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Le temps qui passe

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humeur du chef

 



Etre simple, garder son sourire. Pourtant la tache est complexe qui consiste lire avec simplicité ce qui se décrit dans un ensemble compliqué. Simplifier c’est aussi risquer de trahir, simplifier c’est risquer mentir. Les idéologies, les fanatismes, les immobilismes, tous  assis sur une apparente simplicité exhibent avec impudeur leur art de la simplification. Défonçage de portes ouvertes sur décervelage multiplié  par la racine carrée  de l’enconardage  sur fond de peur d’apathie et hop, on a droit au courrier des lecteurs. Tout est complexe et c’est dans la contradiction et le paradoxe qu’il est possible d’en percevoir le mécanisme par un peu de...simplicité. Seul un sourire contient toutes ces évidences et se pare des attributs de la subversion .  Et l’adjudant qui disait,  v’foutez d’ma gueule, M'sieur Maréchal ?- Ah non m’sieur l’adjudant j’oserais pas...

02153705.JPGY’a des petits matins comme çà où je me demande...Où je me dis que mon petit cerveau est coincé comme une andouille dans un slip trop p’tit. Petits tracas du matin, et tout parait emmerdant et énervant au possible et nul et...dérisoire face à l’incommensurable, au non mesurable, au trop plein de misère et d’infortune qui touche ceux qui ont faim, et soif de justice comme dit la prière...Que faire et dire avec Haïti quand on se casse la gueule au bas de son escalier, tout seul alors qu’on cherchait une paire de lunettes...Que faire et dire avec son mal de tête quand on sait qu’un arrêté va autoriser en France la dissémination par recyclage des déchets radioactifs par exemple présent dans les bétons des vieilles centrales nucléaires...Que faire et dire quand on a déjà mal au cul de cette ambiance délétère due au débat sur l’identité nationale quand se poursuit la chasse aux sans papiers jusque dans les centres Emmaüs où Papy L’abbé Pierre n’est plus là pour gueuler contre les ignobles et les faquins de butor de pied plat ridicule, pour en reprendre du Rostand...Que faire et que dire quand pendant ce coup de froid, le pôle se réchauffe et que ma vieille bagnole crache par son pot ces effluves témoignant de ma connerie grave à vouloir exister au volant d’une guimbarde qui me mène à un hypothétique boulot dont je me dis qu’il restera dans les mémoires comme un coup de bilboquet à la cour du roi Henri le lichou...Que dire et que faire quand je me dis qu’il faut que je m’en trouve une pas chère vu qu’elle me lâchera et que je sais que les pas chères le sont à cause des délocalisations dues au dumping social qui font bosser les uns pour pas chers pour que d’autres au chômage pour à peine plus cher exploitent les premiers pour le profit des 40 salopards. Alors que faire ? Merdre, j’y vais pas, ma Kaméra elle restera, je retourne chez moi et je me fais un café et je gueule utain de bordel de nom de D...Ya des matins comme çà.... Y’a des petits matins comme çà où je me demande où sont partis Lhasa et Mano Solo et ma belle soeur...Où je me dis que mon petit cerveau ridicule est coincé comme une andouille dans un slip trop p’tit. Petits tracas du matin, et tout parait emmerdant et énervant au possible et nul et...dérisoire face à l’incommensurable, au non mesurable, au trop plein de misère et d’infortune qui touche ceux qui ont faim, et soif de justice comme dit la prière...  

 

31230424.jpg Copenhague...Copenhague qui s’étire en longueurs d'interminables tergiversations... »Avec l’aumône des pays riches on n’aura même pas assez pour se payer des cercueils »...Ce matin dans mon poste, Leïla Chahid...j’ai l’impression d’avoir toujours entendu Leïla Chahid... Et puis,bientôt je vais reprendre la route, bientôt...suivre la ligne des camions, le train géant de camions et son cortège de bouteilles de pisses...je sais pas pourquoi c’est toujours la même histoire de camions qui puent, de guerres qui puent et d’hypocrise qui pue. Je ne connais rien du proche orient mais j’aime bien Leïla, elle répète toujours la même chose avec les mêmes mots, si...Ouais si...c’est quand qu’on descend de ces putains de camions.

01191543.jpg Ce matin,  à l’aide de ma cafetière, ma belle cylindrée,  j’ai tout fait péter comme à l’habitude. Le coup de piston çà met en forme. La montagne autour, elle s’en fout. Elle grelotte. Elle est saupoudrée de neige comme une enseigne de magasin pour Noël. Ca caille, pas de réchauffement climatique en vue pour la journée. Pourtant y parait que c’est couru d’avance, deux degrés et plus semble t il. Les négociations d’épiciers continuent à Copenhague.  Poker menteur, discours en trompe l’œil, rien ne change sous le soleil. Tout cela, on le savait depuis 30 ans. On...qui c’est on. Moi tiens, et puis d’autres, beaucoup d’autres depuis longtemps à lire, écouter et s’informer, sans pour autant entrer dans des considérations oiseuses propres au théories de la conspiration générale ou bien la fréquentation d’obédiences occultes ou encore même de longues et difficiles études propre à l’environnement. Non c’est tout con, lire un peu, observer beaucoup, réfléchir avec deux ou trois neurones encore en fonction et hop...c’est évident si on continue à jouer à le con çà va merder. Consommation, bidoche, eau, déforestation, surpêche, pétrole... Un paquet de monde depuis le fameux verre d’eau d’un certain « Dumont » en est convaincu et on se le dit comme on fait rire...A mon avis on va pas rire longtemps et çà...comme Mikey 3 D, c’est rien de le dire...

 

PS je me régale avec la lecture de "Ebène, Aventures africaines" de Ryszard Kapuscinski... in the Pocket...

En ces temps de retour nauséabonds de questions quémandant leur lots de mauvaises réponses et d’interrogations dictées par les calculs douteux autant que  par l’hypocrisie voici que je me suis trouvé assailli par des sentiments contradictoires autant que rasséréné par la théorie des paradoxes en ce qui concerne le sentiment d’appartenance qui me taraude tant il est contraire à la liberté qui nourrit mes projets hasardeux. Né sur une petite planète perdue au milieu d’un coin d’une immensité sans mesure j’ai toujours considéré comme nulle et non avenue cette manie de se prétendre fier du hasard qui m’engendra après la rencontre et une partie de câlins que j’espère torrides un en lieu que je n’ai pas choisi. En bref je suis né et un point c’est tout je n’y suis pour rien.  Assailli donc, hier par des sentiments croisés dus à une vexation subie il y a quelques jours dans ce pays d’exil où j’habite et à ce réflexe qui me fit penser en breton, c’haouri van dour, le jouet des flots, que n’ai-je l’Océan ou bien la mer d’Iroise pour aller me laver de cet affront et tirer des bords au milieu des cailloux qui dérivent. Hier soir, pleurant autant le pays d’enfance que l’honneur écorné, je regardais, dans le désir oublieux, Darjeeling Express et je me retrouvai devant l’évidence, j’avais là aussi une partie de moi-même, là aussi où j’ai déambulé dans les couloirs de ces trains en couleurs, ce sentiment évident que j’en étais aussi de ce pays où l’on dodeline de la tête pour dire oui, putain, Darjeeling Express, j’en ai rêvé toute la nuit de voyages en train à travers l’Inde, une nuit de bonheur d’un marin breton devenu chef de train enturbanné  à respirer par la fenêtre l’air de la nuit à travers le  Rajasthan, c’est là que mon cœur habite aussi...habite aussi à répéter dix fois.

Hé quoi, le passage du Nord West sera t il une nouvelle autoroute pour cargo candidats au slalom entre Icebergs en déroute ? Les murs vont-ils s’ériger pour de bons aux frontières des pays jouxtant la misère ? Que sortira t on du chapeau des officiels à Copenhague ? Après Rome, que deviennent le milliard d’affamés en dehors du télescopage entre orthographe et représentation mentale d’un chiffre additionnant les consciences et les corps meurtris ? Je n’ai que des questions et aucune réponse. Je n’ai que peu de confiance et autant d’inquiétude. C’est vrai j’ai fait des enfants et cette question s’impose, m’en voudront ils ? On parle déjà de la guerre de l’eau, des origines du conflit au Soudan et passé sous silence des émeutes en Chine... quant aux pauvres Tuvalu.

J’ai l’air malin avec mes trois arbres de plantés. Quand bien même ils s’ajouteraient aux quatre autres leurs ainés. Et puis aux autres encore les copains de la forêt. Tu auras des fruits, je me suis dit. Tu en auras pour ta famille, pour tes amis et ceux y qui viendront, maraudeurs à la resquille. Mais quoi, cela parait  dérisoire et vague ces quelques gestes à côté  du sommet de Copenhague. Le feu est dans le salon et ils discutent enfermés dans les chiottes ces cons... Mes p’tits arbres c’est un peu de l’ordre du syndrome du robinet qu’on fermerait quand on  se lave les dents poil au menton. Et d’abord qui c’est qui qui faisait çà hein ? Laisser couler de l’eau connement, surement pas d’ici un qui n’a pas de thunes, alors Qui ? J’ai l’air malin, au milieu de toutes leurs piscines au chlore avec mes trois p’tits arbres bio à dire à demain, aux jours meilleurs, aux fruits du futur et quand j’entends bêler ce monde d’andouilles à voter contre des minarets. Ici les clochers ne donnent plus que l’heure. Et encore pas même l’heure juste et qu’en diraient-ils les « justes » d’ailleurs de ce tintamarre de démagogues à gogos. J’ai l’air malin avec mes trois p’tits arbres de la liberté à croquer jusqu’au gout des fruits interdits et à la connaissance séductrice, quand j’entends tous les discours réducteurs et les lavages de cerveaux parce qu’il y a aura des élections et qu’il faudra tenir des discours bidochons et tenir en haleine mauvaise ceux qu’il faudra séduire pour survivre au-delà d’un mandat à son petit privilège. Il l’avait dit Lévinas pas que le pinard c’est pas de la vinasse mais qu’un peuple qui s’interroge sur son indentié c’est qu’il l’a certainement perdue et mieux encore " "Rien n’est plus étrange ni plus étranger que l’autre homme et c’est dans la clarté de l’utopie que se montre l’autre homme. Hors de tout enracinement et de toute domiciliation ; apatridie comme authenticité !"...J’ai l’air malin avec mes trois p’tits arbres sur mon terrain en pente face aux colonnes exaltées dans les tribunes où l’on se refait la guerre à crier gare au grand frisson et à brandir la main pour qui en joue comme de son pied. Alors j’ai posé mon cul au milieu de l’herbe et j’ai récité Prévert et puis Hugo et j’ai gueulé comme un Artaud en beuglant un refrain de Léo à qui voulait l’entendre de trémolo en trémolo... molo, molo, molo m’ont dit en cœur les trois p’tits arbres, tu nous files le bourgeon et tu nous emmerdes, demain  c’est déjà décembre et on veut dormir jusqu’au printemps et refleurir au temps des cerises..      

fleurs et tomates

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