Pages

Promotion

Le temps qui passe

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Informez vous et faites passer

 

  http://antiloppsi2.net/

humeur du chef


« ...Nicolas Sarkozy veut remettre de l'ordre dans la filière nucléaire française... M. Sarkozy a choisi Henri Proglio, PDG de Veolia Environnement, pour prendre la tête du premier producteur mondial d'électricité et conduire cette remise en ordre... » Voilà en partie ce que j’ai  j’ai pu lire sur cette page du journal Le Monde... http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/19/nucleaire-henri-proglio-veut-rapprocher-areva-d-edf...

Là où je tique et retique encore en dehors du non débat sur le choix du tout nucléaire  c’est aussi sur les I million 6 d’euros trébuchants et sonnants pour ce pédégé et cette interrogation du  pourquoi me serine t’on en ces jours de débat sur l‘identité nationale sur le caractère contestataire et frondeur du français, moyen ? alors que l’acceptation pratiquement sans sourciller d’un salaire d’une telle indécence au regard de la misère et de son traitement( voir les systèmes anti SDF sur Rue 89 http://www.rue89.com/photo-rue/2009/11/26/empecher-les-sdf-de-sasseoir-la-ville-ne-manque-pas-didees ) en ville ne pose aucun problème. Ce monsieur veut donc se faire payer très cher  la triste besogne qui consiste à devenir le premier producteur de déchets innommables et pour l’instant irréductibles qui vont encombrer la planète pour des milliers d’années, triste legs pour nos descendants dont l'identité passée au crible de  la radiation risque d'être quelque peu bousculée et c'est dans ce  sens qu'on pourrait comprendre cet appointement grotesque  comme une compensation matérielle au regard d'un boulot qui peut attaquer au moral toute personne un peu sensible.


On finira bien par lui dire comme elle, on s’en fout de toi espèce d’Europe... toi-même salaud de pauvre, citoyen sans cervelle et sans bulletin de vote qu’elle répond...t'as qu'as pas dire non quand on te  demande,  connard...salope que dit derechef et devers elle le pôvre et oui dialogue de sourds et de malentendants à la Zezette et Félix et oui je savais pas que le premier ministre Belge avait le soutien de la France, d’abord c’est qui la France? donc c’est pas moi apparemment vu qu'on m'a rien demandé; les mathématiciens s’accordent à dire pourtant que la partie est aussi importante que le tout et puis c'est qui la britannique dont il est flanqué, dixit France Q? Quand même, un aussi beau binôme dont tous les « observateurs » s’accordent pour ne rien dire, parce que y a rien à dire, rien à voir, circulez le grouillot t’es pas invité, t’as pas droit au chapitre parce que tu vois petit, toi tout en bas de l’Europe d’en bas tu connais rien à les histoires des grands d'en haut qui s’arrangent entre eux et pis si tu savais  ce qu’on en a à foutre de ta gueule et de ton vote hein, ton vote tu sais ce que tu peux faire avec ? Hein ? démocratie...citoyen ? hein ? allez va prendre ta piqure et nous fait pas chier et saute comme un cabris en criant l’Europe, l’Europe, L’Europe...
Bon ben moi je préfère écouter Arnauld « on est tous des européens, putain c’est vachement bien... »

Les courses à l’épicerie çà sent la lessive mélangée au suc du bac des produits surgelés et à la sueur des légumes qui bronzent. Les néons s’éclatent sur ta gueule. Les fromages locaux odorifèrent, les autres sont enfermés. Mes centimes sont toujours à la recherche de leurs copines. Je les sors comme une politesse, pour faire l’appoint mademoiselle.

 A la boulangerie j’ai fait la queue en rêvant sur les gâteaux, en imaginant qu’il s’agit de bons gâteaux. Ce sont des gâteaux en pré fabriqué. Un fond de tarte comme un carton, une couche de crème en pot, le fruit d’un autre et aptitude au service pour un dentier entarté, une bouche sans goût, une vie de souvenirs. Ces gâteaux sont à la pâtisserie ce que les blocs bétons sont à la construction.

Sous la pluie, passé devant la boucherie. Il n’y avait pas de clients. Le boucher m’a regardé. Derrière lui les saucisses qui pendaient par la queue et la tête de veau qui baillait m’ont aussi regardé. Alors Je n’ai pas osé entrer dans le magasin. Je suis entré au tabac presse.  Dire bonjour comment çà va ? Répondre çà va, çà va, et puis prendre sa monnaie, un sourire pour la buraliste derrière son comptoir  qui voit défiler dans la journée les plantigrades accaparés  qui viennent  s’égayer ici, entre le black Jack, le morpion, le midi libre et soupirer dans l’odeurs des journaux et magasines et des paquets de cigarettes et des bonbons et des cahiers et des derniers best sellers et des cartes postales.  

 

Il est parti aux aurores. A l’aube ? Ce n’est pas pour rejoindre sa fille, comme dans l’illustre poème. Mais le cœur est serré. Il s’en va retrouver son fils à la croisée des chemins. La montagne est encore endormie, les pieds au frais et la tête sous les dernières étoiles. On peut sentir l’odeur des pins, des herbes sèches et des lichens. La vieille voiture s’ébroue plus qu’elle ne démarre. Sur la route, à travers la buée du pare-brise, il voit sa vie défiler. Marin, il a été. Il le reste. C’est indélébile. Ce matin il s’en va rejoindre son fils qui part à la mer comme ce dernier l’a souhaité. Il s’en va apprendre le métier. Quand ils se sont retrouvés, ils se sont embrassés. Il lui a donné son couteau contre vingt centimes, et puis son bleu. C’est comme çà... qu’il lui a dit, va mon fils. Je t’aime. Puis il est reparti, en pleurant sur la route comme une vieille Tongue, veuve d’une ancienne paire qui se serait échouée sur la grève, sur l’estran quelque part entre  une plaque de goudron et un goéland mazouté.

 

C’est sur, aller cueillir ma pomme au fond de mon jardin limite mon déplacement carbone pour quérir un des 5 fruits et légumes recommandés par les spécialistes de la santé. Encore faut il ajouter contrairement aux allégations de l’été parues sur un quotidien, mettant en doute le bienfondé du plus de l’agriculture biologique, qu’il y a fruit et fruit, de même, qu’il existe une sacrée différence entre un breuvage de couleur rouge et alcoolisé et du vin, en gros de la chimie qui est passée par là... La taxe carbone, voilà le hochet du jour que l’on agite, passée de 14, chiffre plein d’humour en mouchoir de veston sur son costume anthracite, à 17 euros pour effrayer le réchauffement climatique qui n’a qu’à bien se tenir, encore qu’on soit loin des 34 euros recommandés par Michel Rocard...et là je pense avec horreur, pitié et commisération aux pauvres êtres dilettantes qui s’adonnent avec application et sens du divertissement utile aux joies du yachting motorisé...tu sais ceux qui ont un joujou qui engloutit genre 300 litres de carburant en une heure de vroum vroum sur la mer jolie... songes y un instant, camarade pas de chance qui loupe le transport en commun, pour cause d’horaire à la con et de boulot de merde et vrombit à 20 à l’heure sur  ta brettelle d’accès au périph...songes aussi, que çà reste tout de même un score modeste dans ce milieu très particulier des riches qui détruisent la planète pour reprendre le titre d’un livre recommandable d’Hervé Kempf...Fais gaffe , t’as un « Hummer » devant ta caisse pourrie qui vient de piler... Ceux là n’en serons pas plus effrayés, du moins pas autant que les pauvres qu’il faut faire payer parce qu’ils sont les plus nombreux cette fois ci pour reprendre Coluche.

Outre l’idée tordue présentée comme une panacée pour « sauver la planète... » Comment trouver une mesure aussi hypocrite et pédagogiquement nulle et qui rend impopulaire l’idée même d’attitude responsable face à l’environnement que celle qui consiste à faire payer les pauvres pour la pollution des riches...Comment ? Les pauvres ne polluent pas ? Ben si en actionnant la pompe à merde du boulot au trois quart orientée pour le bien être d’une minorité qui décide de l’impôt à octroyer à ces gens qui ne se rendent pas compte de l’insigne honneur d’œuvrer pour épargner l’environnement de ceux qui les enconnardent à longueur de communiqués, de presse, de télés, de radios, de pub infantiles et de programmes éducatifs supers Discounts.  Déjà, en parlant de sauver la planète...parce que la planète elle s’en fout, elle nous survivra, mais c’est bien de nous dont il s’agit, des humains et d’un paquet d’êtres vivants qui ont la malchance de nous côtoyer en ce moment...et puis de réduire cette idée audacieuse qui consiste à reconsidérer l’humain dans son milieu terrestre à un impôt injuste, dans la droite ligne des impôts injustes de tous les temps, héritage tenace des temps obscurs où ceux qui se réclamaient du sang bleu nous tenaient par les couilles avant qu’un d’entre nous ne se décida à devenir un sans culotte... Il serait temps et un poil urgent de sortir d’une vision strictement économique comme on est sorti de l’âge du fer ou de la pierre, doublée d’une imbécile

structuration mentale qui fait de l’égoïsme et l’injustice la devise de ceux qui gouvernent, « la planète ? ». Merdre.

 

Le radis n’est pas sorti. Pas plus que moi je ne l’ai attendu avec ma pelle. Je suis allé à la mer. Un jardinier à la mer, c’est une annonce intéressante qui change de la sempiternelle ritournelle des exercices sécurité sur les navires, je cite : «  un homme à la mer... » Et oui un homme à la mer et c’est le branle bas de combat, enfin le branle bas de la mise en œuvre du processus adéquat pour récupérer le tracassin qui chuta dans l’eau...mais en ce qui concerne le jardinier...là c’est autre chose mesdames et messieurs celui là avait son idée en tête qu’il ne piqua point la première pour repiquer des laitues ou bien pour cueillir un concombre de mer cet indécent, mais bien plutôt pour s’évader. Ce qu’il fit. A son retour, puisque bien élevé, l’évadé revint, rebelle mais pas revêche ni plus qu’abattu, il commençait à imaginer d’une autre manière son jardin secret qu’il avait repeint entre temps, en bleu horizon comme hommage à son grand père qui s’y était perdu. Vous n’avez pas tout suivi ? Oui c’est toujours comme çà au début, mais patience, derrière l’écran, la plage...

Oui Mobensim, je t’en reparlerai de mon pote, mon copain, mon poteau, il a la tronche à Blueberry avec son nez qu’en a reçu des bourres pifs et comme il est d’une nature généreuse il a du en distribuer pas mal...Il a la gouaille d’ « un singe en hiver » et l’argo Brestois, le genre de personnage qui me remet dans mes belles années d’ado entre Recouvrance et la place de Strasbourg, entre Saint martin et Saint Marc, du temps où les conversations ne s’embarrassaient pas de menaces, franches mais viriles et correctes pour parler en langage Rugby...En attendant me voilà comme un jour de rentrée, sous les nuages que trimballe « le marin », le vent d’ici, vent du sud Est qui amène les pluies sur la montagne. Un marin qui a bu, c’est normal, c’est impératif, faut qu’il pisse comme disait le grand Jacques, qu’il titube à Amsterdam ou bien qu’il s’échoua au fin fond d’une vallée, quand çà déborde, y a que le cœur qui rivalise avec la vessie qu’il finit par prendre pour une lanterne pour éclairer le bout dehors ou le chemin à retrouver. Le poste a repris du service et c’est la litanie du bordel ambiant, les angoisses, les anniversaires en trompe l’œil, les 70 ans du début de la seconde guerre mondiale...la troisième a démarré il y a bien longtemps...en attendant pour se réjouir à la veille de la rentrée des classes, au programme de ma radio, outre cet anniversaire, toujours la crise, toujours Sarkozy, toujours les mêmes histoires de dictatures qu’on soutient, Libye, Gabon, et...

la grippe A....Ah la grippe A....La maire du Guilvinec est formelle : en temps de grippe A on ne nous embrasse pas...moi je dis vivement qu’on en soit à la grippe Q ... qu'on nous encule plus. 

fleurs et tomates

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés