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Le temps qui passe

Juin 2008
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Bien sûr, cultiver son jardin, ( j’en connais qui se regroupent pour cultiver un p’tit lopin)pour peu qu’on ait la chance d’en avoir un, en bio, ce n’est pas si compliqué. Un peu plus de patience peut être, du temps pour désherber et surtout le bonheur de cueillir des légumes sains et voilà de quoi être motivé pour échapper à moindre coût à l’agro chimie et au nouveau patriotisme qui consiste à monter, en bataillons de consommateurs, c’est le mot qui remplace citoyen,  à l’assaut des grandes surfaces où s’entassent toutes sortes de produits pas très ragoutants pour la santé mais intéressants pour la sacro et nécro sainte croissance...

Oui mais voilà... que faire si votre voisin lui, réduit tes efforts à néant quand il emploie les grands moyens à renfort de dispersion de saloperies chimiques sur ses patates et ses salades dans le carré d’à côté....70% des rivières et des nappes phréatiques sont polluées, il tombe ici des cancers comme si il en pleuvait, mais rien ne les arrête.... Pourrait on préconiser dans une campagne de pub l’emploi du cerveau ?

Le cerveau c’est un service gratuit, on peut être connecté en permanence, on peut réfléchir à chaque instant, y compris sur l’implication de ses gestes. Grâce au cerveau on peut reconnaître un produit dangereux pour la santé pour peu qu’on ait auparavant proposé à ce même cerveau d’intégrer toutes les données qui permettent de lire une étiquette. Le logiciel pour apprendre à lire est à disposition gratuite dans toutes les bonnes écoles de l’éducation nationale. De plus, d’un cerveau un peu entrainé, une étincelle d’intelligence peut jaillir, ce qui peut chez l’être humain provoquer une remise en question salutaire pour lui-même et ...ses voisins étonnés qui du fait se décideront peut être à en s’en procurer un.  

Procès à Carcassonne : Covoiturage au départ de La Fourmi et la Cigale :

un départ à 6h et un autre à 9h.

Salutations Chaleureuses à tous.

Procès de Carcassonne

Mercredi 2 juillet à Carcassonne, procès de cinq militants anti-OGM :

Jean Baptiste LIBOUBAN, Michel DAVID, Olivier KELLER, José BOVÉ, Arnaud APOTEKER seront jugés pour entrave à la liberté de travail et dégradations, après un contrôle citoyen en 2006 chez Monsanto à Trèbes

- 8h 15 RASSEMBLEMENT Devant le tribunal

- 11h Conférence débats, animations, concerts, restauration.

Il est très important que le maximum de personnes soit présent à 8h15 devant le tribunal. C’est là que la presse et la préfecture chiffreront le soutien populaire aux faucheurs. Il est important aussi que le juge sache qu’il se passe quelque chose dehors, et le site de cet autre monde MONSANTO n’est qu’à quelques kilomètres…

Pour les personnes venant de loin, ou celles et ceux qui veulent passer une bonne soirée militante un campement est mis en place ainsi qu’une soirée militante et chaleureuse chez un viticulteur bio : Robert Curbières, domaine de la Ventaillole à Ventenac Cabardes à 10 km de Carcassonne (il y aura un fléchage)

- 1 juillet dans l’après midi vous pouvez monter les tentes À partir de 19h restauration, débats sur les répressions (sans papiers,

syndicales…) et que faisons nous de ces OGM cet été, bien sûr comme nous sommes lus et entendus, nous ne ferons que des scénarios fictifs !!!

Concert de Jazz et musique sortie du sac… 24h Tout le monde au lit pour être en forme et le

- 2 juillet à 6h30mn. Réveil en musique le café sera chaud démontage et départ en caravane vers le tribunal…

Merci de faire tourner ce message dans vos réseaux, nous sommes dans l’impro, et c’est pourquoi nous serons nombreux !!! plus d’infos :

Confédération Paysanne de l’Aude : confpays11_oM7_orange.fr ; tel : 04

68 69 86 51 ou 06 71 72 41 37

Site :

http://adonf11.audetic.net

Historique de ce procès et une question

Pour ne pas se perdre dans les procès contre les OGM, MONSANTO.

Le 2 juillet à Carcassonne c’est la suite de :

200 militants le 13 avril 2006, des Faucheurs volontaires, des militants de Greenpeace et de la confédération paysanne, des individu(e)s ... avaient pénétré le site de Monsanto Trèbes (Aude), pour entrer dans les hangars et y rechercher des semences transgéniques. (La même action avait été faite quelques semaines auparavant, découverte de régent et gaucho enrobage des graines cause de la mortalité des ruchers.)

5 militants anti-OGM : Jean Baptiste LIBOUBAN faucheurs volontaires, Michel DAVID secrétaire de la CP11, Olivier KELLER ancien secrétaire national de la CP, José BOVE Via Campesina, Arnaud APOTEKER responsable national de Greenpeace,ont accusés : « entrave à la liberté de travail et dégradations » pour cette action de contrôle citoyen.

Les épisodes rocambolesques, effarants, des procès liés à cette action …

Épisode N°1 Procès à Carcassonne du : 7 mars 07 le tribunal correctionnel de Carcassonne avait rejeté la demande de nullité demandée par notre avocat François Roux. La demande de nullité, portait sur un procès-verbal dressé par les forces de l’ordre relevant notamment la présence, le jour des faits, de huit véhicules au nom de M. Bové (certains véhicules mentionnés sur le procès-verbal étaient à la casse ou vendus depuis plusieurs années).

___ Épisode N°2 Procès à Carcassonne du 19 septembre 2007 « Le tribunal ordonne le renvoi sine die et demande la transmission du dossier au ministère public », a déclaré à l’issue d’un bref délibéré, peu après l’ouverture de l’audience, le président du tribunal Jean-Hughes Desfontaine,.

Le procureur de la République avait auparavant demandé le renvoi du procès à une date ultérieure, arguant de la proximité du prochain grenelle de l’environnement… François Roux, l’avocat des cinq militants anti-OGM, a de son côté jugé « important que les juges de Carcassonne affirment leur indépendance » et « disent au procureur : dans ces conditions-là, reprenez votre dossier. Nous sommes clairement dans une affaire politique »…. « Aujourd’hui, les parquets nous proposent un moratoire judiciaire. Dont acte ! »,

___ Épisode N° 3 Procès à Carcassonne du 2 juillet DAVID contre le Goliath MONSANTO

Soyons nombreux devant le tribunal de Carcassonne ce 2 juillet à 8h15, dès maintenant organisons-nous pour dénoncer les OGM et TOUTES LES RÉPRESSIONS.

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LA FOURMI & LA CIGALE

16, Bd des remparts

30170 St Hippolyte du Fort

T 04.66.77.99.10

F 04.66.77.92.01

 

Ca ne vous dit peut être rien, mais aujourd’hui c’est le grand jour, allons sucrer les fraises car est venu le jour où pas loin des frittes sauvages, mes pommes de terre chéries et  mes  reines du jardin, mes tomates, les vraies, pas les trucs tous durs qu’on trouve dans les cathédrales de la consommation mais celles qui poussent un peu plus loin que les parvis, les juteuses à souhait et qui vont constituer l’essentiel des repas de l’été...et puis en conserve cet hiver aussi... oui donc, c’est le jour où je repique mes Brunswick, mes choux à choucroute, mon or frisé et odoriférant pour un hiver de résistance, et qui possède son tonneau de lacto fermenté peut organiser sa défense...En vérité mes amis, la révolution passera par le potager, loin de l’industrie qui nous goinfre et nous empoisonne comme des cons...sommateurs, et à qui l’on demande en plus et  de façon cynique de payer sa mal bouffe et ingérer sa molécule et toutes sortes de saloperies, comme dans les dictatures qui font payer les balles au familles de leurs victimes, restons autonomes et soignons l’agri...Culture.

J’y vais de ce pas et je vous en raconte d’autres, des vertes et des pas mures.

Mieux !
pour voir le clip 'la chasse est ouverte'

http://www.map-site.fr/ <http://www.map-site.fr/>

Manifestation des Sans Papiers :
TOUS les mercredis
18 h 30 Place de la République-Lille
(métro république)

à faire circuler partout... les idées ne s'expulsent pas !
J'ai reçu ceci, des amis de RESF, une lettre qu'à mon tour je vous propose...

Réseau national des militants,

collectifs d’établissements, syndicats et associations

pour l’information et le soutien

aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers

- educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org

 

16 juin 2008

 

Monsieur le ministre,

 

Vous avez souhaité rencontrer des représentants du Réseau Éducation Sans Frontières avant la

présidence française de l’Union européenne. Dans le contexte actuel, une telle entrevue nous semble inutile. Nous ne répondrons pas à votre invitation.

Malgré les fortes réticences de certains d’entre nous, dues entre autres à l’intitulé de votre ministère, nous avions accepté d’être reçus l’an dernier pour ne pas condamner votre politique avant que vous l’ayez officiellement énoncée.

 

Depuis lors vous avez fait vos preuves, au-delà de tout ce qu’on pouvait redouter.

Vous avez fait voter une loi destinée à empêcher les parents et les enfants de vivre ensemble et jetant l’opprobre sur une immigration dont votre texte insinue, par son existence même, qu’elle serait trop prolifique et aux filiations si douteuses qu’il faudrait recourir aux tests ADN pour les établir –pratique jusqu’alors réservée aux affaires criminelles.

Vous avez assigné à vos services l’objectif de 25 000 expulsions en 2007, 26 000 en 2008, 28 000 en 2009, précisant à l’unité près, les quotas dus par chaque préfecture, comme s’il s’agissait de fret. Que n’exprimez-vous vos objectifs en têtes ou en quintaux ?

 

Une expulsion est un cataclysme. C’est tout à la fois une arrestation inopinée, un emprisonnement, la privation de son logement, un licenciement minute, la spoliation de la totalité de ses biens, parfois la séparation brutale d’avec son conjoint et ses enfants, la dislocation de tout lien avec son milieu et ses amis et une reconduite contrainte, éventuellement assortie de violences. C’est une humiliation totale dont on ne se remet pas. Le pays dans lequel on avait placé son espoir d’une existence nouvelle, qu’on avait parfois bataillé des années pour rejoindre, vous rejette, vous expulse et vous dépose comme un déchet, sans bagage, sur un tarmac où personne ne vous attend. Même quand les expulsés ont des proches au pays, il arrive que la honte les empêche de les rejoindre : celui qui faisait vivre toute une famille est devenu une charge. Nombre d’expulsés finissent désespérés, désocialisés, à la rue, mendiants, fous ou suicidés.

Ces ravages ne sont ni des accidents, ni des faux frais de votre politique. Ils sont son essence même.

 

Définissant le rôle de votre ministère dans une lettre aux évêques de France, vous assuriez : « Il faut […] adresser un message clair aux candidats à l’émigration, en leur démontrant que la clandestinité est une voie sans issue ». Comment faire cette démonstration ? Toute l’histoire en témoigne, les seuls « messages clairs » susceptibles de faire fuir une population de là où elle est établie ou de l’empêcher de se rendre là où elle espère un avenir sont la violence et la terreur. La société française n’est aujourd’hui pas prête à accepter le recours à la violence ouverte. Heureusement. Mais la longue liste des situations choquantes de brutalité engendrées par votre politique témoigne du risque d’une dérive.

Quelques exemples, en quelques mois, à Paris. 20 janvier 2008, Sena, 9 ans, passait 24h, seul,

enfermé chez lui, terrorisé. Son père sans papiers était en garde à vue au commissariat du 10e. 8 février, Osman, 2 ans et demi était seul pendant 3 jours, son père en rétention à Vincennes, sa mère à l’hôpital en train d’accoucher. 4 mars, Cécile, 6 ans et Sylvie, 5 ans, étaient seules, leurs parents en garde à vue au commissariat du 20e… Mars, Jennifer, 2 ans et Yasmina, 2 mois et demi, seules pendant 15 jours, leurs parents en rétention, lui à Vincennes, elle à Cité… 27 mai 2008, Jeanne, 2 ans seule, son père en rétention à Vincennes, sa mère alors au Sénégal… A chaque fois, la police était informée que les enfants étaient seuls. A chaque fois, des parents, amis, militants du RESF ont veillé à la sécurité des enfants ; Samir, 19 ans, élève du LP de Villeneuve sur Lot expulsé moins de 24 heures après son arrestation sur une convocation piège. Des arrestations au domicile de familles entières. 240 enfants en rétention en 2007. Yvan, Tchétchène de 12 ans, rendu invalide après être passé par la fenêtre à Amiens en août 2007 pour n’avoir pas affaire à la police française. Chunlan Zhang tuée à Belleville dans les mêmes circonstances. John Maïna, 19 ans, suicidé en février 2008 en apprenant que l’asile lui était

refusé, Baba Traoré, 29 ans, noyé dans la Marne en avril 2008 pour échapper à un contrôle de police.

 

Ces morts, ces drames, ces automutilations, ce désespoir qu’engendre votre action ne vous hantent-ils pas ? Etes-vous fier d’imposer de telles missions à vos services ?

Il vous arrive d’en dire peut-être plus que vous ne le souhaiteriez. C’est ainsi que vous déclariez dans Le Figaro du 25 avril 2008 : « Si mon souci est de répondre aux besoins des secteurs en pénurie de main d’oeuvre, j’ai aussi le devoir d’accompagner l’ensemble de la communauté nationale vers l’emploi. […]

Dois-je laisser sur le bord de la route des étrangers qui ont fait l’effort d’entrer légalement sur le

territoire, de satisfaire le parcours d’intégration ? Faut-il sacrifier leurs enfants nés ici ? […]. Discours stupéfiant. Est-ce à dire qu’il y aurait des emplois « réservés » ? Occupés par des sans papiers aujourd’hui, ils seraient « offerts » aux immigrés en situation régulière ou à « leurs enfants nés ici », c’est-à-dire Français pour la plupart mais n’ayant pas la tête à l’être assez pour qu’on ne leur propose pas les emplois dévolus aux immigrés. Jusqu’à combien de générations ? A trop finasser on s’expose à laisser échapper une sottise … ou le fond de sa pensée ? Il serait utile que vous vous expliquiez clairement et le cas échéant, vous corrigiez ces propos.

 

La directive « retour » que vous avez adoptée avec vos collègues de l’Union européenne place les

étrangers sans papiers dans des conditions proches de celle de l’état de siège : jusqu'à dix-huit mois  d'internement pour le seul fait d'avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ; rétention et expulsion de mineurs et de personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de torture...) ; possibilité d’expulser des personnes vers un pays de transit, même en l’absence de lien avec ce pays ; interdiction de retour sur le territoire européen pour une durée de cinq ans de ceux ayant été expulsés ; absence d'obligation de fournir un titre de séjour aux étrangers souffrant de maladies graves ; application aux mineurs isolés de l'ensemble de ces mesures.

 

Les objectifs que vous dites vouloir assigner à la présidence française (interdiction des régularisations, renforcement des actions policières, discours sur l’aide au développement, identiques depuis 1970) sont dangereux et, de plus, inefficaces.

Selon les chiffres de votre ministère, de 200 à 400 000 étrangers sans papiers vivent en France. Il vous faudrait de 8 à 16 ans pour les expulser tous, au rythme de 25 000 par an, à supposer qu’il n’y ait ni naissance, ni entrée nouvelle.

 

L’action du RESF depuis quatre ans a contribué à mettre en évidence une évolution profonde de la

société française, l’acceptation de ce qu’elle est, une société diversifiée du point de vue de ses origines.

Le courant auquel vous vous rattachez prétend par calcul politicien enrayer cette tendance de fond. A cette fin, il recourt à des moyens attentatoires aux droits de l’Homme et à la dignité. Nous sommes convaincus que si d’aventure un manuel d’histoire consacre un jour quelques lignes à votre action, elles ne vous feront pas honneur.

Ajoutons, pour finir que rien dans vos récentes déclarations ne laisse augurer un changement de votre politique ni même l’ouverture d’un dialogue dont la seule fonction à vos yeux semble être une opération de communication en prélude à la présidence française de l’Union européenne.

 

Ces raisons, entre autres, nous font décliner votre proposition d’audience.

Nous vous prions, Monsieur le ministre, d’agréer l’expression de la considération que mérite votre politique.

 

Pour le Réseau Éducation Sans Frontières

Richard Moyon


Plus de rêverie, plus d'utopie !

 

J'en ai encore ! oui j'en ai!
Je crois même qu j'en ai davantage,

plus l'étau se resserre, et plus je retrouve mes vielles idées, mes vieux combats, mon viel anthousiasme contre les rats et les empécheurs de joie.


Cet esprit de fronde et de lutte que l'on avait rangé au placard (mais avec de la naphtaline, on sait jamais) en 1981 quand la gauche est enfin arrivée!


Lutte, combat... RESISTANCE ce mot je me le répéte tous les jours pour chaque action, chaque geste de la vie au quotidien,

je le prononce à voix haute aussi, ça fait du bien! et je ressors les vieux livres qui soulagent qui guérissent.
J'invite dans mon jardin Aragon, Lorca, Eluard, Prévert et tous les autres de cette trempe, J'ai lu ce matin à mes rangs de carottes, un passage de Bachelard, elles aiment bien Bachelard mes carottes, mes salades un peu moins...

"Soudain une image se met au centre de notre être imaginant. Elle nous retient, elle nous tire, elle nous fixe. Elle nous infuse de l'être." (La poétique de la rêverie)

Alors je rêve, pas vous ?
Je rêve à autre chose que profit, pétrole, Europe des autres (et pas la nôtre)

à autre chose que grandes surfaces, que télé, que sécurité épargnée.

Non je rêve juste d'une poignée de main caleuse, du sourire des naïfs,

de prendre les trains qui ne vont pas vite pour faire un poème avec le nom de toutes les gares,

de l'offrir au vent et à la première personne que je croise à l'arrivée.

Elle même est venue d'ailleurs, peut-être de chez moi...

Je rêve à en danser!

"l'Europe une des cinq parties du monde" (Georges Perec)

l'Europe sera Danse ! car les hommes de cette cinquème partie ont le pouvoir de rêver! c'est à dire de bousculer cette poignée de bonimenteurs

et d'offrir ce mouvement de joie aux autres parties du monde.
Dans mon rêve c'est tout de suite!

 

Patrice Keller de Schleitheim

Giscard, dans mon poste ce matin, pour expliquer pourquoi les peuples ne veulent pas d’Europe… Ca me rappelle le grand toubib quand il venait à la maison quand j’étais gamin et qu’il expliquait à ma mère que l’huile de foie de morue c’était bien le matin avant de partir à l’école. Non, je ne vais pas faire ici une diatribe anti européenne, j’aimerais mieux me sentir citoyen de ce grand pays, arrêter de gueuler comme un coq parce que je vis dans un slip trop p’tit, parce qu’à notre échelle rien n’est vraiment possible. Et je continue à me demander où sont ces partis pan européens, de même que les mouvements syndicaux qui donneraient aux luttes une dimension plus juste, où sont les parlementaires qui semblent vivre cachés dans un lointain édifice, reclus et peut être besogneux, sans qu’on sache vraiment à quoi ils servent. On vit dans l’Europe du général, celle du cabri qui saute sur les genoux du grand Charles et crie son attachement  à la corde qui le relie au piquet. Il n’y a point de rêves dans cette Europe là, point d’utopie, juste une harmonisation du plus petit dénominateur commun à savoir comment tirer au maximum la couverture à soit et surtout mal communiquer des décisions impopulaires à telle ou autre corporation. Que l’on veuille protéger le thon rouge et c’est toute une communauté qu’on déshabille, celle des pêcheurs qui prend à partie l’opinion qui n’en a guère, sur le thème de l’incompétence des experts européens, cette nébuleuse qui ne sert qu’à empêcher les peuples de tourner en rond. Tant qu’il n’y aura pas de représentation tangible, d’incarnation d’un choix politique véritable venant des peuples, je crains  que cette Europe là ne soit perçue que comme l’émanation d’un stratagème savant, celui qui consiste à nous faire avaler à la grande cuillère la potion libérale.

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