Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
C’est dimanche matin. Et je vous ai
collé grace au titre une ritournelle pour la journée....C'est que çà canarde autour de moi. Des coups de fusils de plus en plus rapprochés. Des chiens qui aboient. Un animal traqué surement.
Loupé. Loupé, loupé puisque çà canarde encore, aussitôt, aussi sec, disait la maman à la putain pour signifier toute la raideur de la spontanéité des événements tragiques. Putain de planète, çà
traque, çà chasse, çà cogne, çà traine, çà déchire...Pouvez pas rester au lit ? C’est dimanche matin, faire un calin, non ? Tout seul ? Ben allez, oui, t’as l'droit aussi,
masturbation bien menée vaut mieux que coït banal...demande à ta femme qui est restée au lit pendant que tu mettais ton treillis. Un peu d’amour à la place de la chasse...Et
C’est toujours tirer un coup non? Oui, je ne m’adresse pas aux poètes ce matin, mais aux amoureux de la nature...hein ? oui de leur propre nature.
C’est vrai qu’on se sent un peu con des
fois tout en bas, dans la France d’en bas comme disaient les anciens châtelains...A suivre les péripéties et les récits de voyages des grands de ce monde, les indignations de ceux qui sont un peu
moins grands et qui vont le rester et que c'est çà qui les met en colère, à suivre les aventures du jeune et élégant prince Jean, celles de son père Nicolas et tout un tas de... je devrais dire
un aréopage de courtisans et collaborateurs qui se prennent les pieds dans des tapis trop épais ou bien moelleux pour leurs démarches malhabiles ou bien par manque d’éducation à toutes ces choses
qui s’apprennent quand on veut se prendre pour machin et qu’on en n’a pas l’étoffe, la classe...Ouais c’est vrai qu’on se sent un peu con, au carrefour, « à l’adresse de l’éternel »
comme on dit chez Lanza, et qu’un type en bottes et paré d’une tunique bleue vous examine comme un suce pet parce que... "vot bagnole les gars, elle est vachement bizarre les gars", c’est une
bagnole de pôve...et que çà être pôv au royaume du flouz c’est pas bon, c’est pas bon du tout. T’es pas là pour jouer les avocats de circonstances à ton propre procès comme Monsieur De, non t’es
là toi, pour fermer ta gueule et allez te nicher devant ton canapé minable devant TF1. Bon assez parlé de ces bêtises, qu’on a voulues, puisque’ on les a élues...enfin je dis « on »,
pronom con qui remplace celui qui l’emploie...qu’on disait à l’école y’a longtemps, du temps des petits « on ». Je n’ai pas voté comme çà, mais étant sujet comme les autres
« on » j’en suis réduit, à fermer ma gueule au * "carrefour, à l’adresse de l’Eternel et fermer le cercle pour faire un temple dans le vent, faire de ce lieu quelconque un temple et
chanter louange....là, le flic y te regarde et commence à se dire, ya comme un point noir qui n’est pas clair....
* debut de la prère du feu de Lanza Del Vasto chez les compagnons de l'Arche.
Très chère Mobensim en référence à ton
commentaire : "Et si vraiment Dieu existait ? Il faudrait s'en débarrasser !" dixit Bakounine via la voix du grand Léo »...Je me souviens encore de cette une de Charlie Hebdo d’avant la
césure, « c’est dur d’être aimé par des cons »... C’est donc pourquoi l’idée de Dieu ou d’une quelque conque immanence, énergie fondatrice ou je ne sais quoi d’au delà de tout,
d’innommable et ou d’inimaginable à la Saint François ne me déplaît pas. J’aime le grand Léo, et seuls les cons m’emmerdent...et toute cette pensée et la fronde et pourtant,
j’ai gardé au fond du cœur, cette fin de messe en Bretagne, celle de Noël, ou les pieds s’en allaient à leur rythme au chant final en breton, rythme de dance « plin », phénomène qui
échappe au système et qui en émane pourtant, liberté et pourtant courant communautaire sans communautarisme puisqu’il suffit d’y être et non pas de le porter sur sa gueule, tes pieds t’échappent
il s’en vont chargés de cette énergie qui vient de la mer d’Iroise et gambadent en rythme subversif et païen comme autant de coups de pieds au cul de toutes les idées reçues et la peste soit des
bures et des barbus, qu’ainsi même jusqu’aux tondus dont les poils poussent à l’envers jusqu’à leur chatouiller le trou du cul dans les siècles des siècles, amen. Qu’elle était belle en dansant,
la copine devant moi, ah ses hanches, ses cheveux ah... Voilà donc pour moi l’idée de Dieu, celle qui porte en elle la subversion et qui nique tous ceux qui essaient de la confisquer à des fins
de pouvoir, de division, d’obscurantisme et d’opposition de confort supposé de la malhonnêteté intellectuelle et de mauvaise haleine... Ainsi, ce matin à la radio, branchée par mégarde sur Inter,
un vieux réflexe... j’entendais qu’une équipe de foot de musulmans refusait de rencontrer une équipe de foot composée d’homosexuels... C'est qu'on n’a pas le cul sorti des ronces disait un jour
un routier dans une émission de Daniel Mermet..."Je crains que Dieu n'ait quelque peu surestimé ses capacités lorsqu'il a crée le genre humain..."je crois que c'est du grand Oscar? C'est aussi de
l'humour et çà c'est un sérieux antidote à la mauvaise haleine et à la peur de l'inconnu...
J’ai bien entendu ce
matin aux informations, les irlandaises et les irlandais vont aux urnes pour un nouveau référendum à propos du traité de Lisbonne. Je propose à toutes fins utiles une simplification des
référendums :
Etes vous d’accord pour dire oui maintenant ou bien dire oui dans 15 mois ? Oui ? Si c’est oui c’est bien. Si c’est non, dites oui au non ou bien non au oui et dans ce cas nous dirons oui à un prochain référendum dans lequel vous aurez le choix entre oui et oui, non ou bien ?
Jeudi 26 septembre, c’est le jour du
poisson. C’est pas un calendrier chinois qui le dit mais c’est le passage de mon poissonnier qui klaxone depuis Sète et Saint Beauzille de Putois et qui vient ambuler jusque dans mon
hameau. C’est aussi l’heure de mon journal d’un con en attendant demain pour la suite de « La Drailhe ». Le journal d’un con c’est un peu la tentation du quidam qui a mal aux dents et
qui feuillette un journal de merde dans une salle d’attente. N’en pêche, mon poissonnier a bien du mérite. D’abord il fait un commerce pas facile et en plus il le fait en Montagne. Normalement le
poisson de mer ne monte pas jusque dans les montagnes où y’a très peu d’eau de mer et en principe pas de marée. En principe on y trouve pas ou très peu de marins. Moi j’y suis. Pas fait exprès.
La doudou du marin aime la montagne qui lui aime sa doudou. Donc j’achète du poisson à mon poissonnier ambulant qui lui a bien du mérite de venir jusqu’à moi qui aime une doudou qui aime la
montagne qui lui cause tant de tracas dans les montées et le mal de mer dans les virages. A part çà, pour alimenter mon journal de con dans la salle d’attente avec mon poisson sous le bras, ya du
Ahmadinejad peu frais, du Besson un peu limite, et du président au dessus de tout comme un camembert pour dire que la présomption d’innocence c’est un truc qui rend coupable...pour clore cette
journée qui sent le poisson, j'ai trouvé çà sur Rue 89 que j'aime bien, écoutez donc... avec de la brandade de morue dans les oreilles, les questions passent mieux...( au passage, merci au
courageux Philippe Lioret, face à "MOF", et auteur de l’excellent film Welcome)
« ...Du 27
décembre 2008 au 18 janvier 2009, l'armée israélienne a lancé une vaste offensive
terrestre dans la bande de Gaza, baptisée « Plomb durci », en réplique aux tirs de roquettes du Hamas sur la ville israélienne de Sdérot... »
« tiré » si je puis dire du début d’un article de Rue 89, site sur lequel je vais régulièrement... Le titre m’a accroché...encore un mot « tiré » du
vocabulaire militaire...Donc : « Israël accusé par l'ONU de crimes de guerre à Gaza... » Voilà ce qui m’émeut, me turlupine, me questionne, me travaille le
bulbe, me chatouille une demi neurone, bref me pose question. Outre que l’offensive fut nommée d’un sobriquet ridicule autant que militaire, et c'est donc à tort que l'on pense que le ridicule ne
tue pas, mais çà, le titre ridicule de l'oeuvre qu'ils vont executer, toutes les armées du monde savent faire, même la notre, c’est dire... l’intention était claire...on va cogner. Donc ce qui me
rend sceptique, perplexe, dubitatif comme un mécréant c’est la découverte stupéfiante, en 2009, que les soldats ne sont pas que des poètes ou bien des esthètes de la sémantique, mais qu’ils
tuent, les sauvages...et là faut bien reconnaître...jusqu’ici, on s’en doutait un peu, quoiqu’on n’était pas sûrs qu’on s’en était pas aperçu, ou bien l’inverse non plus.
fleurs et tomates