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Le temps qui passe

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feuilleton d'automne

 

 

…Je suis spectateur de mon évacuation. Je m’abandonne à mes sauveteurs. Respire, respire pas. Je m’en fous, ce qui m’importe c’est ma Doudou qui pleure. Je crois qu’elle a peur. Moi, je fais de mon mieux pour lui montrer que je me sens rassuré, enfin presque. Je m’efforce d’y croire. Paraître crédible une fois dans ma vie. Et puis à cet instant, on me veut du bien. Elle me semble enfin importante cette vie qui se loge dans mon cœur et encore au chaud dans un petit corps d’athlète. Pas d’erreur, je partage bien la même que ceux qui peinent à me descendre dans l’étroit et vieil escalier de la terrasse. Plus que de moi, il s’agit d’elle.

 

 

Avec le soleil plein la gueule, puis à l’ombre dans la ruelle, je traverse le hameau allongé, à un mètre du sol comme en lévitation à travers les parfums de cuisine. J’aime çà, la cuisine. Et puis c’était l’heure et c’est maintenant qu’on m’emmène. Devoir s’abandonner à la bonne heure, c’est cruel. Mais il en est pour qui il n’y a jamais de bonne heure, que l’abandon chaque jour qui passe. Mon regard se noie dans le bleu du ciel. Les nuages m’invitent. Aujourd’hui, comme c’est beau chez moi,...Tout le monde devrait pouvoir vivre dans un endroit qui caresse le regard avant de partir… A suivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     

 

Surtout, j’essaie d’être le plus léger possible...    Sur six milliards de vies humaines, la mienne n’est plus que la locataire d’un corps en fin de bail. Vais-je avoir le regard du moribond, avec la vie qui s’étale en cinémascope devant les mirettes. Alors Machin, on fait l’état des lieux ? Alors ce bail, on le renouvelle ou pas ? Ben la décision ne m’appartient pas. D’ailleurs plus rien ne m’appartient. Voilà un moment intéressant, qu’en est-il de tout ce que je possède ? Je peux toujours essayer de m’accrocher à mon tuyau d’arrosage, à mon râteau, à mes souvenirs, à mon livret, et...eh, dites les Dieux, je ne pourrais pas rester encore un peu, juste un peu ? Je vous assure que je ne fais pas le malin. Non, je n’ai pas dit « le Malin ». C’est le moment de jouer la montre. Réfléchissons, l’air de rien. C’est bien joli les histoires de lâcher prise. Mais y’a pas à dire, je préfère tenir. Je m’agrippe. J’ai toujours eu du mal à croire. Enfin même de çà, je ne suis pas sur !  Je voudrais bien. Et puis j’en sais rien, je n’ai pas vraiment la foi, j’ai plutôt les boules. Je baigne dans la confusion, oui c’est cela, je suis confus et déconfit. N’empêche, il me vient à l’idée que j’habite un pays riche. Ailleurs, mettons  plus vers le sud ou un peu plus à l’est, je serais déjà mort, pas le temps d’être confus.

 

 

Imagine la scène, autre part, avec les mêmes dialogues. Au Darfour, au Sri Lanka, en Irak, à Lagos, en Tchétchénie, du côté de Ramallah, « je prends une douche Doudou, appelle les pompiers », non non, décidément ça ne colle pas. C’est même carrément indécent ... Puis les pompiers, le médecin dans les dix minutes, dans ce hameau du bout du monde, le matériel sophistiqué, téléphoner ...La taille des bêtes qui piquent ? Je vois un ange qui sourit. A suivre…

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               

 

 

 

… Mais comme il assure le toubib, masque à oxygène, bouteille de rechange, prise de tension,  seringue, psitt ! Téléphone, petits mots rassurants pour Doudou, accueil de la pompière et des deux pompiers. Ouh là, ils en font une drôle de tête en me regardant ! Re dans les pommes petit bonhomme. . . 

 

 

Ah, j’ai à nouveau le son, « il faut le sortir les pieds devant ». Ah, non pas les pieds devant, m’insurge-je, dans mon fort intérieur d’assiégé. Voilà qu’on me rend l’image. Ma Doudou pleure. Et quand ma Doudou pleure, ce n’est pas un  signe de bon signe. Je n’ai plus la force d’avoir peur. D’elle même, toute mon énergie se concentre sur la nécessité, dixit Pierre Perret, de « ne pas oublier de respirer ». Respirer çà paraissait simple comme bonjour, mais là, c’est tout une histoire, çà me presse là, et puis çà m’oppresse ici, Dixit Pierre Desproges, et forcément j’étouffe un peu partout, comme un petit feu qui crapote.  Ils me soulèvent dans le brancard. Je suis emballé, comme un produit ioffilisé. J'expérimente trois secondes l’illusion d’apesanteur, mais « les faits sont têtus », je vois bien que je suis lourd. C’est la faute au pain et puis au beurre que je couche dessus. Pensées futiles dans un moment d’exception, quoique le beurre pour un breton expatrié n’a rien d’une futilité mais tout d’une exception culturelle.  Homme de peu, je me trouve trop gros. Pourtant, je perçois bien, à la sueur du front du doc. que ma vie ne pèse pas grand-chose. D’ailleurs, j’ai le sentiment que la vie ne pèse rien du tout. Ce serait même le contraire. Cà donnerait de la légèreté. Ne dit-on pas, lourd comme un âne mort ? Et si c’était aujourd’hui le grand jour ? J’ai envie de braire.

 

 

A suivre…

 

 

 

 

 

 

 

                                

 

 

 

FIN.

 

 

Coupure, noir complet, plus rien. Je ne suis même pas au courant.

 

 

Ben non, j’entends une vie, puis bientôt une voix. Je suis mort et je vis encore, ah putain quc’est bon ! Pas si terrible finalement. Ah si, quand même, c’est bien des claques dans la gueule. Ah tiens, c’est ma Doudou qui me raccroche à la scène. Ben non je ne suis pas mort. Angoissé avant de perdre connaissance, je n’ai pas vu le moment ou l’on passe de l’autre côté. Apparemment, il y aurait donc un autre coté, et on n’y a même pas installé l’éclairage, mais c’est pourtant prévu dans certains livres. On passe de l’angoisse à...Je ne sais pas. Certains affirment qu’il faudrait aller plus loin, pour y voir de la lumière. Une grande lumière que tu ne vois que plus ou moins longtemps, suivant ta conduite dans la vie terrestre. La minuterie céleste ne s’est pas allumée. Je n’ai pas pris assez de leçons de conduite. Coup de bol, j’aurais pu passer inaperçu, invisible au royaume des ombres. A moins que, l’ouverture du sas n’ait pas été ordonnée. Et peut être que je n’y aurais pas eu droit au feu d’artifice… Sans compter que mourir un jour de poisse, c’est un truc à vous mener direct au chaudron éternel. Tiens, j’entends du bruit, Y’a Jean Pierre Koffe, le roi des chaudrons qui s’énerve à la radio.

 

 

Mon corps est couvert d’une urticaire géante et je suffoque.

 

 

Et puis j’ouvre un œil, il y a du monde. Un médecin qui s'active, barbu jusqu’aux yeux, me scrute avec un regard inquiétant. Il sort de la ruche lui aussi, et je te pique et je te repique encore. Adrénaline, perfusion, ses lunettes sont épaisses et aujourd’hui ma veine est petite. A suivre... 

 

 

 

 

                              

Température, 29°à l’ombre.

 

 

 

Soleil blanc, ciel bleu, Cévennes vertes,  dans une vallée...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et hop, je finis l’installation du goûte à goûte aux pieds des cassissiers et des groseilliers au fond de mon jardin d’Eden. Bienheureux de la création qu’on attend depuis vingt bonnes minutes pour se mettre à table, je traînasse...

 

 

 

BZZZ, BZZZ, c’est Pearl Harbour dans mon potager. Deux maous costauds de frelons me prennent la tête, un devant, un derrière. Quelle mouche les a piqué ?

 

 

 

L’affaire est sérieuse. Je le sens bien que je suis mal. Suite à la douleur, des sensations inconnues et désagréables sont signes de mauvais signe.

 

 

 

Pendant ce temps,  Doudou jolie s’impatiente. Elle est assise devant deux assiettes somptueusement ornées, de pélardons pannés, de feuilles de Batavia, de tomates en rondelles, d’un filet d’huile d’olive et d’un poil de levure. Elle est contente d’elle. La petite table est amoureusement dressée... Au même moment, ce con de Dabeuliou, tendu sur ses pattes arrière, ne pense qu’à la guerre aux chats. Les centrales nucléaires, conçues pour  « nous devoir plus que la lumière »,  fournissent aussi leurs déchets nucléaires.  Pendant que mon plat refroidit, je boue. Des gouttes de sueur perlent sur un front dégarni. La planète se réchauffe. Le Groenland fond.  Les candidatures socialistes se ramassent à la pelle. Les Tchétchènes ne font rien qu’à être oubliés, sauf de Vlad le Gazier. Et le Darfour, hein ? Plus proche, claudicant en charentaises, que fait mon vieux voisin que les deux autres vieux s’autorisent à surnommer « pantoufle » ? Ben, Il  traite ses légumes comme des coureurs cyclistes. On devrait lui proposer la médaille agricole des sports maraîchers ...Que ceux de la ville se rassurent, à la campagne on pollue aussi.

 

 

 

Non ! Faudrait quitter tout çà ?

 

 

 

En attendant, je quitte le jardin en me pressant, et à tout bien réfléchir, en me pressant  lentement, afin que le poison distillé par les insectes ne se répande pas trop vite dans mon petit cœur affolé.

 

 

 

En rentrant, je m’entends dire à Doudou médusée :

 

 

 

- Je prends une douche, appelle les pompiers mon amour.

 

 

 

- ?

 

 

 

 J’essaie de rester digne face à mon destin et propre dans ma faiblesse... Ce n’est pas la grippe aviaire mais j’ai les pétoches. A suivre...

 

 

                                       

-A en croire, le Margoule viendrait ici pour y rechercher le soleil...

 

 

- le farniente ?

 

 

- Oui ‘MOS sieur’, ce désœuvré, ce fainéant cultive de l’oisiveté dans la paresse !

 

 

-c’est moins nocif pour la société que de traiter des oignons comme un champion cycliste.

 

 

- on imagine le margoule moyen fuyant, l’allégresse des cités radieuses.

 

 

 -Et c’est agaçant ta façon de parler beau. Tu y connais quelque chose aux cités toi ? Pour moi, un étranger quelque soit l’endroit d’où çà vient, çà vient toujours d’ailleurs,  Hein Edouard ?

 

 

- Oui Armand...

 

 

André, ouvrant le jeu :

 

 

-C’est impossible autrement, sinon il n’est plus étranger. Et avec vous, pas besoin de venir des antipodes, ou par delà la  grande bleue, l’ailleurs c’est aussi bien le département voisin, ou la vallée d’à coté.

 

 

Armand fournissant la couleur :

 

 

- Qui joue carreau, n’est jamais capot.

 

 

-En tout cas, c’est un ailleurs dont on ne s’attendait pas qu’il fût si proche.

 

 

- C’est incroyable, qu’il leur soit possible d’en venir. 

 

 

Elton rigole :

 

 

- Tout dépend de l’étranger. Avec un accent du nord et s’il achète très cher la vieille masure de feu ton oncle à demi écroulée, ce n’est plus vraiment un étranger. Coupé...

 

 

- Tu es sûr que tu n’en a pas ?

 

 

-De quoi acheter ou de la couleur demandée ?

 

 

-Tiens, tu voulais des points, tu n’auras que des brelles...

 

 

-tu te rends compte qu’on est ensemble ?

 

 

-Oh là, je me perds, dame de trèfle…Mais moi je travaille, eux, ils se mettent au R.M.I et ils se la coulent douce. Cà tombe tout seul, comme çà pas besoin de faire suer la terre !

 

 

-Pour faire suer la terre il leur faudrait du cœur au ventre.

 

 

-Tu as dis cœur, figure ?

 

 

-Eh oui, pas trèfle !

 

 

-On n’est pas à la parlotte, ici ce n’est pas le bar de la marine…

 

 

-Le roi de trèfle n’est pas tombé ?

 

 

-Tu es brave.

 

 

-Comment est il arrivé là, et par quels chemins ?

 

 

-Quel impertinent hasard l’a guidé jusqu’ici ?

 

 

- Mais au fait, qui lui a dit de venir ici et pas ailleurs, autre part, plus loin, chez d’autres ?

 

 

- autant dire chez des étrangers.

 

 

-t’étrangles pas comme çà ! Et oui je recoupe...

 

 

- Entre étrangers, ils auraient pu s’entendre. Ramasse-toi, au lieu de bailler aux corneilles...

 

 

- Ah, tu nous fais du mal à parler comme çà !

 

 

- tu ne veux pas que je m’excuse ?

 

 

- pose la, ton excuse...

 

 

- Eh, mais pourquoi viennent-ils déranger notre sérénité et trahir notre  inquiétude ?

 

 

- Fan, Elle finissait quand même par s’ennuyer ton inquiétude ! 

 

 

-Tout cela fait beaucoup de questions, trop d’interrogations...

 

 

- çà te fait réfléchir et çà te fait du bien !

- Ah non ! C’est pénible ces questions sans réponses ! Combien d’atouts sont tombés ?

 

 

-Cà ne t’embête pas de jouer avec un étranger ?

 

 

-  Et ouais, je me le demande, quand je te vois tout dépenaillé avec ton tricot, ta chemise, et  ton gilet au dessus du pantalon. Avec toutes ces couches, tu es habillé comme la fusée Ariane.

 

 

-comme un vrai margoule.

 

 

- tu m’embrouilles...

 

 

-Il te reste un atout ?

- combien de temps un margoule reste t-il un margoule ?

 

 

- probablement longtemps...

 

 

- le temps qu’il considère tout nouvel arrivant comme margoule... Petit au bout.

 

 

 

 

 

 

                                                  

 

 Cicis braille :-Par Dionysos, à boire limonadier !

 

 

 -Cà suffit tout de même, tiens toi tranquille. Le patron essuie les dégâts et lui ressert un demi.

 

 

-Tout çà, c’est bien des histoires, il faut bien l’étiqueter l’étranger, le ranger, le classer, avant peut être de s’en accommoder, s’il s’obstine à rester le bougre d’animal ! Hein Edouard ?

 

 

- Oui Armand...

 

 

 -Etrange, celui qui dérange...

 

 

-Oui Armand...

 

 

-N’oublie pas le chien...Hein Edouard ?

 

 

Les autres, en chœur :

 

 

-N’oublie pas le chien...Hein Edouard ???

 

 

-Allez donc tirer les oreilles de Clovis et faire pisser le votre...

 

 

Elton, les yeux au dessus de ses binocles, occupé, en dépit du règlement, à classer son jeu, se balance sur les pieds de sa chaise... Margoules... Bouniouls...Pour vous, c’est du pareil au même non ? 

 

 

Edouard se fend d’un vilain rictus.

 

 

- que veux-tu dire par là cher ami ?

 

 

- Je veux dire que la campagne n’aime pas trop les étrangers ! »

 

 

Dehors, des bikers s’arrêtent et garent leurs Harley sur le quai.

 

 

-Avise un peu !

 

 

- On dirait des Mongoles en pétard, des Huns qui fulminent !

 

 

- pourquoi pas Annibal accompagné d’éléphants, tu as peur qu’il piétine ton  rond point municipal ? Étranges Messieurs, ces cavaliers qui viennent d’autre part…

 

 

-C’est ton jeu que tu nous décris ? Je te rappelle que d’aucune manière on ne trie son jeu avant la fin de la distribution !

 

 

Armand, toujours intéressé par ce qui se passe au dehors :

 

 

-Et çà, qu’est ce qu’ils vont nous ramener encore ?

 

 

- Que vont-ils bouleverser dans tes habitudes ? »

 

 

Lui posant cette question, André accompagne son regard vers les motards qui déambulent le long de la terrasse. Il ressert Cicis qui feint ne plus en vouloir. André vient siéger comme quatrième joueur. Il dépose les verres et garde le torchon sur l’épaule.

 

 

 Elton, dans un sourire crispé regarde enfin à travers ses lunettes qu’il remonte d’un doigt :

 

 

 -les pesticides dans les cultures font  bien plus de mal que ces quelques bécanes

 

 

-  écologiste va ! 

 

 

- Et voilà, suprême insulte à la campagne, se faire traiter d’écologiste... »

 

 

-Oui, parfaitement, un écologiste, c’est un parisien...

 

 

-je suis parisien Armand intervient Edouard...

 

 

Armand l’air étonné, obséquieux :

 

 

 - Tu me chagrines là, on ne dirait pas. Un écologiste, c’est quelqu’un qui veut nous apprendre la vie dans la nature, c’est un margoule qui ne comprend rien aux traditions !

 

 

- pour moi, une seule tradition, en changer ! » Gueule  Cicis.

 

 

Armand :

 

 

- Et change avec l’éponge qui te sert de foi !

 

 

 - garde sans, à toi de jouer Armand.

 

 

 -A ce propos, je vous rappelle, messieurs, qu’en plus de participer à l’effet de serre, votre écobuage portatif et individuel empeste l’atmosphère et ceci est en parfaite contradiction avec une nouvelle législation en la matière qui  va stipuler…

 

 

-Ah bougre de con, va donc jouer avé le préfet dans la partie non fumeur ! 

 

 

- Qu’est ce qu’ils viennent faire par ici les motocyclistes ?

 

 

-  On les connaît ces gens dont on ne sait rien.

 

 

- Eh ouais, on les connaît si bien qu’on se méfie de la peur par avance.

 

 

- Avise ! Ils veulent profiter, bénéficier, goûter, jouir, un point c’est tout.

 

 

- Comme nous dans un sens...

 

 

- boudi con, hé oui, mais dans un autre...

 

 

- hé forcément, c’est imparable.

 

 

- Le margoule est tout de même un drôle d’oiseau.

 

 

-il tombe à pic...

 

 

- hé ouais, il n’est pas s’en rappeler le martin pécheur.

 

 

- Et alors ?

 

 

- Et alors, t’as déjà vu un oiseau muni d’une carte de pêche toi ?

 

 

-Pic ?

 

 

-t’es un peu lent...

 

 

-le martin pêcheur est le seul oiseau qui soit fidèle à sa dame.

 

 

- c’est vrai, faut refaire un tour.

 

 

-parlotte 

 

 

- Et bé qu’ils retournent d’où qu’ils viennent. Patron, remets en moi un autre.

sacrée descente, tu as une longe à pic ?

- c’est çà, je ne vais pas rester sur une patte...

-comme un flamand rose ?

-Sers le qu’on en finisse.

-Top là ... Ils n’ont qu’à retourner travailler, chez eux...Fan dé pute, pas trop d’eau, je te dis, tu le noies...

-le margoule ?

-eh non imbécile, le pastaga.

-on est au tarot ?

- non, on est aux champignons, on cherche des girolles. A suivre…

 

 

 

 

 

 

                                      

 

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