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Le temps qui passe

Juillet 2007
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rejet-blog-copie.jpgJe sais. Je sais aussi que le prétendre relève de l’imposture. Mais quand même, je sais comme le chanterait Gabin. C’est pénible ces précautions oratoires ; c’est pénible de trébucher sur une phrase qui augure mal d’une faute à avouer pour se faire à demi pardonner. Je sais donc que c’est mal. Ouf, je l’ai dit et là çà va mieux. On s’en fout s’apprête à dire l’interlocuteur concupiscent, las de tant d’arabesques au lieu d’une simple courbe débouchant au milieu du centre d’intérêt. Eh bien oui, je n’ai pas ouvert un journal ni écouté ma radio depuis bientôt un mois. N’ayant de télé que celle de libre, je suis débranché en quelque sorte. Il n’en va pas d’un manque d’intérêt pour la chose publique, pas plus qu’il n’est question de vacances, non…J’ai honte, sans doute cela s’apparente-t-il à la politique de l’autruche qui à se mettre la tête dans le trou oublie-t-elle qu’elle montre son cul, qu’elle a, il faut bien le reconnaître la grâce d’avoir haut perché, ce qui sans doute la met à l’abri d’un indélicat…Mais qu’en est-il de moi, lutin d’un mètre soixante trois, qui dans cette posture pour éviter le pire se met à porter de celui que je crains tant qu’il m’en coute d’écouter la litanie de ses exploits à toutes les pages d’info.
Qui ne s’est point laissé aller à s’allonger entre les rangs de carottes à peine naissantes, armé d’une pince à épiler, ou entre les choux de Brunswick, muni d’un petit sarcloir, n’a pas réellement gouté au plaisir du jardin. Le désherbage allongé, ou mieux, de son vivant, les prémices de croquades de pissenlits par la racine. Canapé naturel, boulot de patience, tout beau, tout bio, entièrement décontracté ; alliant passion, efficacité, vue micro, en lien avec toutes sortes d’insectes, à même notre mère la terre à lui  téter les seins en mordant la poussière…Ne pas oublier son chapeau. Les plantes sont sensibles au charme du chapeau.
27085413.JPG…De l’origine commune des problèmes aux retombées locales ?
De l’importance des acteurs locaux ?
De la ségrégation spatiale à la zone de relégation sociale ?
De l’assistance sociale au rôle et l’avenir du service public en zone rurale… ?
Et tiens, je m’en pose des questions ce matin, des sacrées questions en suspens…et puis ce fut l’heure des toilettes. Désolé de vous le dire comme çà. C’est parce que, devant la fenêtre des toilettes, il y a un mur en ruine, perdu dans la végétation. Et sur le mur est arrivé un écureuil. Il est parti, vite. Je me suis penché et il est revenu. On s’est regardé. Il est reparti en sautillant. Je suis resté à mes occupations et puis j’ai oublié mes questions. Des fois c’est très con des questions à coté de l’apparition d’un écureuil devant la fenêtre du p'tit coin.
jonque-032.jpgNon le facteur n'est pas passé. Hier j'ai fêté, un point c'est tout. La lettre, je me la suis remise tout seul. Sans rien dire à qui que ce soit des convives assises autour de la table du jardin. C'est une grosse table que j'ai faite à partir de plateaux de chantiers utilisés il y a quelques années dans le montage d’un échafaudage pour la réfection de ma maison. Voilà une bonne soirée, des amis, la table à l'orée des bois, une température d'un soir d'été, quelques bouteilles, d'un litre exact, non pas des tromperies de soixante quinze centilitres, excusez un peu;  une truite qui a cuit sur un lit de gros sel, posée sur une lauze au dessus du feu. Et moi qui fêtais çà dans ma tête, ma p’tite tête d'insensé, sans doute, penserez-vous. Il y avait des moustaques qui attiquent et qui piquent. De ces petites bêtes, malines et discrètes ; pas les hélicoptères habituels qui vous ruinent le sommeil en faisant ronfler leur hélices agaçantes, non, non, des tous petits, dont nous ne sommes pas peu fiers en Cévennes, minuscules, indétectables, seulement au moment de la sournoise attaque, des phlébotomes, des vrais chieurs. A vrai dire, je ne suis pas sur de l'orthographe de ce mot. Qu'importe, de la phonétique, j'en suis sûr. Juste, pour dire, de l'importance de cette petite bestiole, qu'une appellation aussi pesante ne parvient même pas à écraser. Alors y'avaient les moustiques et les inévitables serpentins allumés comme autant de mèches de boucaniers, aussi bien prêtes à allumer le tabac que les mousquets pour se parer d'une attaque. Et puis la bouteille dis-je. Ah oui, la bouteille de vin blanc, fraiche, si fraiche que l'étiquette en devient collante, et que le verre s'embue, au contact du divin liquide, à moins que ce ne soient les lunettes, ou la vue qui s'embrouille, ou la vie qu'est émue de tant de considération d'un être qui la vénère dans un moment de faiblesse sublimée, élevée en oraison, en toast à l'avenir, à la folie douce, à la déraison, à l'amour quoi, à vous, à nous tous qui cherchons un p’tit coin, le p’tit coin, dont nul mal intentionné ne saurait se satisfaire, et voilà pourquoi il reste ouvert, en grand, à ceux qui reniflent cette petite joie de vivre ensemble, du bonheur né d’un bout de liberté embarquée avec peu. Nom, Peu, prénom, Assez. Etat civil du moindre, de l’assez peu, et voilà tout un programme à la Baloo du livre de la jungle. " Il en faut peu pour être heureux..." Une ode à la paresse, un coup de pied qui fait ouille, bien placé dans les ...genoux du sacro saint travailler plus pour gagner plus. Pour gagner quoi, des clopinettes, des miettes d'un gâteau destiné à d'autres, peu nombreux, fiers ou inconscients, de perpétrer l'éternelle injustice qui fait de celui qui produit le privilège de celui qui ramasse. Ce soir là, oui j'ai fêté cela, le refus à jamais, l'objection de croissance, non point encore la décroissance, juste les croissants, que l'on fait soi même comme on fait son jardin, et oui je vous l'avais déjà dit, la révolution passera par les potagers, non pas en jardins ouvriers, laissons ce terme aux nostalgiques des luttes en bleu, qu'un peu de rouge suffisait pour point de mire, non là, olà l'ami entends tu le vol du phlébotome qui parvient en piqué à t'émoustiller l'épiderme, pour mieux t’éveiller à ce qu'il y a vraiment de piquant dans cette vie. Le pouvoir de décider, de quoi elle sera faite ou défaite, loin des slogans et des tromperies démagogiques, je bois comme on s'enivre à la joie, à l'amour, à la philosophie, à l’orée d’un siècle que voudrait « allumé », à son image, un vieux noble rebelle au chausse point troué, canne épée et chaussures à talons hauts, qu'une perruque de travers force autant au respect qu'au sourire de circonstance, image d'un infortuné qui pète à en bouger les montagnes, insoumis rastacouère au port digne, qui convie l'entourage pour brûler les chandelles et fomenter la révolte pacifique des doux dingues, des fêlés de la toque, des piqués aux moustiques, des insoumis du CAC quarante, boire jusqu'au lever du jour, jusqu’à plus soif de son insoumission et s’en aller pisser à la frondaison, débraillé et éructant devant un sanglier qui encore, sous le soleil à cette heure en rigole d’autant d’aisance et d’effronterie d’un tout petit zizi, à l’aise dans son maquis… A suivre… 
je relaie cet avis que je viens de recevoir de Loïc Landrau:

Chers amis,
 
Libres Courts 5 est en ligne ! L'occasion de découvrir un film plein d'amour et de tendresse signé Sylvain Dardenne dont le titre est "Chicago Blues". Et ce court a une particularité de taille : les quatre acteurs sont des voix connus de la télévision et du cinéma :
 
- Eric Legrand a été prêté sa voix à Végéta dans Dragon Ball et Seyar dans Les Chevaliers du Zodiaque et à Charlie Sheen dans Platoon, entre autres,
 
- Céline Monsarrat double habituellement Julia Roberts et la Schtroumphette, et sa voix vous sera immédiatement familière,
 
- Lucie Dolène a chanté "un jour mon prince viendra" dans Blanche Neige et a incarné ce personnage de Walt Disney,
 
- Max Renaudin a doublé le personnage principal de "Big Fish" de Tim Burton dans la séquence où il est enfant.
 
Je vous laisse donc découvrir ce nouvel opus sur ces liens :
 
www.latelelibre.fr (en page d'accueil jusqu'à demain lundi)
 
 
 
Merci à vous !
 
Loïc Landrau
Libres Courts
photo-075.jpgPutain de connexion, pas de connexion.  Plus de liaisons, je reste là, con comme Valmont sans Merteuil,  assis sur deux coussins, devant l’écran. Toujours avec un seul chausson depuis Inter blues*, pardon mais, toujours pas retrouvé l’autre. Je suis déçu, un peu reclus, sans ma connexion. Phrase incompréhensible il y a quelques années. Je me sens nu. Je fulmine sans ma Déesselle, mon Athénée, perdu comme Ulysse qu’a fait un beau voyage, retenu avec du persil dans les oreilles, hébété comme un marins grec transmuté dans un troupeau de cochons. Mais aujourd’hui, y’a ce truc, ce bidule, cet écran magique qui a envoyé brouter ma vieille téloche et qui me tourne en bourrique. Ca fait trois jours que la machine est inutilisable, nada, comme çà sans raison, du moins au-delà de ma raison. Elle m’a laissé tomber la garce. Ma fenêtre sur le monde s’est refermée, sans avertissement, mais toujours avec frais. Je reste là, comme seul au monde et sans explication, avec ma ligne groupée et mon flegme dispersé. Plus moyen de frapper sur le clavier pour télécharger mes élucubrations, faire l’important comme un président sur le tour de France. Me répandre dans mes commentaires de borgne fesse, ou de fesse Mathieu si c’est dimanche. Je suis puni d’internet. Coupé, extoilé, exclu de la sphère des bloggeurs, en dehors de la communauté de la télé libérée. J’ai beau appeler mon serveur, obsédé, agacé, rien. Je sollicite. J’atchoum sur l’écran. Je demande, requête, récrimine. Je me plains. Je commande, comme autrefois sonnait à sa table le bourgeois bien droit dans son confort et sur de son bon droit, rien à faire, silence dans les cuisines, rien au bout de la sonnette. Rien qu’un message sibyllin sur mon portable, votre demande est prise en compte, nous vous tiendrons au…courant. Moi je ne suis au courant de rien, coincé entre deux nouveaux monstres de la technologie, mon pc et mon téléphone mobile, addiction mortelle à deux fois plus de possibilité de perdre son temps, de la thune tout en me donnant la possibilité d’être encore mieux suivi de le big sister de l’intérieur. J’ai tout fait pour m’évader de tous les styles de société. Me voici à pleurnicher parce que je suis plongé dans le noir technologique. Je divague hors du faisceau du projecteur qui me rejette rampant dans l’anonymat mais qui à regarder d’un peu plus prêt me rendrait ma véritable liberté. Bon alors, çà vient ou quoi, putain de connexion, j’ai des messages de la plus haute importance à passer moi, monsieur. Même que je pourrais trouver du boulot moi, si j’en cherchais par ce biais. L’imbécile, je croyais être libre. Je ne suis qu’un numéro de connexion et un  drôle de numéro, un numéro en panne. Je suis débranché peut être, mais peinard…
* Interblues, premier article de ce blog.   
lila-241.jpgC’en est Fini des élections, des programmes, des professions de fois des candidates et candidats, mademoiselle, madame, monsieur, chers compatriotes. Le temps est à nouveau au beau fixe. C’est l’été, Jack a repris sa liberté de penser. Le tour de France est non dopé. Les campings à Mimile refleurissent à l’ombre d’arbres chétifs et morts à Palavas. Les  « toros piscines » sont annoncés à grands renfort d’affiches criardes aux ronds points et feux de circulations. Les festivals débordent de bonnes intentions dans les campagnes, autant d’activités convenues, en ces temps où ce qu’étaient encore des projets de loi, sont ava..enregistrés à la chambre des députés, tandis que nous avons la tête ailleurs, comme en grandes vacances, quelque soit notre activité, puisqu’on vous le dit que c’est les vacances. Bref, entre deux attentats signalés ou une restriction à la liberté d’exercer le droit de grève, dans mes ponctuations radiophoniques,  mon regard s’en vint à se poser sur un « article » paru dans un « gratuit autrement… », trouvé sur le comptoir d’une boulangerie. Parcourant çà et là les nombreux stages offerts, art du toucher, formation Ayurvédique, de massage, les invitations à « intégrer la paix et la joie dans notre vie quotidienne », dans des cursus avec un praticien Shamballa basique ou …  « 13D », ou bien encore, tombant sur le cul épaté par : « Apprenez à libérer mémoires cellulaires et mission d’âme avec l’énergie angélique…Ouai, çà c’est bon… «  Se préparer pour 2012 avec…la thérapie consciente. Je dois bien avouer, que jusqu’ici je n’y pensais pas tous les matins en me rasant. Extrait du dit journal gratuit, « Gilles S…, pourquoi avoir crée la thérapie consciente ?- Nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle, prédite depuis la nuit des temps…nous entrons dans la quatrième dimension, et de ce fait…nos cellules sont en pleine restructuration afin de pouvoir assimiler les fréquences supérieures de l’énergie lumière…Ce changement s’appelle la transition. La transition est l’état intermédiaire qui plonge actuellement l’humanité dans la quatrième dimension jusqu’aux alentours de 2012…et je vous fait grâce de la suite, non traduite du volapuk cher au grand général… à savoir tout un article surréaliste sur une grande page professant que vers 2012, « quand le champs magnétique sera presque nul, l’énergie pure descendra en abondance sur la planète et dans les consciences » en conséquence de quoi seuls ceux qui préparés par les bons soins de Gilles S…qui propose des stages et consultations en son cabinet, afin je cite « d’apprendre progressivement à canaliser l’énergie pure et à se la transmettre afin de déprogrammer nos mémoires cellulaires… »,  seuls, ceux là je vous aurais prévenu, sauront s’en sortir, avec toute la« maitrise mentale » requise, je re cite, et certainement à grands renforts de tous moyens de paiement acceptés à l’endroit de cet excellent praticien à qui je dédie cette pensée de Pierre Desproges, « il ne faut pas confondre, prendre ses désirs pour des réalités avec son slip pour une tasse à café… » Sur ce, je vais aller me boire une bière, et catholique de surcroît, car, en paraphrasant Julos Beaucarne, « elles sont tout comme les montgolfières et les seins des femmes, elles élèvent la conscience des hommes à hauteur des nuages… »     
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