Promotion

Cliquez ici pour recommander ce blog

Le temps qui passe

Août 2007
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche


 

Ca sent la rentrée, suis content, j'ai entendu Laurence Parisot, proposer de passer l'age de la retraite de manière progressive de 60 à 61 ans, puis à 62...génial, plus cet age reculera, plus j'aurai de chance de trouver un vrai boulot avant la retraite.

Hier, j'ai accompagné ma petite à l'école. C'était émouvant cette rentrée de maternelle, sur la façade de l'école communale, il y était inscrit en lettres fraichement repeintes : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. Y'avait dans un coin de la cour, un bon gros gamin  qui flanquait des baffes à un petit malingre. C'est là tout le problème, aura-t-il appris à lire avant l'age de voter?
Ce blog est en vacances quelques jours, moi aussi. Je quitte mon arbre et vous le confie.  Ne soyez pas surpris s'il vous parle. Au début c'est étonnant et puis on s'y fait et c'est tout le reste qui semble surprenant. Ne pissez à ses pieds. Carressez lui le tronc, grattez le sous les branches, complimentez son feuillage.P1010615.JPGA la semaine prochaine, je vous embrasse.
P1010719.JPGHier, visite d’un ami qui n’est jamais venu chez moi. Il regarde tout autour de lui tandis que je l’accueille sur le seuil la maison. Il apprécie visiblement la beauté du paysage. La montagne qui lui en impose, offre à son regard ébahi ses flancs couverts de châtaigniers, d’hêtres, et de chênes verts. Tout cela impressionne mon visiteur qui n’en finit pas de s’extasier sur la beauté du massif. Une impression de pureté lui semble se dégager de ce bain de couleurs franches, sentiment rehaussé par un air frais raccompagnant du vilain temps passé. Le valat, sec, avant les grandes pluies d’automne, serpente entre les parcelles des jardins cultivés et fuit en pente douce vers l’Hérault à peine né de ses sources sur les pentes de l’Aigoual. Calades et drailles s’enfoncent entre roches et restanques. Ils se perdent dans les vallonnements et invitent à la randonnée dans leur réseau de chemins du ciel, aussi mal pavés que s’ils menaient en enfer, mais dans un étourdissement parfumé des paradis terrestres. –Quel bonheur, cette impression de pureté, fuir enfin la pollution de la ville, me dit il. A son bonheur légitime, et en raison qu’il a de souligner « l’impression de pureté », je me contente de sourire. Je n’ose pas entamer son enthousiasme. Je vois à quelques pas les rangs d’oignons arrachés et mêlés par paquets à même le sol pour sécher, avant d’être récoltés et transportés ensuite vers la coopérative. Combien ont-ils subi de traitements ? Je ne les compte plus, impuissant dans mes conversations avec les cultivateurs à trouver quelques raisons de changer. Il ya bien sûr, des « conversions », de l’agriculture dite « conventionnelle » vers l’agriculture biologique, mais si peu, dans cette frénésie de « l’or noir » ainsi que certains nomment la culture de l’oignon en raison de la couleur des graines de la cèbe, l’oignon doux des Cévennes. Peu à peu, les terres sont stérilisées et sont ravalées au rang de simples supports. Elles sont vidées de toute vie par les pesticides et fongicides, que l’on retrouvera aussi dans la rivière, entrainés par le ruissellement des eaux de pluies et d’irrigation. Toutes ces molécules sont libérées sans discernement sur leur action future et leur impact sur l’environnement et la vie alentour. Lorsqu’il m’arrive de prêter la main au repiquage, geste normal de bon voisinage, j’entends les conversations qui tournent principalement autour de trois thèmes, les traitements, l’eau qui vient à manquer, les enterrements…Officiellement tout cela n’a rien à voir, et je ne suis pas qualifié pour en conclure de manière certaine. Non, tout va bien, « jusqu’ici tout va bien… »   
27122257-1-.JPG 
Avant de m’allonger dans un fouillis de draps et quatre oreillers, Je veille. En terrasse, surplombant le jardin, prévenant la nuit, où dans l’obscurité la fraicheur chasse peu à peu l’air tiède précédant,  je me balance sur ma chaise roulante. Je bascule tel un métronome, ponctuant un chant indien avec tabla et harmonium. J’apprécie l’élancement de mon arbre, un eucalyptus qui baille dans un bruissement ad minima. J’imagine sa sève surgissant des profondeurs et l’irrigant de branches en branches. Mes singes intérieurs jouent et s’élancent bras en croix, de la cime à travers les feuilles. Dans les bambous, des bordées d’injures fusent des piafs qui s’esbroufent à l’approche du faucon crécerelle. A la base des hautes tiges, le chat gris est immobile. Je lève les yeux et fixe une étoile. Le vent aussi s’est levé, doux, caressant. D’un revers du décor, il secoue la frondaison des feuillus de l’ubac avant son retour sur l’adret. J’entends la frime de son souffle avant qu’il ne balaye mes dernières mèches. La pierre chauffée au long du jour restitue une tiédeur propre aux jardins éternels enfuis au fonds des îles. J’allume une sèche. La crête des montagnes s’estompe peu à peu à la faveur du crépuscule. Un verre de vin à la main, je dodeline de la tête à l’indienne et ferme les yeux. Je suis vivant. Un hêtre vivant, un fayard à quatre pattes. Et je bois, perdu et insignifiant dans cet univers grandiose, entre les cuisses de la montagne, à ma Mère, à la nature… aux teintures mères et je vais me coucher me disant tiens j’ai peut être trop fumé. Tu me manques Pénélope.
07124846.jpgJe suis redescendu dans mon jardin. Je sais, c’est une manie, çà ne figure pas dans la chanson, mais c’est bien et c’est mieux quand c’est bien. D’aucun, prêtres ou capucins, le prendront comme un refrain apocryphe. Qu’ils en fassent à leur guise. Messire, monseigneur, le grand ordonnateur d’un esprit aussi mal fagoté que le mien, dépourvu du sérieux requis tel un jardinier qui pourtant, Martin ne se prénommant, à poil s’éclate, madame, comme au Sénégal. Le soir sous la lune arrosant, et le matin à l’heure où les sangliers se tirent, cueille à son tour, la vie offerte au détour des framboisiers, fraisiers, tomates, jusqu’à s émouvoir d’une nouvelle rose, à cueillir, au profit de la première callipyge à pénétrer dans mon jardin d’Eden, où les dieux, viennent en secret planquer leur paresse au yeux du monde obsédé par les gains de productivité, et prodiguer à leur lutin mille caresses qu’il, chers amis, vous rend aujourd’hui en doux baisers.
Captain Igloo, mitoyen du monde, et jardinier sans barrières. 
29115608.jpgSuite à "restons vigilants", ou comment s'informer en un clic sur le grand chantier en cours...
Aujourd'hui, je vous propose, un clic sur le blog du monde diplomatique, où l'on "traite" d'un sujet sur la pollution du Rhône, où les méfaits du pyralène...
http://blog.mondediplo.net     /2007-08-14-Le-Rhone-pollue-par-les-PCB-un-Tchernobyl....
Je vous invite aussi à lire les pages du blog de Marc Laimé, spécialiste des problèmes liés à l'eau
http://www.eauxglacees.com/


Les nouvelles du coin, non d’un p'tit bonhomme, et ça sert à quoi d’abord, d’être un p'tit bonhomme? A rien direz-vous. Y'a même pas de questions à se poser sur le sens d’une taille qu’on sent trop petite, comme cette conne d’aiguille qui se fait rattraper toutes les heures par une plus grande qu’elle qui ne s’occupe pourtant envers et contre montre, que des minutes. J’étais là depuis une heure, sur la terrasse serrant de temps à autre dans une main un verre de vin rouge, frais, un peu âpre,  propre à vous raboter l’aubier de la langue, quand le vent s’est levé. Le marin, qu’on l’appelle par ici, transportant les lourds nuages, chargés de toute l’eau prélevée sur la mer et qui finissent en trombes sur la montagne, au beau milieu d’un fantastique son et lumière. Les feuilles bruissaient dans l’air réveillé avant le lever du jour. Devant moi, l’arbre, mon copain s’en étirait d’aise, las d’être chatouillé par une nuée d’insectes. J’étais jusqu’alors la proie des moustiques et me sentait tout à coup complice d’un même soulagement. Je me lâchai à mon tour d’un p'tit vent, d’un léger soubresaut sur le fauteuil, que croyez vous que fit l’arbre…-Santé qu’il me dit- A la tienne, lui répondis je sans surprise. Fallait bien que çà arrive un jour. Il ne lui manquait que la parole. Je repris donc un verre de vin que je lui jetai au pied et nous trinquâmes sans langue de bois, à la sève, à la vie…  
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus