Pages

Promotion

Le temps qui passe

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Informez vous et faites passer

 

  http://antiloppsi2.net/

humeur du chef

 

p1010420.jpg

 

 

Bon alors, on n’a pas fait sauter le casino ? D’autres actions sont possibles, préférer par exemple les boutiques de producteurs locaux. Privilégier les circuits courts. Acheter en réseaux coopératifs. Privilégier le covoiturage et le transport en commun, Eduquer ?

 

Ah le gros mot, oui par exemple expliquer qu’une rebelle attitude ne passe pas forcément par le port ostentatoire de la marque au dessus du slip petit bateau qui dépasse du froc. Elle  colle, comme une virgule sur le carrelage d’une chiottes d’autoroute, la brebis arborant le sigle du troupeau.

Ce qui reste frappant dans les deux événements marquant une contestation au dessus de l’apathie générale des partis politiques qui roulent au « Temesta », c’est la réponse quasi immédiate du même ordre, le mépris et la suffisance.

 Qu’on pense à Julien Assange et Wikileaks ou bien à Eric Cantona avec sa fronde anti- banque, les attaques viennent prouver par leurs bassesses même, et le doute  distillé sur la moralité des deux personnages, que l’ordre des choses ne change pas.

Les puissants, ceux qui usurpent le droit,  s’arrogent l’arbitraire, s’autorisent la magouille en cols blancs, prospèrent  dans le gangstérisme globalisé,  se délectent  de la mise en coupe réglée des ressources de la planète,  assurent la mise en esclavage de milliards d’individus, et susurrent  aux téléspectateurs lobotomisés la propagande d’une quelconque vertu à toujours consommer plus de merde à leur profit, bref à tous ces gérants du casino mondial, en gros, ces gens sans scrupules ni éthique, Oscar Wilde disait d’eux,  « les cyniques connaissent le prix de toutes les choses, mais pas de leur valeur »…oui ces gens là et bien il s’offusquent que le manant, que la piétaille ose réclamer justice…

Et tous, ces hypocrites qui pètent plus haut que leur cul, tellement que celui là prendra la place de leur cerveau, tous comme des affreux personnages, les voyous à la petite semaine, les terreurs de cours de récréation, les mal appris, tous, s’emparent et se drapent et se torchent des vertus qui leurs manquent cruellement  et nous prennent à témoins, la plèbe de super U, pour reprocher à ceux qui justement les accusent, un peu de, heu… manque à la morale ? C’est tout ? Eût dit un Cyrano…

 

Ainsi, pour l’un que l’on s’apprête à extrader de l’Angleterre vers la Suède, pour une affaire de mœurs avec une personne qui a porté plainte et qui est plus ou moins liée à la CIA , tiens… comme pour l’autre que l’on dénonce comme avoir auparavant profité du système, et jouer un double jeu,  ce qui reste une prouesse footballistique, un seul traitement, la dénégation sans aucun argument, la morgue et le mépris des rois  de France sous l’ancien régime.

 

Quoiqu’on pense de la pertinence des révélations de Wikileaks et de la fronde anti banque d’Eric Cantona, c’est bien nous, les anonymes, les écraseurs d’étroncs canins, les perdus dans les profondeurs  de la masse travestie en  peuple des consommateurs de babioles made in China, l’empire du pire import  du capitalisme et du communisme en pleine copulation jubilatoire, c’est bien nous qu’on humilie, en malmenant ces deux manants et les exhibant au pilori médiatique.

 

Quand un ancien footballeur en appelle à la Révolution Non Violente, et qu’un internaute aère le dégueulis de la fête, c’est pour le moins, qu’il se passe quelque chose,  quelque chose d’un peu grave…

A nos dirigeants politiques, nos chefs de partis, et leurs secrétaires et leurs commodes, à leurs postures de dimanche Druckers, et leur multi mandats, leur soucis d’élus et de ne plus l’être, disons leur pendant qu’on leur mettra un suppo et au lit, tirez vous, cassez vous on vous a assez vu et sans faire table rase remettons le couvert, pour nous qui sommes exclus et révulsés par toute cette hypocrisie.    

 

Cà revient tout le temps comme l'automne ou bien un jour de rentrée...pour conjurer l'humidité et le froid ambiant un peu de chaleur, Unza Unza...

 


 

sarko-shrek.jpg

Les tôles. Le bruit sorti des tôles rouillées, les claquements assourdissants et incongrus à proximité du temple. Les singes accourent en bandes et font vibrer les plaques ondulées recouvrant une partie du déambulatoire en haut des gâtes. Les culs rouges surplombent la rivière et défient les pèlerins qui les remarquent à peine, tellement absorbés qu'ils sont dans le rite incantatoire et par leurs ablutions. Les autres, les agités là haut, trépignent. Ils sautent et plongent nos regards qui les accompagnent dans la rivière. Ils la traversent en un coup de vent comme une tempête ferait irruption dans un cimetière. Inde, cette nuit j'étais en Inde, Loin des remaniements, loin des atermoiements. Cette nuit j'étais de l'autre côté du coeur, à battre les tôles au rythme des singes à cul rouge. Il y a plus d'espoir dans la queue d'un singe qui bat la tôle ondulée que dans les faux semblants qui battent le rappel dans le Landerneau médiatique.

 

L'hiver arrive c'est aujourd'hui, pas l'officiel non, le vrai celui qui entre sans frapper. Un dernier petit tour dans le jardin. Quelques outils y traînent depuis l'été. Quelques carottes arrachées plus loin, je vais gratter mes cacahouètes. C'est l'heure de la récolte, deux bols au moins. Il pleut dans la vallée et il neige en montagne. Réfugié dans la pièce chauffée, You and me, Neil Young, Harvest Moon, c'est lundi, autant l'accompagner d'une voix et d'un son de guitare qui pour toujours me font vibrer. Dans ma radio, c'est l'hiver aussi, parait qu'en Angleterre ils veulent faire travailler à présent les chômeurs de longue durée...gratuitement. S'il y a du travail, alors il doit être payé. Et puis le travail obligatoire et gratuit çà porte un nom depuis l'antiquité.IM000056-copie-1.jpg Ça ne leur vient pas à l'esprit. Mais d'esprit d'où qu'on se tourne, ils se racornit comme mes plants de tomate dans le jardin qui frissonne. Profitant de l'apathie générale et du fatalisme ambiant tout devient possible selon l'adage qui servit de slogan électoral chez nous où d'ailleurs l'idée séduit un député dont j'ai à présent oublié le nom. Je vais continuer à l'oublier.

C'est malin, c'est Bertrand qui me fait chialer dès le matin...

 

 

Je suis pour la manifestation du désir, celle qui ne se décrète pas, celle qui s'impose au milieu de la nuit. Elle enflamme, elle embrase, jusqu'à bouillir la sève et tord pêle mêle les corps et les âmes jusqu'à nous rincer l'absurde certitude. Elle s'évanouit dès l'aurore. Restent fumées, braises incandescentes et barricades bousculées comme des draps défaits.

akela-118.jpg Momo, t’as du chagrin, alors viens par ici, avant de se laisser aller, de boire une tasse au fond d’un magnum et de fumer jusqu’aux filtres viens, embarque  et découvre New et Old Delhi, viens écouter, Balram, viens caresser « Le tigre blanc » d’Aravind Adiga, et tu sauras ce qu’il veut dire quand il parle des hommes « à demi cuits », quand il décrit ce que pensent les pauvres des riches et les riches des pauvres, comment il compare nos démocraties à une immense « cage aux poules », comment il convient de baiser le cul des dieux et comment loin de nous plomber avec ce nid à merde que nous construisons tous les jours comment on survit avec une plume acérée et plein d’humour noir, de l’humour qui fait mouche toutes les pages et qui  pourrait dynamiter le plus inhibé des mouligasses d’un imaginaire parti pris politique. Viens Momo, manger un dal pour quelques roupies et  puis après t’iras pleurer, parce que çà fait du bien, parce que y’a que les gens bien qui pleurent et tant qu’à faire j’en mettrai une louche de plus avec Caetano Veloso, pour tout vider tes larmes et rincer jusqu’au sel…

fleurs et tomates

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés