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Le temps qui passe

Avril 2007
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Après l'appel du pied, au vétérans gauchistes, citant Blum, Jaurès, puis aux électeurs d'extrème droite, voici le coup de pied de l'âne aux électeurs centristes. Toujours la même phrase, "j'ai besoin de vous". Eh oui le petit Nicolas a besoin de beaucoup de monde autour de lui. Il l'a bien compris, on ne peut asservir un peuple sans son assentiment. A sa grand messe, d'hier, l'ordre était établi, tel qu'il sera s'il parvient au pouvoir, les people devant et le bon peuple dehors. Allez, votez pour celui là qui asservira à coup sur, il n'y aura pas de surprise, semble dire cette organisation, plutôt que de céder au risque d'une politique prenant en compte les difficultés de tous et l'espoir d'une plus grande équité. La différence serait là, dans un cas on est sûr d'en prendre plein la gueule, dans l'autre c'est pas certain et peut être même que non si réfléchit un tant soit peu aux programmes proposés. Réfléchir, voilà une deuxième difficulté, comment faire quand le cerveau d'une grande partie fut rendue disponible pour vendre ce qui fut à l'origine un erzast de médicament qu'un temps il put être proposé par quelque charlatan échapant au goudron et aux plumes. Et pour finir, le petit Nicolas en vient jusqu'à éradiquer toute véléité libertaire née en 68, gageons, que s'il parvenait à la présidence, il remonterait le cours de l'histoire jusqu'à 1936. Cet homme surfe sur la peur et le repli, et prône un ordre sorti d'un temps révolu, sorte d'age d'or qui jamais n'exista pour le peuple et demeure dans certains esprits, une sorte de référence, la France des usines de mon grand père. Celle là même qu'ont combattue des générations de syndicalistes, dont un représentant ce matin, pour Fo, courageusement n'engagea pas son point de vue d'électeur et de citoyen, retranché à l'abri de l'impartialité syndicale, au nom du respect du jeu démocratique. Qu'en penser dans ce cas, où l'idée même de la démocratie est en danger, lorsqu'on sait, le pouvoir que peut exercer Nicolas Sarkozy au regard de ses relations à travers les milieux financiers, médias, ect...Ce type me fait peur, jusqu'à sa manière d'attirer à lui par les plus grosses ficelles. Bonne nouvelle cependant, les chercheurs ont choisit celle qui leur semble la plus apte à sauver la recherche, je ne suis pas sûr pour autant que celà fera réfléchir tout le monde, réfléchir, réfléchir, putain, juste utiliser un peu du cerveau qui reste aprèsle gavage télévisuel. 

 

 

                         

Demain, c’est le premier mai, la fête du travail. Et justement, j’en ai retrouvé, du travail. Oh bien sûr je n’en manquais pas. Il y avait de quoi s’occuper à la maison. A commencer par le jardin, notre révolution verte, qui nous donne la presque suffisance alimentaire. Amis des potagers, voilà toujours une bonne idée, être le plus possible autonome, maitre de la qualité de ce qu’on mange, participer à la préservation de la biodiversité… Et me voilà en attendant Godo, réembarqué. Quelques jours d’un weekend prolongé à la maison, et je suis à nouveau baigné dans l’élection. L’interminable temps entre les deux tours. Suspense, qui pour certains n’en est pas un,  tant « tout semble plié ». Un peu plié même… putain pas lui, surtout pas lui,  dites moi qu’il est encore possible d’y échapper, que nous ne voterons pas contre nous même. Certains que j’ai rencontrés, n’iront pas, convaincu d’être à la gauche de la gauche la seule voie possible, sans eux point de salut me rappelant ainsi des grégoriens « d’Una Voice » pour qui, à l’instar de Brassens ressassaient que « sans le latin la messe nous emmerde ». Allons y, qui que nous soyons, ne nous infligeons pas le pire pour se punir de n’avoir su trouver le ou la meilleure. Je ne crois pas aux hommes ou aux femmes providentiels, mais tant que ce système puéril se maintiendra, réfléchissons avant de voter, voire de ne pas voter, il est des manches dont il convient de ne point se délester au profit des bateleurs et harangueurs même haut comme trois pommes, comme le Lord dans le film d’animation « Schreck », la ressemblance avec NS est saisissante . Je voterai par procuration dimanche prochain pour Ségolène Royal, non pas par conviction au départ, mais bien pour ne pas donner ma voix au petit Nicolas et dans l’espoir que cette dernière puisse se révéler. Bien des espoirs furent déçus, pourquoi l’inverse, une heureuse surprise, et puis une femme à l’Elysée, c’est déjà une bonne idée.     

Fallait s'y attendre, me voilà embarqué, au propre et au figuré. Oh figure de coucourge, il est beau ton batô, té...Et voilà t'y pas qu'ils m'ont pris en photo sur le vieux port, à bord de mon vieux gréement, sur le pont, moi en débouchant une à mes camarades maritimes, avé ma sallopète épousant ma silhouète galbée et fier comme un estarquefigue à la veille de la grande traversée. Et puis petits moments de tristesse, je crois que vous me manquez.. Jamais content, et puis mes petits reportages sur la télé libre...Libre, putain c'est çà libre, saleté de pognon va. Bon mollissez pas camarades de tous les ports, faut pas se loupper , aux  urnes citoyens y'a comme une chanson de Nougaro qui me revient," Mai mai mai Paris mai, mai mai mai Paris...

A bientôt, vous me manquez trop

Biz du capatin Gib

Bon, les résultats que vous savez n'y sont pour rien, ce blog est un p'tit poil désorganisé...cause, j'ai retrouvé mon statut de capitaine Gib, voir les feuilletons que j'ai proposés quelques pages en arrière. Mais promis dans la semaine je trouve les bonnes marques pour reprendre aussi souvent qu'il sera possible au marin que je suis pour quelques mois afin de continuer à éculubrer sur cette page. D'ici là pas de faiblesse, je vous retrouve dans les tous prochains jours, dans un moment où plus que jamais faut qu'on se tienne au chaud, les coeurs hauts, hauts les coeurs, attendant le prochain tour, que le pire ne vienne point. Pour ma part j'ai ma procuration, et je ne tiens pas à faiblir devant le petit Nicolas afin qu'il ne se mêle point de nos rêves comme il dit pour les transformer en cauchemards.
Je vous embrasse, vous qui passez sur cette page, n'hésitez pas d'y laisser un mot, un commentaire, un bavardage car après tout c'est une occasion de réfléchir ensemble,et je ne tiens pas à la tenue d'un blog gros comme l'égo.
Biz du Captain Gib
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Aux urnes citoyens…Comme disait mon vieux voisin Fernand, on en fera plus demain. Y’a quelque chose dans l’air, un je ne sais quoi d‘inquiétude qui plane au dessus de nos têtes. A écouter les uns, les autres, jamais je n’ai autant senti un tel frisson avant les élections, à croire une veillée d’armes, dans le silence avant le point du jour. On s’en dira plus au soir, d’ici là, n’ayons pas la main qui tremble.

 

 

 

                   

J’allais hier à l’allure d’un pépère dans sa vieille caisse Peugeot,  sur Marseille, la cité des phocéens, au son de ma radio, écoutant chez De Morand, Sarkozy…Et oui mon Nicolas, je répondais, à l’invitation d’un futur patron , pour une embauche…Pas fait exprès, c’est arrivé comme çà, un peu d’ailleurs comme c’était parti, pas fait exprès non plus. Et je t’écoutais NS, dans la lueur du p’tit matin, soleil plein la plein le gueule, quand tout à coup je ris. C’est rare que je ries en t’écoutant, un panneau devant moi m’indiquait à l’heure de tes choix :  « La Mède », localité dans les environs de laquelle d’ailleurs çà sent aussi comme çà, cause pollution…Puis ce fut Marie Georges Buffet, puis ce fut l’arrivée, la visite médicale du service des gens de mer, ou on commence par remplir un questionnaire genre est ce que tu bois et combien tu fumes de pétards, attention y’aura aussi un test pour trouver du cannabis dans les urines… Bon tout c’est bien passé, sauf que je voyais bien que la jolie médecine des gens de mer, se marrait en me regardant fixer mes bretelles quand je  rhabillais mon ventre style bulbe d’étrave… plus tard sur le quai des Belges sur le vieux port, devant la goélette sur laquelle, j’allais m’enrôler suite à entretien et essai, deux flics s’essoufflaient à essayer de remonter la coupée du bateau, parce qu’elle avait chu à l’eau à cause de la manifestation qu’ils organisaient, ce jour, sur ce quai…jeunesse citoyens police nationale, et me voilà entouré de deux policiers, les aidant à installer, ce qui allait me servir de tremplin à…l’emploi.  Tu vois Nicolas,  tu laisses faire le citoyen s’il te plait…  

 

 

 

 

 

      

Dans la ruelle qui tranche le hameau, y’a un p’tit oiseau posé à terre. Il se dandine, boite et semble cuver sa première cuite. Une mésange par mégarde au ras des moustaches des chats sauvages, je tends la main, attrape la p’tite bête. Je la porte. Elle tremble. Elle est toute douce. Je la montre à la petite fille toute émerveillée puis la pose devant la fenêtre. Une heure après, la p’tite bête s’envole. Elle restera encore sur une des branches de l’arbre d’à coté. Puis elle disparaît entre deux regards, jetés par hasard.

 

 

Hier soir, l’orage gronde, la montagne est fouettée d’éclairs. Les nuages quasi noirs menacent. Le disjoncteur claque. Il fait doux, odeur d’une pluie d’orage. L’heure est à la rêverie. Nous sommes partis. Inde, repartir en Inde, il ya trop longtemps que nous n’en sommes pas revenus. D’ailleurs en revient-on vraiment ? La campagne nous emmerde, sa France aux français, son identité nationale, ses drapeaux du 14 juillet, tout ce qu’il ya d’égoïste dégueule dans ma radio comme autant de slogans politiques. Le courant est revenu. Un CD tourne, Pascal of Bollywood…  

 

 

 

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