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Lundi 10 novembre 2008

Comme un lundi sous la pluie. Elle tombe, fine, froide. Elle ruisselle sur le front. Elle me rappelle un petit film de prévention médicale anglais, où l’on voyait un p'tit monsieur un peu chauve sur le quai d’une gare qui courait selon la voix off un grand danger, genre arrêt cardiaque qui prépare son complot suite à un refroidissement… Je ne sais pas pourquoi je pense à çà. Peut être est ce parce que je pense souvent à la mort et à toutes les manières de mourir. Tant qu’à faire autant marquer le coup car l’instant n’est pas banal.

 Cette nouvelle me le rappelle,  Miriam Makeba frappée d’une crise cardiaque  et qui avait accepté de participer à un « concert dédié au combat de Roberto Saviano, en compagnie de sept de ses musiciens. Dans «Gomorra», le jeune romancier italien plonge le lecteur dans l'empire de la Camorra avec ses trafics, ses chefs, nommément cités, et ses clans. Le livre, traduit en une quarantaine de langues, a été adapté au cinéma et a obtenu le prix du jury au dernier festival de Cannes avant d'être choisi pour représenter l'Italie aux Oscars ( Le Parisien .fr)…A l'âge de 27 ans, elle quitte l'Afrique du sud pour les besoins de sa carrière, sans savoir qu'elle va être bannie de son pays pour ses prises de position contre le régime ségrégationniste. Et puis, toc sur scène, engagée, cueillie…  Il y a bien d’autres façons de partir, plus sordides, anonymes, comme ces enfants explosés par une bombe en Irak, dans les combats en RDC, ou bien comme un petit vieux dans un lit de maison de retraite. Pourquoi penser à tout cela si ce n’est pour se souvenir d’un conseil utile, ne pas tripoter son portable au dessus d'un chiotte et plutôt que de résigner à glisser sur une frite, vivre comme si c’était le dernier jour, vivre essentiellement.

  

par Philippe Maréchal publié dans : humeur du chef
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Lundi 10 novembre 2008
L'article précédant n'apparait pas...désolé y'a une panne  quelque part...
par Philippe Maréchal
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Lundi 10 novembre 2008
par Philippe Maréchal publié dans : humeur du chef
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Dimanche 9 novembre 2008

Elle me dit. Ils sont venus pendant que j’étais partie. Je suis partie à cause du Rallye, devant chez moi , je ne supportais plus. Ils ont déplacé les bancs du jardin et ils ont fait du feu parce qu’ils avaient froid, à rester comme çà toute la nuit ici, pour regarder passer les voitures de course. Ils ont tout brûlé, tout mon stock de bois pour l’hiver...Je me souviens de ce qu’il était advenu des cerisiers de mon voisin. Ils leur avaient coupé les branches pour alimenter le feu qu’ils avaient allumé sur son jardin. Lui, il était resté et voyant cela il était aller protester au près des touristes, comme les élus et bistrotiers appellent les spectateurs du Rallye ici ; il avait dû rebrousser chemin se sentant menacé. Il était resté cloitré dans sa maison le temps du week-end . Un week-end vavavoum, à méditer sur ce sport, la bagnole et la délicatesse de ces aficionados...

Je me suis rendu au regroupement, c'est-à-dire le point de rencontre des pilotes après une épreuve spéciale ; c’était une idée de reportage. Il y avait France 3 et puis moi avec ma petite numérique et puis je suis allé vers eux. Je leur ai posé quelques questions sur l’épreuve puis sans crier gare, «  pensez vous que le nouveau président américain, Barak O’Bama, va faire quelque chose contre le réchauffement climatique ?....Stupeur, colère, blocage de neurones...

par Philippe Maréchal publié dans : lemondedephilippe
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Samedi 8 novembre 2008

La bagnole, l’automobile, la poubelle, la caisse, la carriole, la tire, la charrette à piston, la voiture. S’écoule un flot presque ininterrompu depuis deux heures, où s’entremêlent des voitures de série, celle de monsieur et madame tout le monde et les grosses caisses, celles des pilotes, celles qui font un bon gros bruit bien vulgaire comme un affront au temps venu, celui de réfléchir à la portée de ses actes. C’est une suite de bruits,  une logorrhée d’échappements, un défilé d’autocollants criards sur des carrosseries de jouets pour adultes, c’est le rallye des Cévennes, comme une incongruité dans la montagne, aussi doux et subtil que le passage d’un brodequin sur un mandala, de la beaufitude à son comble qui n’a d’égal qu’un affront ou un défi à ce qui nous reste de nature et  d’intelligence et qui devrait en ces temps provoquer une sérieuse remise en question face au désastre écologique devenu inéluctable. On le sait et pourtant rien ne semble indisposer l’amateur de la bagnole, comme si rien ne saurait résister à cette fascination envers cet objet qui nous détruit. A l’heure des économies d’énergie, d’une nécessaire remise en question quant à notre aptitude à détruire notre planète et à engloutir de l’énergie fossile quand il ne s’agit pas de se bâfrer aux nécros carburants, la grotesque ronde des bagnoles de course sur les petites routes de montagne vient encore illustrer l’ ignorance crasse pour qui s’enorgueillit de porter au plus haut deux plaies de l’humanité, l’esprit de compétition et la bagnole.

par Philippe Maréchal publié dans : humeur du chef
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