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Le temps qui passe

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humeur du chef

C'est pas que je m'ennuie avec vous mais demain je me tire, au moins pour deux jours...je vais jouer. Demain je pars dans le cosmos, dans le firmament rejoindre ma maman qui elle est partie en l'an 2000. C'est dingue quand j'étais petit l'an 2000, çà me faisait rêver, les fusées dans l'espace

intersidéral, les hommes volants avec un moteur dans le cul, enfin voilà, ca  s'est pas passé exactement comme çà, ce qu'on a eu dans le cul c'est plutôt ce que d'aucuns qui sont toujours du bon coté du manche appellent des réformes. Et maman justement l'an 2000...pffttt çà n'a pas fait rêver le gamin que je n'étais plus. Je digresse, je digresse toujours et faut que je file au jardin mettre en place l'arrosage au goute à goute, m'occupper des frites sauvages, des carrottes qui sortent enfin et du reste, m'occuper quoi de ce que j'aurai à bouffer l'hiver prochain car au train ou çà va je vais finir par recevoir un contigent de réfugiés embarqués par Paul Emploie qui va s'échouer sur nos cotes vu le nombre de crève la faim ( 175 000 en un trimestre) qui ne cesse de s'agrandir. Bon ce faisant, et c'est pas que ce soit une passion loin s'en faut  je préferais avoir des tunes et taquiner mes élucabrations audiovisuelles et pseudolittéraires sur un bel apple mais faut reconnaitre qu'avec ma dégaine de paysan maritime je reste dans le monde qui m'échoit et je me console en me disant que je fais ce qu'aucun peigne cul de la finance ou des pouvoirs temporels ne savent faire, je me fais à bouffer, de la graine jusqu'au au dessert. et pendant ce temps là je ne bosse pas pour eux... Que dire avant de partir,  le PS est mort? On s'en fout, enfin moi c'est sûr, depuis 1983. Demain je pars, à l'aube ..."à l'heure où certains ont blanchit l'argent des campagnes
.
Post Sriptum: Le numéro 2  de "c'est samedi c'est l'heure du journal d'un con paraitra en fin de samedi, voire dimanche...c'est con. mais çà relatera mes deux jours sous les juppes  des étoiles....à bientôt, d'ici là je vous embrasse, philippe
...Principal souci disait le professeur qui venait de mettre au point la greffe du cerveau...les donneurs...


On the road again, je sais pas pourquoi çà m’est revenu dans la tronche ce matin quand j’ai croisé sur ma route le papet habillé comme une grenouille et qui part à la chasse pêche nature , harnaché avec ses cannes à pêche tout çà, le papet, ses bottes, ses cannes et tout le barda sur sa mobylette, une bleue de la grande époque des mob. On the road again, c’est sur quand j’écoutais çà j’avais pas en tête l’image d’un route cévenole tortueuse comme ma tronche de décérébré après 22 ans passés ici. C’est qu’il en faut de l’imagination pour refaire le chemin à l’envers et se poser la question, la seule qui vaille, et je vous la laisse. Mon papet à 35 à l’heure, la guêpe qui s’engouffre par la fenêtre ouverte, un virage, une musique incongrue en ces temps « de milles colombes », un airbus qui n’en finit pas de se cracher à la faveur d’une orage interminable, et moi qui d’ordinaire la ramène pas dans un avion. Je double mon papet et hop au même moment, Paris Texas, Ray Cooder, c’est bon la musique quand t’es morose quand tu te demandes pourquoi tant de bêtise et de méchanceté dans un pareil endroit, c’est beau pourtant, çà devrait suffire. France Cul, hop le temps de comprendre ce qui s’y dit, tiens le syndrome français, un certain Pétain qui hante encore nos placards et notre inconscient collectif, y a de çà et je repense à ce con, mon con, couic, crac, dans un virage, je remets la musique, même si je m’appelle Philippe Maréchal, je ne suis pas d’humeur à faire don de ma personne aujourd’hui, j’ai juste le cœur un peu à l’étroit au milieu de nulle part. On the road again, où tu vas pêcher comme çà papet, attends moi...

Le vent qui souffle sur la terre sèche. Rien. Ces putains de nuages qui courent poussés par le vent du nord. Rien. Cette conne de radio avec ces niouzes à décerveler. Rien. Le champ d’oignons doux fraichement plantés et la vigne vierge sur le mur en contrebas qui crève à cause des produits toxiques. Rien. Un connard qui se fait appeler la lumière du vingt et unième siècle parce qu’il affame tout un peuple et joue avec une bombe nucléaire. Rien. Le président de mon pays qui justement s’en va en vendre du nucléaire et puis des rafales, enfin les rafales... Rien. Un esprit tordu qui propose que les gens en maladie puissent travailler de chez eux en faisant passer cela pour un droit des travailleurs. Rien. Une grève « barbe-cul » pour syndicats en déroute. Rien. La journée du voisin, il est pas là et c’est tant mieux. Rien. Des élections européennes pour élire des députés qui ratifient ou amendent des textes concoctés par des lobbies. Rien. 15 milliards d’années pour rien. Ma tronche de con au milieu de nul part. Rien.

Je crains qu’Hubert Reeves aie raison, nous sommes des poussières d’étoiles, à peu près rien.

A lire l’ami Gwendal  sur http://gwedenis.blogspot.com , je partage le même énervement contre ces garnements qui ont arrêté des enfants sur un soupçon de vol de vélo et puis d’accord avec lui pour dire et même s’il y avait eu vol ce ne sont pas des méthodes dignes d’un état moderne ; il y a toujours la phrase de thomas Jefferson, de mémoire : «  un peuple qui sacrifie de sa liberté pour de la sécurité ne mérite ni l’une, ni l’autre »  phrase de plus en plus d’actualité. Bien sur nous ne vivons pas en Birmanie ou bien en Corée du Nord ou bien en république sortie d’une vieille BD D’Hergé, mais il est des signes qui ne trompent pas. A mesure que le contrôle de l’économie échappe, à mesure que le pays se vieillit dans son esprit, ou est trop à l’étroit dans son slip bleu dont il sert de casquette pour réfléchir à une échelle qui nous révèle  et met nos problèmes en perspective à la mesure de la planète, le salut, comme à chaque grande crise d’angoisse, vient de l’intérieur, de cette obsession de fliquer de plus en plus pour s’imaginer contrôler quelque chose. Peu à peu, le pays obsédé par les théories sécuritaires se raidit, perd de son âme qui trouvait encore à s’épanouir çà et là, ne serait ce que dans sa réputation ou la notion même du pays « des droits de l’homme »; je crains que ce ne soit plus qu’un souvenir, une illusion , de l’auto satisfaction, à la manière de « je me félicite » comme osent le dire, sans rire,  les hommes politiques, de la même veine de qui s’enorgueillit de son patrimoine culturel auquel il n’est pour rien, et quand il s’en sert pour se glorifier. On est loin, de la notion de fraternité, revendiquée même comme dans spectacle pathétique par une tête d’affiche socialiste. Les théories sécuritaires se portent bien. Elles sont vendeuses en terme électoral et là, il ne faut pas se contenter de blâmer, le personnel politique pas plus que les médias dominants....on les a, quelque part on les mérite, c’est aussi le peuple qu’il faut engueuler, celui qui donne le bâton pour se faire battre, espérant en retour la reconnaissance de son maitre. On sait ce qu’il en est de cette reconnaissance. Comme dit Christophe Aleveque dans « son petit coin de résistance », «  c’est plus un cul qu’on va avoir, mais un terrain de golf ».

Pas facile d’aborder la journée avec Philippe De Villiers au p’tit déj... Candidat aux élections Européennes sur la liste « Libertas » avec « Chasse, pêche, nature et traditions, le marquis du boccage et ses paysans, l’avenir quoi. D’Europe, finalement il n’en est guère question, tout est prétexte à guéguerre franco française, et tout ce qui demeure en dehors des ambitions élyséennes ne semble pas intéresser grand monde. Dommage, cela m’aurait bien intéressé d’entendre des jeunes « Erasmus » parler de l’Europe qu’ils vivent, de même, cela m’aurait intéressé de savoir comment changer la présidence de la commission européenne, peut être qu’en allant voter pour un parlement différent ? Une idée comme çà en passant...au lieu de cela, la guerre des roses continue et l’UMP se retrouve chez nous en tête dans les sondages, en tête à tête avec l’abstention, à savoir finalement qu’un très petit nombre se chargera d’une non représentation des citoyens mais de leur état d’esprit, rien à secouer, plutôt bêler que tout ce qui nous arrive c’est de la faute à l’Europe.     

Pas facile, c’est encore lundi et çà revient toutes les semaines, c’est une manie. Encore que j’ai failli dire c’est une mamie. Hier c’était jardin, après c’était montage, j’ai posé les grilles pour les tomates, elles vont pouvoir s’étendre bien aises au soleil. J’ai mis les cornichons aussi. Faut toujours des cornichons. Un cornichon, çà parait con comme çà au premier abord, mais quand on y revient, en y goutant de plus près et qu’on l’a dans la bouche, on trouve que çà mérite bien son nom. Demain, je mettrai un plant de cacahouètes. Cà flatte toujours l’ego que d’aller montrer ses cacahouètes aux dames à qui l’on fait visiter le jardin...Je raconte que des conneries, mais çà fait du bien aussi et d’abord c’est pas des conneries, c’est mieux que d’entendre Bernard Kouchner qui est à la ma radio, ce que les traces de beurres sont à la surface de mon café, c’est mieux que t’entendre qu’il y aura probablement 51 % d’abstention aux élections européennes, qu’en France c’est l’UMP qui est en tête dans les sondages,  je sais dire des conneries c’est lâche, mais çà masque par dépit, la tragédie de la célèbre opposante à la junte Birmane ... je vous invite à lire cet article du Monde du 14 mai : «  L'opposante birmane Aung San Suu Kyi va être inculpée, jeudi 14 mai, pour avoir contrevenu aux termes de son assignation à résidence en laissant un Américain s'introduire à son domicile de Rangoun, a annoncé son avocat. Avec deux femmes qui vivent avec elle, l'opposante a été emmenée, jeudi, à la prison Insein, dans la banlieue nord de Rangoun : son procès devrait s'ouvrir lundi... Putain de lundi quand on a choisi d’être courageuse et de s’appeller Aung San Suu Kyi.

 

PS ce matin j’ai aussi entendu un « bout «  de l’Affiche rouge, d’Aragon, chanté par...Léo Ferré, là le pépoil s’hérisse, y a des gens qui ont vécu des lundis difficiles...

fleurs et tomates

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