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Le temps qui passe

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c'est revenu comme çà

 Et je me suis redressé, comme un con dans mon lit. Comment vous dire mon ange, comment m’est venue cette idée saugrenue ? Une idée à se tirer une balle dans le cul. Comme çà, juste pour en finir, le jour où on lut la lettre de Guy Mocquet. Le jour où j’entendis dans mon poste au franc parler, François Chérèque, un poème à lui tout seul, une invitation à se recoucher. Une journée de merde à l’orée de la saison froide, une mayonnaise sur un jambon de madrange. J’étais là comme un con.   Comme un con posé dans cette journée. Comme toutes celles qui l’ont précédée, comme un abruti. Posé sur le quai de la gare dont on a coupé le son, au milieu des autres, immobile, dans un recoin comme une ombre, à regarder passer les courants d’air, qu’un dieu facétieux ou bien un pur hasard, qui sont souvent les deux, auraient animé par le bruit d’une feuille morte glissant et crissant sur le sol au devant des voix ferrées. J’étais prostré ou bien faisant l’andouille, et les yeux perdus à regarder passer la vie ou bien attendant BHL sur la telelibre comme on attend Godo ou bien les tgv ou bien les trains de banlieue ou bien rien, les yeux vides encore accrochés un centième de seconde avant que la balle ne sorte, contente d’elle au terme d’un parcours inhabituel. Et je les trouvais moches, la planète, la vie, les riches, les gains de productivité, le ministère de l’identité, l’égoïsme, la délation, le sport, les cons en général, la maladie et moi en particulier. J’aurais pu vivre à Karachi, au Darfour, à Delhi, rampé cul de jatte dans une rue crasseuse, à Bagdad, à Grozny, à Rangoon, à Ramallah, dans le détroit de Malacca, à Mexico, au Caire en son cimetière, et bien d’autres endroits de la planète aussi gais que l’enfer un jour de Toussaint, j’aurais pu m’exploser la gueule bien avant, être un gamin shooté à la colle, à Katmandou ou au Brésil. Me suis levé, ai regardé une dernière fois rue 89, puis Moati et son Riposte et ses petits gestes comme un moulinet impuissant et ridicule pour  souligner des questions futiles et puis c’est là, monsieur le commissaire de la porte Céleste que j’imaginais, une balle, une seule, comme une insulte, comme parle à mon cul, ma tête est malade. En un flagrant délire, d’un sursaut minable devant la vacuité, un rictus devant l’indicible ennui et la profonde tristesse de se sentir aussi nul qu’inutile devant celles qu’on aime. D’être rien, rien d’autre qu’une rature dans un livret de famille, un bégaiement dans un contrat d’insertion,  une merde sur une pelle en bois, une virgule tracée du doigt d’un dieux, perdue sur un carrelage à l’échelle des temps géologiques, ou bien dérisoire comme une feuille de papier chiotte qu’a raté son envol pour retomber collée entre la cuvette et le pot de la balayette. Alors je me suis recouché parce que ce n’était qu’un rêve et que même si dans ses rêves on en vient à se faire chier, il convient de dormir et espérer demain sans un ciel morose, sombre à se trouer le cul.  

Voici une demande de lien qu'on m'a proposé pour un blog qui s'intitule:

http://sauvons-la-formation-continue.over-blog.fr/article-13107404.html
 
Sauvons la formation continue universitaire !

 " L'accès des adultes à l'éducation dans la perspective de l'éducation permanente constitue un aspect fondamental du droit à l'éducation….
La réalisation d'un tel objectif passe par la création de situations permettant à l'adulte de choisir parmi une variété d'actions éducatives (…) celles qui répondent le mieux à ses besoins…
Dans un tel projet, l'homme est agent de sa propre éducation par l'interaction permanente entre ses actions et sa réflexion…
Reconnaître que chaque adulte, en vertu de son expérience vécue, est porteur d'une culture qui lui permet d'être simultanément l'enseigné et l'enseignant dans le processus éducatif auquel il participe "
 
19ème session de la Conférence générale de l'UNESCO, Nairobi, 1976
 
Depuis 1974, le Département de Formation Continue de l'Université Marc Bloch de Strasbourg accueille des adultes qui souhaitent s’inscrire dans des formations qui leur permettent de valoriser leurs expériences, de se professionnaliser vers de nouveaux métiers, de construire leur projet dans le respect des valeurs humaines.
 
La décision de fermer ce département et d'interdire la ré-ouverture des formations diplômantes (à l’exception du DURF à ce jour), réduit à néant la possibilité pour des adultes ne correspondant pas aux critères traditionnels de l’université, de bénéficier d’une deuxième chance pour réorienter leur parcours de vie en accédant à la culture universitaire, à des formations professionnelles mobilisant des pédagogies adaptées, à des espace-temps d’échanges d’expériences, à une reconnaissance de leurs compétences.
 
Ce blog a été créé pour permettre à chacun de s’exprimer sur la formation continue universitaire dans ce contexte particulier.
  

 

Bien que bac moins trois, et ne maitrisant vraiment rien, il finit licencié. D’un coup de pied au cul qu'une langue de bois lécha en plan social, il se retrouva à la rue et hors des clous, diplômé à 3 balles et contrevenant à 4 euros.
samedi 7 octobre 2006, une de ces journées qui m’extrait de la nostalgie des rêves, des horizons lointains et des senteurs marines. Ces rêves et ces illusions qui ne font rien qu’à me chatouiller le nombril, lorsque je m’apitoie sur moi-même, trop souvent, beaucoup trop. Ce même samedi 7octobre, quelqu’une est venue tracer de manière indélébile ce jour et lui donner pour moi une toute autre signification. Une femme, assassinée dans une cage d’escalier, à Moscou. Anna Politkovskaïa, rédactrice du journal Novaïa Gazeta.
 
Dimanche 7 octobre 2007, une de ces journées….
Anna Politkovskaïa, un an, sans qu’une enquête digne de ce nom n’ai pu faire la lumière sur ton assassinat. Je doute que la décoration offerte par le président Chirac au président Poutine, finisse par stimuler ce dernier, à la manière d’un talisman, et qu’il finisse par demander à ses conseillers de lui traduire du français, ces mots, médaille de la légion d’honneur.  L’honneur, justement serait peut être que le président Sarkosy, lorsqu’il rencontrera l’heureux récipiendaire, réexplique le sens. Je n’aime pas vraiment les médailles, mais puisqu’elles existent autant s’en servir.  
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Le 18 juillet 2007

Peu de temps avant que la Turquie se rende aux urnes pour des élections anticipées organisées par le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, un candidat indépendant a été assassiné, tandis que des menaces pesaient et pèsent encore sur d'autres personnes.

Dans ce contexte de violence, le comité de soutien à Taner Akçam vous fait part de sa très grande préoccupation quant à la situation que vit actuellement Taner Akçam.

Le Professeur Akçam, historien et sociologue, enseignant associé à l’Université du Minnesota, est l’objet d’une campagne d’appels au lynchage aussi bien aux Etats-Unis qu’en Turquie, de manœuvres d’intimidation et de menaces de mort très sérieuses, pour avoir écrit dans ses ouvrages que les massacres des Arméniens en 1915 constituaient bien un génocide.
Taner Akçam était un proche de Hrant Dink, journaliste, intellectuel et démocrate turco-arménien. Nous n’avons pu protéger Hrant Dink, assassiné le 19 janvier dernier à Istanbul. Nous devons réussir pour Taner Akçam.

Aussi nous demandons à tous les responsables politiques européens et nationaux d’exiger du gouvernement turc qu’il prenne les mesures nécessaires pour empêcher les campagnes de haine que mènent le quotidien turc Hürriyet ainsi que différents sites internet, et de faire savoir au dit gouvernement qu’ils le tiennent pour responsable de la sécurité et de la vie du Professeur Akçam et de ses proches. Le plus inquiétant est que c’est une campagne identique, dans le même Hürriyet (largement diffusé en Europe) qui a abouti au meurtre de Hrant Dink.

L’Europe, et en particulier la France, doit obtenir l’abrogation de l’article 301 du Code pénal turc, sous lequel plus de 60 intellectuels à ce jour, ont comparu ou doivent comparaître en justice pour « insulte à la turcité ». Cette loi qui fabrique des « traîtres à la patrie » a tué, et elle va tuer encore.

Le chemin des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE doit passer par le respect des droits de l’homme et permettre que s’exprime sur les faits historiques liés au génocide arménien une autre voix que celle de l’Etat.
Comité de soutien à Taner Akçam
Pour tous renseignements complémentaires, écrire à :
comitedesoutien.taner.akcam at gmail.com
01173234-1.jpg C’était bon tout à coup d’entendre Pierre Henri et son ode aux sons de cloches de 1968. Après le rappel des différents points évoqués par notre président hier soir, cette musique composée par un précurseur de l’électro, arrivait comme un peu de baume à l’âme, comme pour me dire que tout passe, que reviendra le temps des cerises quand celui qui veut effacer jusqu’au souvenir de mai, s’en ira gesticulant avec son petit pécule. Et je revois les rues, j’avais dix ans, aux cotés de ma mère, Boulevard St Michel, et remonter tout Paris en ébullition et en illusions, et rejoindre mon père en grève dans sa gare. « Sous les pavés, la plage », et « jouir sans entraves », autant de slogans comme clins d’oeils des poètes, à la rue, à la fête et j’ai tressailli ce matin à coté de ma radio par l’air d’un vieux monsieur qui réchauffa mon cœur, comme le fit un autre jour un rappel de Nougaro avec son « mai, mai, mai, paris mai,…, mais nous ne sommes que fin septembre...
Aujourd’hui, c’est le 15 aout. Mon arrière grand père sortait ce jour là. D’abord, il allait à la messe, avec des roses de son jardin. Il portait un chapeau melon. C’est la seule fois dans l’année où il consentait à se rendre à l’église, à notre dame du Relecq. Puis à la sortie, il filait au bistrot, avec ou sans « s », mais avec un grand pluriel de verres. Il finissait cette journée saoul et « on » le transportait chez lui jusque dans son lit. L’homme ne fréquentait plus jusqu’au 15 aout suivant, ni bistrot, ni chapelle. C’était un homme très singulier, muni d’un fichu caractère, et qui mesurait 1 mètre 54. Il avait obtenu la médaille du mérite agricole pour son potager, jardin remarquable à l’époque. A entendre son histoire que mon père m’a si souvent conté, j’aime ce coté anarcho marial, néologisme, pure invention familiale, et je m’étonne pas de ce qu’il en advient à travers moi qui ne l’ai pas connu. Ou comment les morts ne disparaissent-ils jamais complètement, pour laisser dans nos cœurs une trace de leur folie douce, une racine folle à laquelle on peut prêter attention pour comprendre et ne point tomber dans la reproduction simple. Juste aller plus loin, dans sa vie.

fleurs et tomates

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