Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
En matière d'exemple de cynisme et d' l'hypocrisie, le député Chistian Jacob veut en finir avec une certaine idée de la fonction
publique et que cesse "l'emploi à vie des fonctionnaires". Comme on dirait dans la chanson du déserteur, "puisque vous êtes bon apôtre," faites le vous même, monsieur le député et que cessent à
l'instant tous ces privilèges qui nous séparent de vous et dont vous ne voulez pas vous départir au sein de votre noble assemblée...quant au reste, après avoir précarisé l'ensemble de la société,
c'est d'une grande subtilité, comme un pouce pointé en bas qu'on réclame à la foule, ou bien proche du jeu télévisé que de réclamer, dans le trio placardé à présent indûment sur nos façades
publiques, liberté, égalité, fraternité, ce que vous exigez et qui s'apparente au nivellement par le bas, l'égalité dans la précarité( encore qu'elle existe dans bien des services publiques) car,
jamais il ne vous viendra à l'idée d'aménager ce qui se fait de mieux, pour tous.
A chaque jour suffit son indignation et ,( voir sur http://www.rue89.com/) au contraire de Luc Ferry, Pierre Assouline ou bien Boris Cyrulnik aussi brillants et érudits personnages soient ils et tous condescendants sur l'opuscule du Résistant, j'en ferai souvent part ici, comme le suggère Stéphane Hessel, de la nécessaire indignation, selon l'adage, " qui ne dit mot....".
Après la saillie de Manuel Valls il s'est mit à pleuvoir des oiseaux quelque part aux US. Ici, il a neigé ce matin. Voici qu'à présent il pleut sur la montagne et que la brume
en recouvre les flancs. Hervé Morin s'est déclaré candidat aux élections présidentielles. Je crains le pire question météo quant aux prochaines nouvelles. Que prévoir comme bourrasques après la
très curieuse visite de Mrs Vergès et Dumas venus cirer les pompes de Mr Bagbo? Tandis que le monde s'enlise dans les très sérieuses attaques contre le vivant, contre l'équilibre fragile qui
maintient malgré nous la planète vivable, pour combien de temps? l'insignifiant n'en continue pas moins d'ergoter, de radoter, de crier comme un coq les deux pattes sur le fumier, comme si de
rien n'était. Tout cela me rappelle la météo d'Albert Simon qui d'une voix chevrotante sortait du crincrin à transistors de ma tante, qui n'avait pas son pareil pour botter le cul du gallinacé,
et y allait du genre imitant le préposé à la météo : " la dépresssion sur le Nord ouest de l'Australie, entrainera un flux désorienté débouchant sur une averse à Trifouillis les Deux Oies qui
aura pour conséquence que la fête de la sainte Eloi n'aura pas lieu." Si cette façon de prévoir aurait pu sembler inadéquate, elle n'en demeurait pas moins drôle. Ceux qui aujourd'hui déclarent
leur intentions de briguer le pouvoir et usent de leur position pour professer des inepties qu'au moins ils nous fassent rire autant qu'ils nous emmerdent comme dirait Coluche.
Que dire après la mort de ce jeune tunisien excédé par l'injustice, comme si ce seul fait, l'injustice qui lui a donné envie de mourir, ne suffirait pas à faire penser à tous ceux qui détiennent contre toute espèce d'évidence le pouvoir, ou bien rêvent qu'ils en soient compétents. A chaque jour, il y a de quoi gonfler le petit et necessaire opuscule de Stéphane Hessel et le rendre gros comme tous les livres réunis. A chaque jour, tapotant le petit baromètre, suffit son indignation.
Après le
« travailler plus pour gagner plus » du slogan de la campagne présidentielle de 2007, voici le « il faut travailler plus » de Mr Valls…Si à l’époque et depuis on se demandait
et on se demande aujourd’hui encore pour gagner quoi ? On peut simplifier la question désormais, pourquoi ? Et pour qui ? Sinon pour qui veut son boulot de 5
ans. Après la sinistre farce de l’allongement de la durée des cotisations pour les retraites alors qu’il devient difficile de trouver un emploi après 50 ans voici qu’un futur candidat veut
supprimer les 35 heures alors qu’il est difficile de parvenir à trouver un emploi qui en propose autant… Du travail, on en a tous et plus qu’il n’en faut dans une journée, il s’agit plutôt d’un
emploi, qui signifie un salaire, dont a besoin tout le monde, suffit pour cela de se renseigner au près de tous le stagiaires et autres bénévoles dont c’est l’année officielle comme l’annonçait
le journal Lacroix ces derniers jours. Allez, soyons tous candidats à la présidentielle, apparemment c’est là que ça se passe, y’a un boulot qui promet du travail.
Le meilleur moment, c’est dans la montée de l’escalier… L’attente dans l’excitation encore toute contenue à la vue du geste ample et souple point virgule d’une sensation suggérée, jusque dans son parfum, alors que la pastique s’épanouit révélée dans un bas de soie, dans la sublime torture de l’avènement espéré, du début du commencement du délice devenu incontournable encore qu’insaisissable comme, l’ultime et intime fraction de l’indicible entremêlée au temps du paradoxe de Zénon.
Voire ce qui se passe en…Italie, j’en vois qui protestent, non, non, je vais parler de politique…dans ces instants où l’on peut tout à loisir se délecter d’une chute annoncée du « Cavalière » .
Le meilleur moment assurément puisque pour la suite, il s’agit de réfléchir en pisse froid sur l’hypothèque que met la droite italienne en l’absence de la gauche dite de gouvernement aphone et lobotomisée. Cette gauche comme en France qui ne sait pas s’adresser à la jeunesse, et pratique l’onanisme en s’oubliant dans sa masturbation et l’exergue de son aréopage d’egos centriques présidentiables, et d’une pensée incertaine surfant au jour le jour sur l’actualité écoeurante.
Profiter de ce moment, en n’oubliant pas les arrières pensées d’un Berlusconi que l’on enterre peut être un peu trop vite, et qui rompu aux multiples rebonds des faux moribonds pourrait lorgner sur la présidence de la république italienne, ce qui serait fâcheux mais pas improbable, tandis que ceux qui s’arrogent le droit de penser et que de force distribuent avec suffisance de part et d’autre des Alpes les points Godwin aux outrecuidants faisant références aux années noires, et bien la bête que l’on croyait rôtie, sort des flammes et se répand, pissant dans les coins pour marquer de son odeur, le fascisme que l’on dit « soft »avec la Ligue du Nord en Italie et que chez nous, jusque dans les vestibules et boiseries de nos ministères où la tendance est au moisi depuis la mise en scène de l’extrême droite à la droite extrême tandis que de plus classiques toujours de ce côté du terrain politique s’en émeuvent…c’est dire.
Qu’y a t’il au-delà des mots ? Lorsque les doigts errent sur le clavier, ils semblent répondre.
Des archéologues chinois ont découvert une marmite en bronze ayant préparé une soupe il y 2400 ans. Si c’est dans les vieux pots qu’on prépare les meilleures soupes, alors nul doute que celle ci soit fameuse. Record battu après l’œuf de cent ans. Nos politiques ont donc de bonnes raisons d’espérer, qui de leur cuisine nous resservent les mêmes plats assaisonnés des vieux poncifs et touillés à la cuillère en bois, tandis qu’il rognent gourmands comme le font les enfants, les bouts de pâte débordant des plats à tartes, toutes les formes généreuses acquises à la force du rouleau. Pour qui voteras tu ? Me demandait un ami hier. Silence, silence partagé après sa question. Ce genre de silence qui demande même pourquoi donc y aller. Pourquoi déléguer, pourquoi offrir un bon boulot bien payé, à qui semblent autant éloignés de nos petites réalités. Alors, comme donner un bâton pour se faire battre ? Pourquoi et au nom de quoi leur offrir de monter sur les chaires à incantations et les inciter à l’auto satisfaction. Après la méthode Coué, voilà qu’ils donnent dans la méthode Cancun, chacun applaudit au minimum garanti. Tout le monde se félicite bien plus qu’aucune réelle avancée ne vienne contraindre les nations de polluer en rond, que d’une réelle avancée pour préserver l’avenir de nos enfants. Tôt au tard, se sera, trop tard, le plus tard semble le mieux si l’on résume l’accord final qui demeure une étape de plus dans le marathon suicide qui nous mène au point de non retour. Le discours de notre ministre représentant était un modèle du genre, en ce qu’il reflétait bien la velléité commune en matière d’environnement et la seule volonté d’assurer de nouvelles négociations. Nous en sommes parait il à la sixième grande disparition. Rien ne prouve en l’état qu’il ne s’agisse pas de la notre. Quand bien même reste t il des motifs de satisfaction car peut être, parmi d’autres espèces, une ayant repris, pied ? Dans quelques milliers d’années découvrira par l’un des leurs savants entichés d’un attrait archéobucolique, une vieille marmite, en alu, qui aurait servi à préparer la soupe à nos ministres en ce temps là, réunis au Mexique. Hier j’écoutais aussi le texte de Jean Genet écrit au sortir des massacres de Sabra et Shatila, nul doute que perplexe, l’achéologue se demandera de quel esprit étaient dotés ceux qui non contents de se massacrer s’offrirent à leurs fins une marmite pour tous y bouillir.
Écoeurement suite aux propositions des responsables politiques de mon pays pour avoir osé penser proposer la mise en oeuvre en Tunisien et en Egyptien du "savoir faire" français en matière de maintien de l'ordre."Qu'ils s'en aillent tous" comme le clame un des futurs candidats aux prochains jeux du cirque et que lui même les précédant disparaisse avec eux en ayant soin de fermer la porte et confirmant ainsi dans le premier geste honnête depuis des lustres dans notre histoire politique un aboutissement et le début d'une ère nouvelle, le refus de "l'homme ou de la femme providentiel" et le droit des peuples à la responsabilité et à l'autodétermination, à l'éducation de l'insurrection des consciences et au pain pour tous et à l'amour des autres autant que de soit, et puis il y a cette idée que je reprends sans me souvenir de celui qui me l'a soufflée mais que sans honte je fais mienne, " le degré de civilisation d'une société se mesure au sort qu'elle réserve au plus faible et démuni des êtres qui la compose "
merci aux tunisiens et aux égyptiens et aux Mathias Sandorf qui ressurgissent de mon enfance peuplée de soldats de plomb se ramassant la raclée par mes figurines favorites, les sans- culottes.