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Samedi 25 octobre 2008
"Beaufort" de Ron LESHEM (Seuil). Ce que je retiens de ce roman, c'est moins l'histoire des derniers temps de l'occupation du Sud Liban par l'armée israélienne que le récit d'une guerre et de toutes les saloperies qui l'accompagnent. Les violences au quotidien. L'explosion des mines. Le fracas des bombes. Les nuits de veille. La mort des proches, des amis, des camarades. A ce titre, ce roman me paraît être à l'égal de toutes les oeuvres antérieures qui ont exprimé les souffrances, les doutes, la peur, la folie, le désespoir des combattants. Il est une dénonciation de cette infâmante barbarie à laquelle sont soumis de jeunes gens. Sans que l'édulcorent les élégances et les frivolités qui, chez d'autres, dénaturent parfois le propos. La guerre s'exhibe ici telle qu'en elle-même: une régression pour chacun de ceux à qui elle s'impose. La geste militaire ne sert, me semble-t-il, qu'à mettre en évidence l'hystérie collective qui émerge d'un contexte où les repères moraux n'ont plus de sens.
 
 
"Le père au bois dormant" de Matthew SHARPE (Gallimard). L'humour sous-jacent a surtout pour fonction d'exprimer le désenchantement de celui qui s'est englué dans le rêve américain. Le roman de Sharpe fonctionne parfaitement bien. Une mécanique trop bien huilée? Je ne renie pas mon plaisir, bien au contraire. La relation père/fils, bouleversée par l'accident du père, et ses évolutions dans le cadre d'une famille éclatée, voilà qui permet à l'auteur d'observer avec ce qui me semble être de la sagacité la société américaine (y compris sur la question ultra sensible du racisme). Donc un roman à ne pas négliger.
 
 
"Mes révolutions" de Hari KUNZRU (Plon). Une plongée parmi celles et ceux qui eurent à souffrir de la "maladie infantile du communisme". Un tableau sans doute assez juste de qui se produisit, en Angleterre, à la gauche de la gauche, au cours des années qui succédèrent au printemps 68. Des rêves avortés. Les dérives. Cette sorte de dégénérescence. Agrémentée de générosité, de don de soi. Mais la trame dramatique du récit ne m'a pas convaincu. L'un des acteurs des évènements de ce temps-là, recasé et rendu à l'anonymat,
est harcelé par un salaud qui veut l'utiliser pour briser les ambitions d'une ancienne gauchiste reconvertie dans le système au point de briguer le poste de ministre de l'intérieur. La ficelle est un peu grosse. Du moins, à mon goût.
 
 
"Chronique d'un château hanté" de Pierre MAGNAN (Denoël).
Pour les inconditionnels de l'écrivain du pays de Forcalquier. L'histoire de France revisitée à grands traits. Une course au trésor longue de six ou sept siècles. Selon les critères chers à Magnan, homme et écrivain respectables, ne serait-ce qu'en raison de leur proximité avec Giono.
 
 
"La variante Istanbul" d'Olen STEINHAUER (Liana Lévi). Les romans d'espionnage ne me concernent pas, même lorqu'ils prétendent mettre en exergue les abominations perpétrées sous le règne finissant des bolcheviques et de leurs comparses.
par Philippe Maréchal publié dans : La chronique d'André Blanchemanche
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Vendredi 24 octobre 2008
­Reçu de ma coop bio de Saint Hippolyte du Fort....

Rencontre autour de l'Economie solidaire ­Mardi
4 novembre à Saint Hippolyte du Fort
salle des fêtes de 15 à 21 heures

« Tant que nous ne saurons pas où nous voulons aller nous ne serons pas en mesure d’y aller » (J. Delaunay)
Quand nous avons commencé à penser à ce projet de réflexions communes, c’est avant que le château de cartes de
la Grande Finance ne soit ébranlé.
Une crise de ce type et de cette importance : c’est aussi l’espoir de pouvoir inverser l’ordre des priorités. C’est à
dire mettre la Planète et sa biosphère au premier plan, l’économie n’étant plus que technique « exécutante » à son
service et au notre… Mais pendant les quelques décennies de transition tous les dangers pointent et la peur du
désordre, mère de tous les vices et sévices.
Sommesnous
prêts ?
Prêts à tracer les sillons d’un futur viable, sans céder aux démons de la suffisance,
de l’arrogance, de l’autoritarisme et de tous leurs cousins.
Dans ce contexte, cette rencontre prend une toute autre dimension.
Alors il est urgent que tous ceux qui croient en l’être humain, en la vie,
nous affûtions nos neurones et nos rêves.
PROGRAMME
14h30
accueil des participants
15h00
« Les pratiques existantes des économies solidaires »
François Plassard, ingénieur en agriculture et docteur en économie, initiateur du projet Eco Hameau, auto
constructeur et militant au sein des sels, nous fera partager son expérience.
16h30
Ateliers
 Bien s’entendre pour bien coopérer.
Modératrice : AnneFrançoise
Volponi, Sociologue.
 Facteur C (comme coopération, cogestion et « compatir » ­
partager), à partir de l’économiste chilien Luis
Razetto.
Modératrices : Hélène Déjean et Geneviève Blanc, engagées dans des structures solidaires.
 Quelle architecture imaginer, entre d’une part les coopérateurs, et d'autre part les institutions, les services
administratifs, les communautés territoriales ?
Modérateur : Christophe Cavard, Conseiller Général du Gard, viceprésident
en charge de l'insertion 20042008
 Techniques économiques pour un autre monde.
Modérateur : George Pons, Micro Economiste.
18h30
« La pause » ­
apéritif offert et repas tiré du sac
19h30
Mise en commun de la synthèse des ateliers
21h30
Clôture de la journée.
Cette journée est gratuite. Vous pouvez participer au frais en apportant des plats qui pourront être vendus au cours
du repas.
Pour toutes questions, commentaires, interventions, vous pouvez écrire à economiesolidaire@fourmicigale.frv
par Philippe Maréchal publié dans : Informez vous et faites passer
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Jeudi 23 octobre 2008
J'ai reçu ce texte hier. Il me rappelle la profession de foi du candidat Coluche en 1981, avant qu'on nous change la vie, je ne connais pas le collectif de la Gueux Pride, mais c'est une idée qui me plait bien, qui va contre cette manie de manifester entre soi. C'est toute notre manière de vivre en société qui est à l'ordre du jour, catastrophe économique, catastrophe écologique, humaniste, un constat, la recherche du profit immédiat, du chacun pour sa gueule et la réussite de ce concept pour les élites organisées à cette fin depuis toujours. La droite, la gauche, deux mots qui résonnent dans les tronches des électeurs comme un leitmotiv, ou un rappel d'entrainement lors d'un match de boxe, en réalité...plein la gueule pour pas un rond...Je ne plaide pas ici pour le centre, non, je me dis simplement et surement trop prétentieux, qu'audelà de ces hochets, rien ne change vraiment et que tandis qu'un magistrat ce matin sur Inter nous vantait la notion d'humanisme vigoureux, je me dis que c'est toujours les mêmes qui se prennent les coups de pieds au cul, tandis que les plus riches détruisent toute notion même, d'avenir ( à ce propos, je vous invite à lire le blog de Fabrice Nicolino, " Planète sans visa", plus efficace que moi pour décrire ce qui se passe et nous attend de ce coté là...qui finalement est le seul coté...Bon assez parlé, place à la manif:


le vendredi 31 octobre 2008
13 h Place de la Joliette, 13002
Rassemblement pour la Gueux Pride
Le Collectif de la Gueux Pride

Appel à toutes les femmes et les hommes qui se reconnaissent en tant que
gueux de ce système :
Étudiants, Stagiaires, Intérimaires, Salariés précaires, Artistes, Médecins,
Squatters, Sans-abris, Malades, Rmistes, Enseignants, Chercheurs, Retraités,
Chômeurs, Ouvriers, Travailleurs sans papiers, Homos, Prostitués, Fous,
Drogués, Chevelus, Barbus, Chauves, Percés, Taulards, Travailleurs sociaux,
Piétons, Cyclistes, Noirs, Arabes, Chinois, et tous les Oubliés

À tous ceux qui n¹auraient pas imaginé de se retrouver en marges
À tous ceux qui rêvent de gagner plus sans forcément travailler plus pour
gagner moins...
Vous voulez que ça change ? Changeons ! Ce rassemblement est le nôtre !!!

La marche des Gueux POUR :
Une économie solidaire ; La prévalence de l¹Humain sur la finance ;
L¹exigence et la reconnaissance de la qualité de VIE

STOP :
Aux festins des riches, à la bouffe des pauvres ; À la médecine à 2
vitesses, la santé menacée ; À la justice à 2 vitesses, intransigeante pour
les étrangers, les fous et les miséreux A une culture instrumentalisée ; Au
chacun pour soi et au démantèlement des solidarités ; À une information
standardisée

Un seul mot d¹ordre : OAÏ ET LIBERTA !!
gueuxpride@gueuxpride.marsnet.org


par Philippe Maréchal publié dans : Informez vous et faites passer
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Mercredi 22 octobre 2008
Et c'est un signe, je croyais encore au père Noël,

alors que ma place est vraisemblablement faite à coté
des objets périmés,

sur une étagère de brocante, le seul objet qui éternue

sous sa propre poussière qu'il prit pour un manteau de révolte, je rêvais.

En ce temps là, la lune portait un slip, qu’elle prit pour une tasse à café.

L’amour pleuvait des cordes et nous étions riches.

La politique et la fiscalité n’existaient pas et le paradis non plus.

Les militaires quelle drôle d’idée, et la police était incongrue.

Les voitures roulaient à coté de leurs pompes à hydrogène.

L’air rendait joyeux et les sushis nageaient en pères peinard.

Ni PV, ni amandes, pas de radars,

ni fours à micro ondes, pas de black Berry, ni morvandiaux,

plus de portables, tous en direction assistée,

plus de factures, plus de thunes, à manger pour tout le monde,

les dictateurs partis faire un tour, dans le cosmos, un billet aller
en poche,

les voleurs, volés, les enculés, aussi, les cons, souriants,

les atrabilaires, nux vomica.

En ce temps là, la lune portait un slip, jaune devant,

quant à sa face cachée,

c’est un mystère.

par Philippe Maréchal publié dans : humeur du chef
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Mardi 21 octobre 2008




par Philippe Maréchal publié dans : humeur du chef
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