les discours de grand messe, et qui envoient à coup sur au nadir celle qui s’enflammait au zénith. Début de la sagesse ou bien dépit, je ne sais pas, de la lucidité en tout cas, de la franchise dans les propos Benoit Hamon. Gauche, droite, autant de mots comme pour armer des paires de claques qui se succèdent et achèvent de sonner le « bon peuple » qui en devient sourd à ceux là...attention comme il dit de ne point jeter dans le désespoir et l’à quoi bon, on sait bien ce qu’il advient des désirs de ceux qui n’en ont plus les moyens, la seule liberté qu’il leur reste est celle quiconsiste à s’infliger un sort plus rude encore... On est bien loin des mots creux comme des désirs d’avenir ou bien façon tarte à la crème qu’est devenue cette expression insupportable : » la volonté de rassemblement »...oui... pourvu qu’il s’opère derrière moi. Mais qui se trouvent encore derrière eux, à parler d’un pays qui n’existe pas, dans un langage venu de la planète Oxo, et qui voudrait se soucier de leur avenir à eux, confortables dans leurs vies si loin, si loin de nous...tandis qu’ils sont accaparés par leurs egos, leurs ambitions, leurs visions, ,jusqu’à se déchirer en recomptant leurs billes. Le froid avance, recouvre et glace, c’est un dimanche d’hiver, un vrai qui fait grincer et claquer des dents.

par Philippe Maréchal publié dans : humeur du chef
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Samedi 22 novembre 2008
par Philippe Maréchal publié dans : c'est revenu comme çà
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Vendredi 21 novembre 2008
RENEZ UNE MINUTE POUR LIRE CE MAIL  |  FAITES LE SUIVRE A VOS PROCHES !

GREENPEACE

Bonjour,

La population de thon rouge de méditerranée est sur le point de s'effondrer du fait d'années de surpêche. Les scientifiques estiment que la quantité de thon rouge pêchée équivaut au double des quotas légaux et à quatre fois le niveau maximal permettant aux thons de se renouveler ! La situation actuelle est complètement hors de contrôle et la pêche au thon rouge doit être immédiatement fermée.

Pour sauver ce trésor irremplaçable de la Méditerranée, nous devons mettre la pression sur les gouvernements français, espagnol et italien principaux responsables de cette pêche intensive. Cette semaine a lieu la Commission Internationale pour la préservation du Thon d'Atlantique (ICCAT), aidez-nous à envoyer un message clair aux décideurs : la fermeture immédiate de la pêche au thon rouge !

Vite ! il ne nous reste plus que 4 jours !

CLIQUEZ ICI POUR ENVOYER VOTRE MESSAGE

ET FAITES LE SUIVRE A VOS PROCHES !

Je compte sur vous pour faire pression sur ces décideurs afin de sauvegarder cette espèce unique.

François Chartier
Chargé de campagne Océans

par Philippe Maréchal publié dans : Informez vous et faites passer
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Jeudi 20 novembre 2008

Les gens dans le bus me regardent. Depuis Monaco, J’ai encore Jet set chanté par Nougaro dans la tête, « Jet set, the people ». Je me dis que c’est nul, c’est pas grave pour moi, mais c’est juste désagréable et c’est nul. Tous ces flics. Président Sarkozy fait semblant d’être  outré par les paradis fiscaux et en même temps ses gendarmes sont là à leurs frontières pour les protéger. Je repense au juge van Ruymbeke qui accusait nos dirigeants d’hypocrisie et ce matin, Eva Joly ...quand même ces flics sont là pour intimider, empêcher, sont là pour protéger, les riches. Je descends deux stations plus loin. Les protestataires sont là, à l’orée...d’un bar. Y a un groupe que je me dis, les autres sont plus loin encore ou bien en retard...ben non y sont tous là, une petite centaine, à peine...y’a autant de gendarmes, regroupement, on y va disent ils, les pancartes, les drapeaux, ohé, ohé, les gendarmes barrent la route et s’opposent à toute progression, y’avait pourtant autorisation de manifester du préfet disent les frondeurs effrontés. Normalement aujourd’hui c’était prévu comme çà devant pas mal de paradis pendant la réunion du G 20. En terrasse, les clients assistent à tout çà d’un air goguenard. Ils n’approuvent pas ; faut pas faire de bruit ; foutez le camp. Un autre a le menton sur son demi et regarde le petit défilé, les yeux vides. Y a un coté pathétique, le nombre des manifestants, l’indifférence générale, la démesure des forces de police, les enjeux énormes autour des paradis fiscaux, l’hélicoptère qui tournoie au dessus, la colère digne des organisateurs...l’énergie de ce petit groupe qui tourne de temps en temps à la manif de droite, les slogans, un bus qui attend en sens inverse et qui ne peut pas passer, la joie d’un manifestant qui gueule content, on a réussit, on a fermé la route mène au paradis...J’interview les organisateurs, quelques participants, y a des caméras de France 3 et d’autres, des magnétos, des témoignages un gars de Rue 89 avec sa petite numérique, un clin d’œil, sympa, il me file sa carte, il est journaliste et toi qu’il me dit et ben moi...non plus. Je ne sais pas ce que je fais là, c’est comme çà depuis toujours, je sais pas ce qu’on fait là, des conneries surement, au milieu de tas de trucs pas justes. On n’est pas ce que fait, on est quoi d’ailleurs ? Et puis je reste au milieu, avec eux dans ce petit purgatoire. Y’a une femme qui fait un reportage avec un crayon et un bloc, pour un journal qui s’appelle le Ravi, des crobars, quelques notes, je trouve çà, classe...les forces de l’ordre tiennent ferme, tentative de débordement dans une rue adjacente, même scénario, la rue est barrée par des uniformes. Vient l’idée de se servir du bus comme cheval de Troie. Le chauffeur du bus refuse, il fera demi tour...Je regarde le pochetron à la terrasse avec son demi, j’ai soif. Des images par ci, des images par là. Le temps passe. La manifestation n’ira pas plus loin en dépit de quelques fleurs que des filles tentent d’offrir aux gendarmes. Y’a un petit groupe de clowns manifestants pour détendre l’atmosphère en cas de...Et puis c’est fini, ils décrochent et repartent vers le bar. Le but initial n’est pas atteint. Ils espéraient parcourir sur deux ou trois kilomètres la rue qui mène jusqu’à l’entrée de Monaco, c’est pas pour aujourd’hui. Ils n’étaient pas assez nombreux. Beaucoup repartent, quelques uns restent le temps d’une bière. Je me joins à eux. Ah une bière...On sent un mélange de plaisir d’être ensemble, de l’avoir fait et une insatisfaction, une frustration...forcément dit ma voisine de table, des gauchistes dans le coin, c’est pas automatique, mais normalement on est plus nombreux.  C’est le weekend end, y fait beau, y a des meetings ailleurs. Je prends congé, et je me dirige vers l’arrêt de bus maintenant que c’est fini les bus vont se repointer, ma caisse est au milieu du port de Monaco...Je regarde les flics qui sont toujours là. Cà fait un moment que je joue à Champollion et que je décrypte la pierre de rosette en forme d’horaire de bus et en mal comprenant que je suis...Une jeune femme, belle, classe, s’approche et dans un superbe accent british, me demande, çà va ? lé bous y  va venir, t’inquiètes pas...elle est néo zed...Tu as vous, c’est magnifique ici, fait doux, le couicher de soleil, la mer, c’est trop bein ici, tous les soirs je prends le bous ici...Bon, le voyage retour vers Monaco va être sympa, j’irais bien au pays du Seigneur des anneaux..  

 

 

On monte dans le bus, elle me raconte des tas de trucs, qu’elle est venue accompagner son amoureux et elle me parle en me fixant à 10 centimètres du visage. Elle poursuit comme si on était copains depuis longtemps, qu’elle aime la mer, que c’est merveilleux ici, que les gens sont adorables, que c’est une surprise la coupe Louis Vuitton aura lieu en Nouvelle Zélande, qu’elle aime le rugby et que la France a gagné cette après midi contre l’équipe du pacific, elle me parle désormais en anglais et me demande ce que je fais avec mes « accessoires »...Je me dit que c’est le bon dieu qui était chagriné d’avoir eu recours aux gendarmes cette après midi et qui pour me réconforter m’envoie un ange...Je lui dis que je suis venu filmer pour une tv du oueb une manifestation contre le « Black money » de le paradis fiscaux...Pour la télélibre, putain quel bazar, je suis loin, je me sens tellement loin que je ne me vois plus. Cà n’a pas d’importance. Ce qui est important c’est de vivre. Ouah, c’est super, c’est merveilleux qu’elle dit...comme le reste, tout est merveilleux, autour les gens tendent l’oreille. on est devenu l’attraction du centre bus. je me perds dans mon anglais que je pratique avec l’accent d’une espèce de docteur indienne, elle se marre, je me dis qu’elle est folle,  mais qu’elle est  belle et qu’elle à l’ouest, heureuse au milieu de son univers qu’elle a transporté avec elle, et qu’importe, je suis un poil décalé » aussi et que c’est bien comme çà et puis le bus s’arrête au centre de Monaco. Il faut que je descende. Bye mademoiselle, un coucou à travers la vitre, la nuit tombe et je suis au milieu d’une fête foraine...J’ai l’air con avec ma petite caméra. Pas de soucis, sans aussi. Je filme les manèges, les jeunes qui crient, ballotés dans les airs dans une  grande centrifugeuse avec des petits drapeaux monégasques, toujours des petits drapeaux monégasques.  Je me paie une barquette de frittes, des frittes grasses de Monaco, et puis je vais plus loin les manger assis sur un banc sur les quais, devant une barque de pécheur. Le petit bateau de pêche est coincé là avec deux ou trois autres, quichés comme lui derrière les grands yachts. Cà me fait du bien de les regarder, comme on regarde un bout d’humanité dans un univers qui parait  lointain. Derrière moi, des gens vont et viennent en courant, en short, avec des maillots et des numéros, des jeunes, des vieux, des plus que vieux, des femmes, des enfants, des qui courent comme des athlètes  baron de Coubertin, des qui se trainent, des qui friment, des anonymes, des qui marchent, des qui boitent, des qui en chient, des qui rêvent, des sérieux, des qui me regardent les regarder, des qui trébuchent, des gros, des maigres, et je me lève et je les suis tranquille, de toute façon ils ont l’air d’aller vers la digue flottante où il y a mon parking. Là bas, des tentes, toute une organisation devant les yachts imposants et maintenant illuminés comme des sapins de noël.  Quatre personnes revêtus de gilets orange me fixent. Je vais vers eux et leur demande ce qui se passe. L’un d’entre eux, barbu bien disposé à mon égard m’explique qu’il s’agit d’une course qui dure une semaine et qui est organisée au profit de l’association « Children and Future » que pour chaque kilomètre parcouru, une somme d’argent est reversée en promesse de dons au profit d’une action médicale qui est destinée à secourir des enfants africains en attente d’opération et qui eux me souligne –t-ils ne bénéficie pas de couverture sociale comme à Monaco, ou en France...Je lui dis  pour qui j’ai réalisé un reportage à Monaco et au Cap d’Ail et que je voudrais bien mettre çà dans ma petite boite. Il est d’accord et m’entraine vers une tente style africain toute belle bien décorée avec des portarits d’enfants aynat bénéficié par le passé d’une aide médicale par le biais de ce genre d’action. On tourne, il me réexplique l’affaire. Il est content. Après quoi je lui dit que l’action de cette association carritative c’est une excellente image pour Monaco, il est content. Je lui dit que j’ai aussi filmé une manifestation anti paradis fiscaux au Cap D’Ail tout près d’ici cette après midi. Il est moins content. Il me dit que tout çà se sont des clichés, que Monaco n’est pas un paradis fiscal et que le Prince Albert veille à ce qu’aucun argent sale n’entre à Monaco. Je lui demande encore de le filmer pour avoir cette opinion. Il veut bien et répète, il n’y a pas d’argent sale à Monaco. J’arrête le tournage, je le remercie et là il me dit que çà le gave tous ces clichés de paradis fiscaux sur la principauté. Je le salue et je le quitte. Je vais rejoindre mon parking princier. Fait nuit, faut que je reparte dans mes montagnes. Je passe devant un monumental yacht illuminé, « Force Blue » qui est immatriculé aux îles Caïmans.

par Philippe Maréchal publié dans : lemondedephilippe
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