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Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
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Elle est allongée. Trop petite au milieu du grand lit, elle reste immobile. Trop petite pour une vie si riche et longue de souffrances, elle dort là, où on l’a bordée une dernière fois. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul oreiller. Depuis qu’il était parti, lui aussi, il y avait pour elle dix longues années, elle avait gardé l’autre oreiller. Le traversin et l’oreiller, une institution. Il y a quelques jours, il était venu dans son rêve pour lui dire qu’il viendrait bientôt la chercher puis, il s’était endormi à coté d’elle. Je n’ai pas osé lui demander s’il restait une trace, l’enfoncement de l’oreiller après qu’une tête y eût reposé. Elle était heureuse de cette visite inattendue, quitter cette planète de sauvages. Elle est morte une semaine après.
Elle est allongée. Un léger sourire nous ferait presque croire que c’est bien de l’autre côté. A mesure que le temps passe, que chacun revient dans la chambre où l’on veille ce sourire, il disparaît peu à peu, en même temps que sa présence s’estompe et se fond dans le temps et que le ton des conversations monte. Tandis qu’on s’habitue et qu’on parle, la mort efface discrètement, efficacement, rien ne bouge mais tout fout le camp. Efface ton sourire me disait le vieux « juteux » de l’armée française. Et voilà que ta mère s’en va et disparaît son sourire et te voilà seul, définitivement seul, sans preuve de l’origine, sans début ni fin pour le moment. Une histoire sans queue ni tête. Que de la littérature. Te voilà seul dans ce monde trop petit, trop absurde, trop violent, trop injuste. Qu’en pensent le tibétain enfermé à « perpète » au fond de la prison chinoise, le sans papier que l’on refoule vers son pays d‘origine contrôlée où la mort l’attend, l’enfant soldat qui revit les sévices en cauchemar, celui qui croupit à Guantanamo, celle qui meurt peu à peu de froid dans la rue, celui qui carde les matelas esclave au fond d’une cave. Je voudrais sortir, embarquer seul sur un voilier et disparaître au loin.
Ce matin dans mon poste, alors que j’avais encore mal aux oreilles de la veille d’avoir entendu dans ma radio que Bernard Laporte proclamait qu’ apprendre à nager c’est aussi important que d’apprendre à lire » et mal au bas du dos d’avoir posé du plancher et que j’avais mal au cul assis au bord de ma chaise, le nez dans mon jus chicorée, j’entendais encore parler de nos exploits en Chine avec notre bon Raffarin et le non moins excellent Poncelet qui conseillent le président qu’il faut y aller et oui faut y aller, de la diplomatie, toujours la diplomatie, toujours garder le sourire et le contact, on ne sait jamais, on arrivera peut être encore à vendre plus d’avions ou de centrales ou je ne sais quoi. Et puis après c’était autour de notre président en Tunisie, là pas la peine de lui dire, il y est déjà, tout en souplesse, avec le bon geste d’épaule qui convient, garder le sourire, chez notre ami président Ben Ali, tourisme, encore vente d’avions, centrales, discuter nucléaire…et puis à la fin pour couronner le tout, là j’étais dans ma caisse, mais j’écoutais toujours, jusqu’où on va aller comme çà, et ben jusqu’en bas, avec Emanuel Valls qui louangeait les britanniques, bien plus souples que nous, et le consensus, du consensus qui disait, et çà suffit Jaurès, c’est du Clemenceau qu’il nous faut, çà c’est une référence et en plus en tant qu’ancien marin çà me parle, putain d’amiante. Ce matin j’ai mal au cul, c’est sur, et je manque de souplesse en plus, et de diplomatie. Allez, exercices, tout en souplesse, on se penche, on se redresse, on sourit…on se penche, on se redresse, on sourit…on se….
Allez, je vous laisse, la bise à demain, je vais écouter Daniel Mermet, en posant mon petit plancher :
Oui c’est le printemps, après les oignons qu’autour on traite comme d’innocents sportifs, y’a la verte prairie de la petite maison du même nom, que l’on tond, consciencieusement, avec un moteur à explosions. Du deux temps, bien polluant, en fumées et en bruits dispensés pour le meilleur et pour le pire, en tout cas pour les oreilles des voisins et à toutes fins utiles, pour le plaisir des yeux et la satisfaction d’un endroit entretenu comme il se doit à force d’essence, mélangée d’huile à 3%, pour que pourrisse en tas, de l’herbe inutile, qui ferait rêver bien des troupeaux qui ont la malchance de survivre en zone aride. Ouf, tout çà écrit d’une seule traite sans respirer comme pour souligner l’absurdité de nos petites vies suspendues à des gestes ridicules où que l’on se trouve tandis que dans mon poste radio, scotché sur Inter un journaliste de Canal + explique comment il est fier de ne plus boire et se droguer, vu que c’était pour combler un certain vide dans sa vie de boulot… De ce cet exposé décousu, je fais un patchwork que j’assemble avec la retraite qui n’est, selon un intervenant de mon même poste de radio plus tôt ce matin, qu’un temps destiné à faire ce que l’on n’a pas réussi à réaliser dans sa vie…tondre sa pelouse et la brûler en tas avant d’aller s’en jeter un, en se disant à contempler son jardin d’Eden, que l’on a bien travaillé…
Stage de formation à l'action directe non violente
Un stage de formation à l'action directe non violente est organisé les 10 et 11 Mai en Ardèche, à St Vincent de Barrès, entre Privas et Montélimar.
Ce stage associe approche théorique et exercices pratiques, mises en situation et techniques.
Il s'adresse à tous les militants (expérimentés ou débutants!) qui adhèrent au Manifeste des Désobéissants (voir sur www.desobeir.net ) et qui pensent participer un jour, à un titre ou un autre, à une action directe non violente.
Horaires: Samedi :
9h30-19h00 (puis dîner + soirée projection informelle)
Dimanche : 9h30-17h00
Coût: 40€ (stage + hébergement + 3 repas végétariens bio). Petits moyens, nous contacter
Pour ceux qui viennent de loin, possibilité d'arriver la veille en prévoyant une auberge espagnole !
Inscriptions: 04 75 65 93 40 ou 06 82 25 67 72 .
Manifeste des Désobéissants
Nous sommes un certain nombre à penser que la situation inquiétante de notre planète nous impose de retrouver le chemin de formes d’action et de lutte plus efficaces et plus
radicales. Nous croyons que la réalité des rapports de force que nous subissons en matière de nucléaire civil et militaire, de protection de l'environnement contre les pratiques de certaines
multinationales, de mondialisation de l’injustice sociale, etc. exigent de renouer avec une culture de la désobéissance civile/civique, de l'action directe non violente, du refus radical et
ludique.
Conscients des limites liées aux modes traditionnels de mobilisation (pétitions, manifestations...), qui ne nous valent que de trop rares victoires, et n'attirent plus guère les
nouvelles générations de militants, nous avons décidé de former un réseau informel de militants de l'action directe non violente. Parce que nous voulons nous battre pour la défense de la vie et
de la justice sociale, nous avons décidé de nous organiser en un groupe de volontaires et d'activistes prêts à agir de manière directe et non violente aussi souvent que
nécessaire/possible.
Nous sommes des faucheurs d'OGM, des démonteurs de panneaux publicitaires, des clowns activistes, des dégonfleurs de 4x4 de ville, des inspecteurs citoyens de sites nucléaires, des intermittents du spectacle, des activistes écologistes, des hébergeurs de sans papiers, etc. Nous pensons que nos luttes et nos méthodes relèvent d'une dynamique alter mondialiste plus indispensable que jamais, et que c'est ensemble, et dans l'action directe non violente, que nous rendrons possible la transformation radicale de notre société, et de ce fait notre survie à tous dans un monde redevenu vivable.
Dans un premier temps, nous avons décidé de nous former à l’action directe non violente, et aussi de faire émerger parmi nous des formateurs d’activistes, afin de démultiplier les formations et d’élargir ainsi nos rangs, tout en diffusant la culture de l’action directe non violente. Des stages se tiennent régulièrement, auxquels vous pouvez participer en vous inscrivant auprès de nous. Vous pouvez y participer quelle que soit votre expérience du militantisme ou de l’action directe non violente. Ces stages sont aussi l’occasion de discuter la préparation d’actions concrètes.
En espérant vous compter nombreux parmi nous,
Le collectif initiateur du Manifeste des Désobéissants
La Chine, la Chine, la Chine, arrêtez mon bon monsieur Raffarin de sauter comme le cabri du général en criant nuit de Chine, nuit câline, remettez votre pantalon et surtout cessez de crier en mon nom, car j’imagine assez bien que vous le fassiez au nom de vos concitoyens, de crier dis-je « à la faute politique grave » concernant l’attribution de citoyen d’honneur de la ville de Paris au Dalaï Lama. Pour moi, vous faites plus qu’une faute politique, vous faites une faute de gout. Je sais, je ne suis pas un exemple, en matière d’intérêt ou de d’opportunité pour la chose de la tune. Dans ce domaine, j’ai toujours eu tout faux, mais je vous assure, je n’ai pas mal au cul et ce n’est pas le seul intérêt. Cessez de vous courber, vous n’êtes plus premier ministre et nul ne vous oblige à gravir « la pente est forte » à reculons. Bon, je sais bien que mes arguments n’ont que peu de valeur, mais je dois bien vous l’avouer, ce matin j’étais en colère lorsque le ballon que ma petite fille gonflait lui a pété à la gueule et que je me ramassais la mienne avec ses putains de chaussons chinois explosés par devant itou lorsque je me proposai d’aller vite derechef la secourir d’une consolation paternelle alors que dans mon poste j’entendais le rapport de votre intervention dans l’empire du milieu à la radio.
Plus sérieusement, allez donc, ami lecteur et vous vous-même, monsieur Raffarin sur le site en lien ci à coté de NON GRATA, vous y verrez la Chine d’une autre manière par deux amis « Fondeurs sans frontières » et n’oubliez pas d’allumer votre poste de radio dimanche matin sur France Inter pour écouter vers 9 heures l’excellente émission « Interception » dont le sujet cette fois ci ne manquera pas de vous éclairer sur la Chine.
Om mani padme hum… (Mantra qui selon les tibétains, avec ses six syllabes purifient complètement les six émotions négatives pernicieuses qui sont la manifestation de l’ignorance…)
SORTIE de la FLOTTILLE
RENDEZ-VOUS au PASSAGE à 14H
REMONTEE DE L’ELORN
REPAS DES EQUIPAGES «encore du bio »LE SOIR à LANDERNEAU
dans le sillage du Dalc’h Mad
A Landerneau, animations musicales, stands d’informations, jeux nautiques, buvette, crêpes,…
Possibilité de mouiller à LDN, ou de redescendre au Passage et de revenir à LDN pour le repas de Sylvie du Tinduff (membre de la Flottille)
Covoiturages entre le Passage et Landerneau .
ANNONCEZ-VOUS POUR LA REMONTEE, ET INSCRIVEZ-VOUS POUR LE REPAS !
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fleurs et tomates