-Vous comprenez, si je ferme les yeux, je vais déclencher une émeute…
- ?
L’homme de la RATP craint la révolte. Quand il me parle, il regarde en l'air, sentencieux, puis il baisse les yeux, lorsque je lui réponds. Il évite de croiser
mon regard. Il écrit ensuite sur une petite feuille préimprimée. Depuis trois jours que je suis à Paris, je me suis ainsi fait contrôler à quatre reprises dans les couloirs du métro.
Jusqu’ici jamais en infraction.
L’homme est entouré de trois autres collègues. La rame de tram file. J’essaie tant bien que mal de prouver ma bonne foi. Je n’ai pourtant pas voulu resquiller. Je
pensais qu’RER, errare humanum est, et bourre et bourre et rata tram, se complétaient dans leur tarification, tout comme on change de ligne dans les couloirs du métro sans pour autant racheter un
titre de transport…Et me voilà « empégué » pour cette bévue.
-Quarante euros, monsieur, s’il vous plait.
-il ne plait guère au rmiste de vous les refiler
- si vous saviez combien je gagne pour faire ce travail.
Et s’en suit toute la litanie de mes arguments, et de l’inflexibilité du contrôleur RATP, sans égard au voyageur provincial et infortuné. Où, quand un petit employé
en uniforme, lui-même sous la surveillance de deux autres en civil, tel des flics, se fend d’un zèle sans faille, à pourfendre le supposé et suspect fraudeur impénitent au regard concupiscent à
destination sa collègue de travail, pourtant encore jolie sous cette uniforme bien terne. Bienvenue à Paris, où sans préméditation j'ai participé au financement des retraites de la fonction
publique.
Mobilisons-nous pour éviter le pire à une famille APATRIDE.
Sent: Monday, September 10, 2007 11:29 PM
Subject: [Resf.info] Famille Popov, expulsion imminente
La famille Popov, rescapée d'une expulsion express la semaine dernière, en rétention à Oissel depuis, déboutée d'un ultime recours devant l'OFPRA (
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article7877) devrait être expulsée demain. Selon des "confidences" de
policiers, Vladimir, Yekaterina et les enfants Véronique(4 ans), et Geoffrey (6 mois) devraient être montés dans l'avion de 14h25 à destination d'Amsterdam avec correspondance pour
ASTANA . C'est très probablement faux. En tout cas, ils ne sont pas incrits sur ce vol ce soir.
Le plus probable est qu'ils soient conduits vers Amsterdam ou Frankfort dans l'avion privé N&N (Ni vu, Ni connu) du ministère de la rafle et du drapeau. Pratiquement impossible de résister :
deux policiers par personne, enfants compris, un stock d'attaches velcro, de menottes et de baîllons à terrifier et pas un témoin.
La solution ne peut venir que de l'extérieur. De l'intervention de la population qui par fax, par mail et surtout par téléphone peut inverser le cours des choses. On peut
appeler de jour comme de nuit, demander le permanencier.
Ministère : 01 77 72 61 00
Préfecture d'Angers Tél : 02.41.81.81.81 Fax : 02.41.88.04.63
Prefet : M. Vacher -
prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr /
cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr - Cabinet : tel 02 41 81 80
20
Service de la Réglementation :
reglementation@maine-et-loire.pref.gouv.fr – Secretariat : tel 02 41 81 81 02
Préfecture de Charleville-Mézières : 03 24 59 66 00
Mail de la préfète :
catherine.delmas-comolli@ardennes.pref.gouv.fr
Fax de la pref : 03 24 59 67 55 et : 03 24 59 66 12
Secrétaire Général :
vincent.desoutter@ardennes.pref.gouv.fr Fax : 03 24 59 66 60
Directrice de la Réglementation :
nadine.estermann@ardennes.pref.gouv.fr Fax : 03 24 59 67 19
Directeur de cabinet :
franck.chaulet@ardennes.pref.gouv.fr
_______________________________________________
Resf.info@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info
Encore une visite sur site qui fait réfléchir, des personnes au RMI témoignent de leur quotidien...
http://www.maydayfr.org/
Je suis toujours gêné, un peu, quand un interlocuteur bien attentionné et propre dans ses convictions me tance d'arguments tels que, "y'en a qui en profittent
quand même", "font pas d'effort pour chercher du travail", ou bien "...il ont trouvé le bon filon"...
Généralement, celui ou celle qui me dit çà, ne sait pas que "j'en suis", souvent même il ou elle aura été un brin admirateur vis à vis de mon parcours atypique à propos duquel 'il ou elle se
lachera d'un: " toutes ces expériences c'est enrichissant tout de même..." Et je ne dis plus rien. Je regarde partout autour de moi. Je hoche de la tête, tandis qu'à cet appéritif, on me
tend quelques cacahuètes et qu'on m'assenne encore une fois, "mais vous faites quoi dans la vie déjà?" Ou pire, "vous êtes quoi?" -Rien, suis rien, une merde sur une pelle en bois, une
rature au bas d'un contrat d'insertion...
C'est une évidence pour eux, ceux qui en profittent le plus sont ceux qui en ont le moins...
fleurs et tomates