Qui ne s’est point laissé aller à s’allonger entre les rangs de carottes à peine naissantes, armé d’une pince à épiler, ou entre les choux de Brunswick, muni
d’un petit sarcloir, n’a pas réellement gouté au plaisir du jardin. Le désherbage allongé, ou mieux, de son vivant, les prémices de croquades de pissenlits par la racine. Canapé naturel, boulot
de patience, tout beau, tout bio, entièrement décontracté ; alliant passion, efficacité, vue micro, en lien avec toutes sortes d’insectes, à même notre mère la terre à lui téter les
seins en mordant la poussière…Ne pas oublier son chapeau. Les plantes sont sensibles au charme du chapeau.
…De l’origine commune des problèmes aux retombées locales ?De l’importance des acteurs locaux ?
De la ségrégation spatiale à la zone de relégation sociale ?
De l’assistance sociale au rôle et l’avenir du service public en zone rurale… ?
Et tiens, je m’en pose des questions ce matin, des sacrées questions en suspens…et puis ce fut l’heure des toilettes. Désolé de vous le dire comme çà. C’est parce que, devant la fenêtre des toilettes, il y a un mur en ruine, perdu dans la végétation. Et sur le mur est arrivé un écureuil. Il est parti, vite. Je me suis penché et il est revenu. On s’est regardé. Il est reparti en sautillant. Je suis resté à mes occupations et puis j’ai oublié mes questions. Des fois c’est très con des questions à coté de l’apparition d’un écureuil devant la fenêtre du p'tit coin.
je relaie cet avis que je viens de recevoir de Loïc Landrau:
Chers amis,
Libres Courts 5 est en ligne ! L'occasion de découvrir un film plein d'amour et de tendresse signé Sylvain Dardenne dont le titre est "Chicago Blues". Et ce court a
une particularité de taille : les quatre acteurs sont des voix connus de la télévision et du cinéma :
- Eric Legrand a été prêté sa voix à Végéta dans Dragon Ball et Seyar dans Les Chevaliers du Zodiaque et à Charlie Sheen dans Platoon, entre autres,
- Céline Monsarrat double habituellement Julia Roberts et la Schtroumphette, et sa voix vous sera immédiatement familière,
- Lucie Dolène a chanté "un jour mon prince viendra" dans Blanche Neige et a incarné ce personnage de Walt Disney,
- Max Renaudin a doublé le personnage principal de "Big Fish" de Tim Burton dans la séquence où il est enfant.
Je vous laisse donc découvrir ce nouvel opus sur ces liens :
Merci à vous !
Loïc Landrau
Libres Courts
Putain de connexion, pas de connexion. Plus de liaisons, je reste là, con comme Valmont sans Merteuil, assis sur deux coussins, devant l’écran.
Toujours avec un seul chausson depuis Inter blues*, pardon mais, toujours pas retrouvé l’autre. Je suis déçu, un peu reclus, sans ma connexion. Phrase incompréhensible il y a quelques
années. Je me sens nu. Je fulmine sans ma Déesselle, mon Athénée, perdu comme Ulysse qu’a fait un beau voyage, retenu avec du persil dans les oreilles, hébété comme un marins grec transmuté dans
un troupeau de cochons. Mais aujourd’hui, y’a ce truc, ce bidule, cet écran magique qui a envoyé brouter ma vieille téloche et qui me tourne en bourrique. Ca fait trois jours que la machine est
inutilisable, nada, comme çà sans raison, du moins au-delà de ma raison. Elle m’a laissé tomber la garce. Ma fenêtre sur le monde s’est refermée, sans avertissement, mais toujours avec frais. Je
reste là, comme seul au monde et sans explication, avec ma ligne groupée et mon flegme dispersé. Plus moyen de frapper sur le clavier pour télécharger mes élucubrations, faire l’important comme
un président sur le tour de France. Me répandre dans mes commentaires de borgne fesse, ou de fesse Mathieu si c’est dimanche. Je suis puni d’internet. Coupé, extoilé, exclu de la sphère des
bloggeurs, en dehors de la communauté de la télé libérée. J’ai beau appeler mon serveur, obsédé, agacé, rien. Je sollicite. J’atchoum sur l’écran. Je demande, requête, récrimine. Je me plains. Je
commande, comme autrefois sonnait à sa table le bourgeois bien droit dans son confort et sur de son bon droit, rien à faire, silence dans les cuisines, rien au bout de la sonnette. Rien qu’un
message sibyllin sur mon portable, votre demande est prise en compte, nous vous tiendrons au…courant. Moi je ne suis au courant de rien, coincé entre deux nouveaux monstres de la
technologie, mon pc et mon téléphone mobile, addiction mortelle à deux fois plus de possibilité de perdre son temps, de la thune tout en me donnant la possibilité d’être encore mieux suivi de le
big sister de l’intérieur. J’ai tout fait pour m’évader de tous les styles de société. Me voici à pleurnicher parce que je suis plongé dans le noir technologique. Je divague hors du faisceau du
projecteur qui me rejette rampant dans l’anonymat mais qui à regarder d’un peu plus prêt me rendrait ma véritable liberté. Bon alors, çà vient ou quoi, putain de connexion, j’ai des messages de
la plus haute importance à passer moi, monsieur. Même que je pourrais trouver du boulot moi, si j’en cherchais par ce biais. L’imbécile, je croyais être libre. Je ne suis qu’un numéro de
connexion et un drôle de numéro, un numéro en panne. Je suis débranché peut être, mais peinard…
* Interblues, premier article de ce blog.
fleurs et tomates