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Fleurs de Coucourges

C’est samedi, oublions Proglio, Sarkozy, Amadhinejad, Poutine, Forgeard, Obama, Besson, Kadhafi, Raoult  et tous les autres...juste une histoire idiote à ma mesure de l’impossible...c’était une vraie poire son rêve cesser de faire le poireau, épouser la reine des pommes, lui promettre une queue de cerise, lui caresser la fleur de coucourge, boire une liqueur d’amour dans un coing et lui faire deux p’tits pruneaux, créer un noyau familial et pour éviter les pépins se choisir un bon avocat...

J’ai semé de la mâche. En avant Mâche. Ce matin pas de chien dans ma campagne. Juste mon chat. Enfin ma chatte qui se lèche le poil sur ma terrasse. Hier j’étais sur la montagne, de tout mon poids. Un poids ridicule à côté de la montagne qui elle est fière de ses gros bourrelets. Je suis allé voir mon berger au près de qui rien ne saurait manquer. C’est vrai. Il y avait du fromage de chèvre, de la saucisse sèche et de la saucisse fraiche et du vin, poil à la miche, de pain. Y a même eu du café, c’est dire. 90 jours, qu’il m’a dit. Ca fait 90 jours aujourd’hui qu’on est arrivé là. Lui, il y restera avec son troupeau jusqu’à la première neige. Les autres bergers dont il garde les bêtes avec les siennes viendront faire la transhumance retour, la semaine prochaine. J’en serai, puis pour celle de novembre aussi. Quand il me regarde du milieu de sa barbe, il semble dire...et ben tu vois. Je sens bien la même chose. Et ouais...Quelle bande de cons. Quand je suis descendu, j’ai téléphoné à mon autre pote Bernard, qui lui est en Bretagne, ma montagne à moi. C’est pareil. Ca doit être çà la famille. « Alors ?- ben tu vois...Je sens bien la même chose...- Et ouais... Le yeun elez , je crois qu’on appelle çà, la grande porte, celui qui mêle avant de séparer le monde des vivants et des morts, qui aide celui qui cherche la frontière celle qui borde la face obscure. Elle souvent dans les têtes, la face obscure. S’y laisser glisser, c’est abdiquer. C’est abonder dans le sens commun avec l’illusion de vivre. Résister, toujours résister. Hier avec le berger, j’ai vu qu’elle passait par ici, aussi, Félicie. Ca m’a rassuré, la famille c’est quand le regard suffit pour comprendre. Qu’importe les mots, faut les mettre dans le bon sens.

 

Si comme moi vous êtes revenus de la solidarité active, envoyez paitre ces nouveaux boulots mal payés, mal considérés et réclamez un salaire décent pour un emploi digne d’intérêt. Refusez de participer à l’effet d’aubaine annoncé. Pas plus que vous ne déméritez en tant qu’être humain pouvant prétendre à ce titre au revenu universel d’existence, vous n’avez à vous reprocher toutes ces heures au service de la collectivité passées comme travailleur bénévole, voire à un niveau plus général encore. Réclamer Son Argent.

 

Dans la série des petites saloperies ordinaires y a aussi cet demande des autorités cannoises à ne pas donner aux mendiants mais aux associations...et oui  donner aux pauvres , alors qu’on ne prête qu’aux riches?  Vous rendez compte, madame michu ? quest ce qui vont faire en plus y vont boire avec ? salauds de pauvres...

 

Suite de la connerie ordinaire entendu dans mon poste Inter... « Hou la  menteuse... », phrase d’une outrecuidance invraisemblable d’une bloggeuse devenue suspecte d’injure à l’encontre de Nadine Morano et soumise bientôt à une convocation dans un commissariat de police... « Sarkozy je te vois.... »

 

Suite interminable, puisque dans interminable y’a minable...Le duel François Bayrou Daniel Cohn- Bendit :  «  t’es un minable mon pote....- pédophile.... »

 

Après tout çà comment s’étonner que petit Scarabée se soit pendu....( David Caradine)

 

J’arrête l’orage s’approche faut que je débranche


Dans ma radio, c’était le festival de Cannes ce matin. Dans mon village aussi, vu les trombines de fripons ridés des candidats au poste de conseiller municipal. Y’en même un qui a donné dans son papier colère la définition du dictionnaire de « conseiller » : qui donne des conseils...moi si j’avais un conseil à lui donner çà serait de chercher au mot « Truffe » section mal comprenant. Y’en a un autre qui dans un petit journal édité spécialement pour l’occasion,  a inauguré une rubrique « rumeurs » pour couper court à la rumeur en écrivant : «  on entend dire que...il l’aurait affirmé à certains dans des échanges privés... et d’après d’autres, dit publiquement....nous ne saurions infirmer ou confirmer... » Comme quoi, subitement je ne suis plus contre l’ENA, un minimum d’études permettant tout de même au candidat de comprendre ce qu’il écrit. Un minimum d'études permettrait aussi à l'électeur moyen d'obtenir un certificat lui évitant de funestes bévues du genre, si tu votes pour qui distribue des baffes, tu vas recevoir des beignes, çà parait élémentaire mais un rafraichissement ou un cours du soir en remise à niveau ne serait pas du luxe dans mon hexagone franchouillard

puisqu'il n'y a pas de quoi se réjouir d’une élection à l’autre... j’entendais toujours dans ma radio Inter, qu’au chapitre des élections européennes, l’UMP selon un sondage arriverait en tête...en plus il pleut tous les jours ici, dommage c’était la bonne lune pour semer les haricots mais à cette allure, demain ce sera la fin. Tiens m'en vais mettre un vieux vinyl de François Béranger.


Y’a des jours c’est comme çà, c’est la foire aux tartignoles, aux jambes de bois, aux bras cassés et aux moignons  repliés sous la chemise, aux faux borgnes, aux vrais aveugles, aux nombrils crasseux et aux égos violacés et turgescents. Qu’on les secoue. C’est comme çà, quand j’ai reçu encore dans ma boite à mail une profession de mauvaise foi d’un candidat bileux qui non content d’avoir arrosé les murs de sa merde se réclame de la paix et de la concorde. C’est dingue, la merde, plus on en met sur les murs, plus on est surs qu’il en restera, c’est un axiome je me doute de la campagne en campagne. C’est qu’on vote ici, dans ce petit pays, juste avant qu’one vote en Europe. Mais qu’à cela ne tienne, la langue de bois officielle des grands et le fielleux qui  est à la politique ce que le patois est aux langues vivantes, vont bon train, sans complexe par rapports à la cour des grands. Mêmes artifices, mêmes diversions, mêmes accents de sincérité enveloppés dans le sirupeux, mêmes intentions désintéressées sur tout ce qui n’est pas du pouvoir convoité ; seule différence, le programme...là, pas de mensonge, pas de dérobade, le grand vide intersidéral qui donne à la passion des soirées électorales, un je ne sais quoi de primesautier à tendance chasse pêche nature et Monsanto arrosé d’un vinaigre millésimé mais trois étoiles. Bon, je devrais me présenter et comme eux déclamer : « si vous n’avez besoin de rien, élisez moi et je serai votre élu, à mon petit air bête et affable, ni de droite, ni de gauche, genre je traverse sans regarder, je sais prendre des risques moi, vous reconnaitrez quelqu’un d’entre vous, sans ambition ni originalité, mais honnête et respectueux de mon programme, être élu. Peut être çà et là ferais je apposer contre les murs quelques couvercles en alu, qu’en semaine on pourra garnir d’un sac en plastique biodégradable où le dimanche le pékin moyen en mal d’inspiration et au prépuce mou pourra glisser sa tête et se faire greffer un cerveau contre dix tickets de pizzas.

 Voilà, vive moi, vive le village, vive la paix et la concorde après que j’ai foutu la merde et qu’on aura voté pour moi, amen, des pesticides, des ronds points et du saint esprit à volonté.



Je l’ai vu mon p’tit nuage préféré. J’ai regardé là haut, sous un ciel plombé avant coureur du déluge qui nous attend demain, ici, en principe. Il était là qui courait tout seul le petit dévergondé, tout blanc, qui se déplaçait en flottant d’un coté vers l’autre  comme un malicieux. Il faisait bisque à tous les autres, à tous les gentils, à tous les méchants sur qui  il pleuvra demain, également. Je l’ai vu, mon cumulus, foin du cumulus congestus,  médiocris, ou bien même humilis, non c’était le mien, le cumulus diabolus. J’ai même imaginé que demain on s’rait tous à poil dans les rues du village avé le savon et le shampoing, la douche de printemps.


Pardon mais, pardonnez moi comme dit tout le temps Yves Calvi, c’est agaçant à la fin cette manie de dévoyer la demande de pardon pour faire parler de soi...encore que, pardon...je vais peut être essayer ; être demain célèbre  parce que moqué par Monsieur Lefebvre qui lui aussi joue bien de sa partition. Nul doute que demain je ne devienne le plus célèbre des bloggeurs et de cela je demande pardon d’afficher un « blog rank » indécent  ( espèce d’audimat pour scribe d’écran compulsif) à toutes celles et ceux qui avec conscience et application remplissent avec abnégation leur devoir solitaire sur la toile indifférente, pardon. Alors je demande pardon pour notre personnel politique français, représenté en son couple infernal du petit Nicolas et de Ségolène Royal, pardon pour les 53% qui ont voté Sarkozy et qui s’en mordent les dents, pardon pour les 47% qui de toutes façon restaient sans perspectives,  pardon pour notre ministre Besson, et son chef François Fillon, tant qu’à parler des François, pardon pour monsieur Chérèque, ce matin sur Inter, énervé comme Bourvil « ah ben dites donc... » avec lui on sent bien la menace, pardon mais Caterpillar n’a qu’à bien se tenir, pardon pour la décentralisation dans les préfectures des candidatures à la nationalité française, pardon pour le prochain tripatouillage électoral, pardon pour le bouclier fiscal, pardon, pardon ( deux fois, car trop fort n’a jamais manqué) pardon pour toutes les langues de bois aux interviews matinales, pardon pour la matraque qui a rencontré un estomac dans une gare parisienne, pardon pour l’Ultra Gauche et son  Julien Coupat idéal, pardon pour tous les appels à l’unité de la gauche chacun dans son coin, pardon pour l’indifférence crasse à la catastrophe écologique qui se profile, pardon pour le Round Up et le gasoil mélangé, pardon pour l’indifférence des riches à la misère du monde, pardon pour les marchands d’armes, tiens pardon pour le pape, pardon pardon, pardon, excusez moi, pardon, chaud devant, pardon pour  tous les hypocrites, les aigris, les chafouins, les serrés du cul, les pisses trois gouttes, les peines à jouir, pardon pour la mauvaise haleine, les pue des pieds, les intégristes, le cholestérol, le masque et la plume, télé sept jours, le centre droit  le téléphone sonne, pardon pour les graisses hydrogénées et le pinard sulfaté, pardon pour le vapan bien commode et les oigons traités, la boxe molle et puis pardon pour la mairie de Valleraugue tancée par une quarteron d’Iznogouds en retraite, parce qu’ici, dans l’indifférence du monde entier et c’est çà qu’est dingue personne n’en parle, on va devoir revoter, un an après....pardon, pardon...       

fleurs et tomates

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