Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
On va dire que çà va, hein? Après le coup de gueule d'Alex, depuis le japon; ( voir la page d'en dessous). Nous on a 52 barils et des primaires. Nous, on peut
toujours s'indigner, jusqu'ici tout va bien, bientôt le plancher et nos gros nez écrasés comme des fraises espagnoles dans une mer de plastique. Des classes qui ferment, des hopitaux qui baillent
et des patients qui braillent, nous, entre les faits divers et les procès qui passent, on attend les pères identiels, l'essentiel comme dans une bouteille de lait. Bon j'y retourne, c'est
que je suis occupé, des batavias, des poireaux à repiquer, faut pas mollir, écoutons donc tous en choeur Fool's Good, HA DVASH...http://youtu.be/figATF0c-4o. Bises sur
l'oeil.
La bande son d’ « Il était une fois dans l’ouest » joue et tu vas lire les nouvelles, où tu veux.
L’indien qui pleure parce qu’on va construire un barrage au cœur de l’Amazonie, le gamin torturé par les sbires de Bachar el Hassad, les salaires des grands patrons qui s’envolent, un bateau plein de saloperies qui tente de se poser quelque part où l’on est pas trop regardant sur l’environnement et les conditions de travail, les centrales nucléaires grâce auxquelles on a élaboré un nouveau concept économique, privatiser les profits et mutualiser les pertes. Il était une fois une planète à l’ouest…..
Un petit garçon s’est pendu au porte manteau. Cela m’a ému. J’ai passé beaucoup de temps dans les couloirs des écoles, entre les portes manteaux. C’était facile, il suffisait d’être un peu plus rêveur ou remuant que les autres, un peu dissipé quoi, d’avoir l’outrecuidance d’une envie de pipi inopinée ou bien que sais-je, une récitation mal apprise, ou bien encore mille raisons d’être expulsé et d’errer dans les couloirs, ravalé au rangs des anoraks et autres petits manteaux, rangé au rayon des accessoires. On apprend beaucoup de vocabulaire à l’école. C’est là que j’ai appris le mot « exclu », et puis, « dernier » et puis « différent » et puis le concept, « intelligent mais paresseux ». Enfin, on apprend beaucoup de choses, à réfléchir dans les couloirs, entre autre, c’est qu’il existe des couloirs, ces choses qui permettent d’errer d’un endroit à l’autre, celui d’où l’on vient d’être expulsé vers ceux dont l’entrée vous est interdite, exceptée celle du directeur, si l’on est convié.
Un petit garçon s’est pendu au porte manteau. Cela m’a ému. J’ai passé beaucoup de temps dans les couloirs des écoles, entre les portes manteaux.
Vais écouter Moriaty moi, tiens.
Des problèmes de publication ce matin d'où l'essai que j'ai laissé...Rien dans nos radios concernant les manifestations en Espagne, d'où elles ne rapportent que les résultats des élections? Indignez vous peut lire en français sur quelques pancartes, et cela me rappelle les petits débats entre amis prenant " l'opuscule" de Stéphane Hessel avec dédain, dédain que l'on continue d'observer dans cette quasi indifférence des rassemblements sur la place à Madrid. Réelle indifférence? Dédain vraiment? Ou gêne devant un sentiment qui croît, sentiment de l'obsolescence des politiques suivies, fracture réelle entre ceux qui pensent à leurs prochaines élections et puis tous ceux qui vivent tant bien que mal dans ce qu'on appelait il n'y a pas si longtemps " la France d'en bas", et que l'on peut étendre à l'Europe d'en bas? En bas, ce sentiment qu'on nous prend pour des billes qu'on pousse d'une pichenette avec condescendance, le tout accompagné d'un discours auquel plus personne ne croit. A la langue de bois du haut des pavés, s'opposent désormais celle des bois et des places en ville qui chatouillent les mêmes pavés par en dessous.
Pauvre Vauquiez, pour qui l’assistanat est le cancer de la société, pauvre artiste aux cachets au demeurant scandaleux à l’égard de sa piteuse prestation. N’a t-il jamais fait le lien entre la paupérisation que lui et les siens ont fait subir aux plus fragiles, les délocalisations, le chômage de masse, puis les boulots à temps partiels non choisis, puis les statuts qui rendent encore plus précaires ? A til seulement imaginé comment on pouvait vivre avec les minima sociaux ? S’est il seulement représenté la valeur du montant d’un RSA pour une mère célibataire, valeur qui fait pâle figure aux côtés de ce qu’il touche en tant que ministre et maire pour dire de pareilles conneries, non des horreurs pleine de mépris. Le cancer c’est lui et son esprit tordu, lui et ses chefs qui distillent chaque jour un peu plus de misère et de désespoir en essayant de bassement flatter les idées de l’extrême droite. Car on en est là, un peu partout en Europe, où les gouvernements sont à la course à l’échalote, tenus par les coucougnettes, essayant de ramasser les suffrages de ceux qui cèdent à la peur de perdre le peu qu’ils ont, les votes potentiels en faveur des idées rances qui ont menés jadis à la catastrophe. Tout est bon, jusqu’à la simplification à outrance aux côtés des imbéciles effrayés par leurs ombres, l’enfer c’est l’autre, et tant qu’à trouver des boucs émissaires, méthode qui a fait ses preuves, en plus des immigrés, stigmatisons au sens propre, amen, enfonçons le clou dans les mains des pauvres, les salauds de pauvres qui dans leur malheur profitent honteusement et sans remords de l’aumône des minimas sociaux, si loin, tellement loin de la gente qui manie avec aisance le jeton de présence dans les casinos du CAC 40. Allez, Monsieur Vauquiez, du courage, allez jusqu’au bout de vos idées sans queue ni tête, allez y, avec 5 heures de travail, gratuit, dévalorisez encore plus la valeur du travail et celle là même de l’idée de salaire, rétablissez tant que vous y êtes, le travail forcé et pourquoi pas l’esclavage et faire de la misère un délit, de la jeunesse une angoisse et de l’argent un pompon de manège que les riches agitent devant tous et soustraient aux regards concupiscents des ramasseurs de miettes. En effet, il y a de quoi s’indigner, comme dit Stéphane Hessel.
Difficile d’écrire. Il y a tellement de choses à dire. D’autres le font si bien, quand au milieu,
s’époumonent aussi des auteurs de sottises, des clowns officiels et mis en avant malgré eux.
Il y a aussi ceux qui comme moi, s’autorisent une autorisation comme dit Coluche, ou bien versent à céder à l’expression d’un art ultime et mal aboutit qui s’orne d’une sentence de Michel Audiart, expert en raccourcis dévastateurs : « les cons çà ose tout, c’est à çà qu’on les reconnaît, ». Je ne voudrais pas tomber là dedans, même pas un 1er avril. Côte d’Ivoire, révolutions arabes, drame nucléaire sur fond de tsunami, dérisoire et politiques minables, mettent nos réflexions en flux tendus quand chacun, qu’il s’honore d’un mot sur FB ou bien dans un quart d’heure de célébrité, se prend pour Spinoza, Zola, ou bien se vente de dire ce qui d’ordinaire devrait se taire et se pincer le nez à l’approche des exhalaisons du froc des Dupont la joie qui se mêlent avec une troublante facilité aux propos diffus et indispensables, tout aussi bien qu’insupportables à certains salons de la petite lucarne, exemple de l’indignation salutaire de Stéphane Hessel. C’est le 1er avril, et cette année, je n’ai pas envie de poisson, il nage dans nos contradictions soupoudrées de césium.
Face aux interrogations sur l'énergie, nées de la catastrophe de Fukushima, où le nucléaire met dans l'embarras pour cent mille ans, face aux interrogations nées du constat du réchauffement climatique et la mise en cause des énergies fossiles, face à tous ceux qui pensent que les éoliennes c'est vachement plus polluant que les énergies citées, face à tous ces problèmes insolubles dans le café du matin à l'heure où toutes les infos déboulent de mon poste j'ai, chers amis la solution, grâce à la réflexion sur L'être et le Guéant, formule titre que je pille avec bonheur et aisance et que j'ai trouvée sur Rue 89, je me dis que nous avons à disposition une source d'énergie renouvelable, pas cher, disponible en permanence avec des pointes d'extraction au moment des élections, oui parce que face à la guerre comme disait Montand, face au chomage qui recule en avançant, face aux usagers des services publics qui se réduisent en peau de chagrin et la pitié, les services et les usagers, et qui ne font rien qu'à s'habiller pour faire chier le gouvernement qui se demande bien pourquoi des gens malheureux ne sourient pas dans notre belle République éffarouchée avec toutes ces croix, ces croissants, ces poils de barbe, ces capuches sayantes et ces poils, au menton, aux jambes cachées et peut être cachères ou hallal, face à ceux qui votent aigris parce qu'ils imaginent que pire c'est mieux, face à tous ceux qui ne votent plus parce qu'ils pensent que c'est déjà mieux en étant pire, je préconise l'emploi de la connerie et de la méchanceté à bruler dans les chaudières et les moteurs , avec laquelle on pourra se chauffer et rouler en permanence et ceci dans les siècles des siècles amen. Je reprends une tasse. En attendant faudra aller voir Pina de Wim Wenders, parce que çà fait du bien et que c'est le contraire du pire.
Je suis comme un con dans mon jardin à étaler mon fumier. Fumier, fumier, je suis bien, les deux pieds dans la merde à siffler, à chanter en bras de chemise derrière une brouette. Ça fait patriote, c'est dans l'air du temps. c'est le printemps. Tout va bien, il fait beau sous le soleil. Les bourgeons éclatent, moi aussi. Les pruniers sont en fleurs, les abeilles sont de sortie. Les coccinelles coccinellent. Rappel général dans les arbres alentour, on piaille, on s'esclaffe, on s'envole. 137, c'est un nombre. C'est le mien, il me suit partout. Où que je sois, je le trouve, dans un train, sur un billet, dans une chambre d'hôtel, ou bien encore...demain y aura du 137 au dessus. A quoi bon. A quoi bon faire ce jardin pour manger mieux. Demain y aura du 137, du césium, comme une barbe à papa, une grosse bulle nous survolera. C'est sans danger. Puisqu'on nous dit que c'est sans danger. C'est sans danger. Avant on nous disait que les nuages s'arrêtaient aux frontières, maintenant ils passent sans danger. Le césium 137 met deux mois à se dissiper dans le corps et trente ans dans la nature. C'est sans danger. Bon, maître Capello est mort, et je mets un franc dans le goret, sans danger. 55% des inscrits non votants, ou mal voyants, 15 % de FN çà fait 70% de sans danger. Restent, 18 % de front de gauche et écolos, plus 2% divers on arrive sans danger à 90% des inscrits qui ne se reconnaissent pas dans les partis qu'on appelle de gouvernement, sans danger. C'est sans danger. 137 coups de pieds au cul qui se perdent, sans danger.
fleurs et tomates