Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
Finalement contribuer à changer pour le meilleur, çà revient à refaire son jardin. Ou partir un petit matin de brumes, à la pêche et savoir qu'on va rentrer
bredouille, à part, ce sentiment né du bonheur et de l'avoir rencontré avant qu'au retour on ne soit rattrapé sans en avoir peur. Riche de ce qu'on a su planter et laisser en
liberté.
On en viendrait presque à regarder un Miterrand, un Chirac, ou
un...Jospin, comme on prendrait son pied à regarder un Tonton
Flingueurs, tellement c'est devenu consternant. Plutôt Derrick en
2012. Et pas trop vite, on pourrait prendre çà pour une idée neuve.
23 pour cent...c'est un sondage à la fois curieux et consternant,
appelant à la réussite obscène des manipulateurs de marionnettes.
Notre pays est malade et rendu malade, écervelé, regardant
impassible, un combat de coqs sur un écran plat. "Quel pays de
gros cons" a dit quelqu'un en lisant ce bulletin. Moi je me dis
y'aurait t'il où plutôt n'y aurait il plus de lien de parenté entre le
pays et ceux qu'ils le représentent? Etre déboussolé, jeté comme
du matériel flexible, bien sûr n'excuse en rien d'aller se fourvoyer au
près du pire, sous prétexte qu'à partir de si bas on ne peut plus
tomber que de sa propre hauteur. Mais c'est ainsi, à force
d'enconnarder les gens, (comme a dit un Jour Michel Piccoli, "la
télé nous enconnarde",) à force de faire ingérer l'insipide même si
bien sûr, "il y a une différence entre la télé et les cons" c'est que sur
cette dernière y'a un bouton arrêt, et cela, même si on a Arte,
comme antidote des magazines de chiottes et des salles d'attente
médicales, voire quelques ilôts de résistance çà et là sur
l'ensembles des chaines. Chez le dentiste, par exemple, avant de
t'arracher la gueule, on t'anesthésie avec du news de chez
franchouillard, c'est commode pour garder la bouche ouverte. C'est
ainsi, à force de jouer aux apprentis sorciers, de ne retenir que le
plus petit dénominateur commun, du rapport entre l'ignorance et la
peur pour être sûr d'être reélu et vouloir coller à ce qu'on imagine
être la base de la population pour mieux se moquer d'un panel
représentatif digne d'une BD de Binet et bien on se le prend dans la
gueule, la vindicte de la populace de qui on se sert tout en s'en
moquant, car à flatter ce que chacun a de pire, on finit par exalter et
honorer toutes les contre valeurs que sont le conditionnement, le
mépris et l'égoïsme, à l'inverse de la devise "Liberté, égalité,
fraternité" qui à force d'être confisquée par ceux là mêmes qui
avaient en charge de l'appliquer pour tous, se la réservait comme
on se met de côté un coussin pour son cul.
"Pourquoi les Italiens votent pour Berlusconi ? La virulence de la
propagande, l’impuissance des citoyens, un système économique
précaire, des jeux de pouvoir illégaux...ou encore une catastrophe
naturelle." c'est la présention du film de Sabina Guzzenti, Draquila un brulôt
anti Berlusconien, une explication en tout cas, et un système qui
explique bein des choses, dont on pourrait s'inspirer pour réfléchir
un peu ici, tandis que s'étend l'emprise de ce système, déjà
proclamé par un ancien irresponsable, "donner du temps de
cerveau disponible à Coca Colà". A force, on y parvient, non pas à
rendre le cerveau disponible, mais persuader qu'il est inutile de s'en
servir, puisqu'on a réfléchit pour vous et ce jusqu'à créer vos
propres ou moins propres, besoins. Sans parler d'un programme
sur mesure, "faire payer les pauvres, car comme disait Coluche , ce
sont les plus nombreux, et démolir le plus possible l'éducation grâce
à laquelle on accède à la réflexion, et mettre en place l'écervelage
et l'andouillette au Prime Time, et balancer une loi sécuritaire pour
chaque faits divers et geste particulier et plutôt que de se réjouir de
l'émancipation des peuples arabes, souffler sur les braises et
provoquer la peur par la prophétie d'une multitude prête à nous
envahir et nous manger Hallal. Bon, au fait, à gauche c'est où déjà?
Je me disais tout çà, c'est quand même pas un signe de bon signe.
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/03/pour-les-d%C3%A9put%C3%A9s-europ%C3%A9ens-laust%C3%A9rit%C3%A9-cest-pour-les-autres.html
C'est pas pour dire, mais...oublieux des
débats nauséabonds, j'affirme sans prétention, que les semences de pommes de terre germent à la cave. Tout aussi important, l'ail et l'échalote sont dans les startings blocs, prêts au repiquage;
quant aux petits pois c'est parti. Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas. Une jardinière de légumes, c'est quand même comme le c.a.p du jardinier, faut voir çà, dans
l'assiette au printemps, il est des bonheurs simples comme on en attend d'une soirée electorale réussie, de celles qui vous ravivent le coeur après un long travail et un hiver rigoureux et morne.
A l'esprit racorni d'une tribu décadente à qui vous souhaitez un long voyage et un lent rétablissement, j'ai préféré entendre ce matin, sur Culture avant d'aller au jardin, Monsieur Delanoe, aux
dires de Monsieur Coppé, bousulé sur Inter.
Je ne suis pas Delanoiste pas
plus qu'autre chose à priori, et je ne connais pas grand chose à la politique dans la capitale, mais je constate en écoutant le maire de Paris que le propos tient la route et fait du bien. En
tout cas, il nourrit le fond de l'oreille autant qu'il l'apaise par des phrases construites et des thèmes dignes qu'on aurait oublié que cela existe à force d'être anéanti par
l'indigence des ténardiers au pouvoir. Je me dis que même à droite il doit s'en trouver d'être gênés et honteux comme au temps où Guy Bedos s'énervait en disant qu'il était difficile d'être de
gauche quand elle était au pouvoir. Bercé d'illusions? Peut être et j'accepte la critique, mais bon, entre
deux sacs de pécole à répandre, je note, comme ces pousses dont je remarquais la présence annonçant le printemps, le retour d'une conversation dans mon
poste, digne de ce que j'imagine être le débat politique dans un pays moderne tandis que d'aucuns s'evertuent à le souiller de leurs propositions appuyées sur la peur à toute fin de mauvais
calculs. J'y retourne, quelques graines de chez KOKOPELLI m'attendent...
Et dire que c’est le printemps qui vient. Ce matin j’en ai vu des signes un peu partout. A dire comme çà j’en vois qui se désolent, et pourquoi pas bientôt une rubrique tricot ici ? Oui c’est le printemps ya pas de doutes, y’a de le rougeole dans l’air par ici, ailleurs des drames et des révolutions contre l’innommable bric à brac des ignobles, y sont bien courageux là bas, tandis qu’il y’a la sève ici, la sève qui commence à bouger et frémissent les langues de bois retaillées, à la manière des vignes travaillées dans l’hiver comme les sarments, arçons, troussequins, arcures et autres crossettes en l’air du dictionnaire des synonymes. Tout cela doit sembler bien étrange vu du ciel étoilé, il en est qui rêvent ici de faire un nettoyage de printemps et que le courant d’air cosmique qui a caressé les déserts poursuive son œuvre salutaire dans nos démocraties endormies sous la vidéo surveillance et les interdits. Et dire que c’est le printemps qui vient, j’ai retrouvé une lettre de mon vieux papa dans un tiroir, au printemps 1981, avant qu’on se décide à changer la vie, mon vieux papa qui me disait de faire attention, parce que ça va pas être facile, tu te rends compte, qu’il me disait, va bientôt y avoir 1 million de chômeurs… Y’en a qui se baladent, qui roulottent ou bien qui se poussent nous a dit un qui les a rencontrés sur sa route, errant dans leurs camping cars, quelque part au Maroc, parce qu’ils peuvent plus ici, l’hiver, se payer du chauffage et les murs et le toit des habitats précaires qu’on leur somme de dégager. Y’a moins de chômage vient de dire Xavier Bertrand, on sent bien que çà va nous rassurer, tu sais mon vieux papa, qu’est ce t’en penses de là haut ou bien d’en bas de l’autre côté car çà non plus on est pas sur de ouest ce qu’on va quand on va plus. Ce matin, un peu perdu, j’ai vu des signes un peu partout, des signes de bon signe, et puis des signes de moins bon signe, je pense à toi mon vieux papa qui a fait 36 et puis 68, sans parler de la grande kermesse et des à cotés entre les deux et puis traîne à côté de cette lettre retrouvée, l’indignation de ce vieux monsieur, indignation dont s’indigne tous ceux qui, bien pensants qui pouffent de son petit opuscule comme s’esclafferait le taureau dans l’arène devant le petit zizi moulé du toréador en paillettes. C’est pourtant vrai qu’il y a de quoi s’indigner et dire que c’est le printemps qui vient, je vous assure, ya des pousses vertes ici, qui percent le sol grelottant.
Pas mal d'occupation ces jours ci, d'où une certaine "vacance" sur ce blog, mais bon, d'autres à des postes bien plus essentiels entretiennent à bon compte cette même notion. La vacuité, la vanité, enregistrées et diffusées telles qu'"elles nous feront pâlir lorsqu'on y repensera plus tard, comment avons nous supporté tant de sottises et de sornettes au service de quelques margoulins?...Total affiche un bénéfice record de 10 milliards d'euros...A coté du montant de l'aide à l'emploi proposé par le président, y'a comme un malaise, on y revient...Tant de promesses pour tant de personnes dans la m... Qui a dit, de façon démagogique en prenant appui sur le tragique à des fins de basse politique qu'il fallait sanctionner les fautes?
Finalement on n'en viendrait presque à les envier, les tunisiens et les egyptiens, qui ont su trouver l'energie et le sens commun. Car assister comme impuissant à la casse de ce tout ce qui faisait l'originalité d'un pays qui s'enorgueillissait d'être celui des droits de l'homme, de l'éducation et des soins pour tous, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, assister à la casse de l'Education nationale, des transports publics, de l'hopital public, de la justice, voire la fronde des magistrats en ce moment, çà donne au delà de l'inquiétude légitime, car la liste peut s'allonger, des lois sécuritaires et des tenatives de restreindre les libertés, (Loppsy 2) un sentiment de désolation et de...honte, car accompagnant cette liste de méfaits de nos dirigeants, il subsite quand on aura tout dénoncé, ce sentiment, cette sensation, ce désagrément, cette inconvenance, cette gêne enfin il faut le dire qu'est ce qu'on fout là au milieu de toute cette vulgarité portée par ceux qui devraient au nom de notre représentation se targuer, d'un minuimum d'éthique. En attendant Godo, surveillons, leurs prochains voyages, leurs prochaines vacances à ces gugusses, c'est peut là, on ne sait jamais , là où ils posent leurs escarpins et leurs valises de diplomates bidochons que les prochaines révolutions fleuriront.
fleurs et tomates