Cette fois, j’aurais souhaité ne pas voter contre mais pour. Mais pour qui ? A force sondages, c’est comme si c’était cuit. Du Déjà prémaché, avec, ombre chinoise, un homme de parole qui a promis de ne plus y toucher et un peu de vote utile pour se prémunir du grand frisson. Plus de promesses ni de lendemains qui sifflent. J’aimerais qu’avant de promettre changer la vie, il ou elle la connaisse. Qu’il, elle, réalise ce que donne l’enchevêtrement ubuesque des lois érigées comme autant de chausses trappes pour ceux qui veulent vivre debout, pour les plus démunis. J’aimerais qu’il, elle ne soit pas le, la, représentant(e) d’un lobby, d’intérêts dissimulés, mais le, la représentant(e) de la République, des élans de 89, 32, 48, la commune, 36, 68, 200 ? République Libre, utopique, fraternelle, intelligente. Qu’il, elle, ait à l’esprit le ou la plus pauvre d’entre nous quand il agit. Qu’il ou elle regarde à qui appartient la main qu’il, elle, s’apprête à serrer en notre nom, des fois que. J’aimerai qu’il, elle nous initie au BNB, Bonheur National Brut (Mathieu Ricard). Qu’il, elle, soit conscient(e) du décalage entre les élites et le peuple, composé de mondes dans les mondes (Sous Cdt Marcos). Qu’on ne veut pas de simplifications de procédures pour être virés d’un boulot, mais pour choisir sa vie, pas le profit des plus riches. Quand il, elle, me parle, je voudrais ne pas avoir envie de rire. Qu’à sa première allocution nous puissions tous, quelque soit notre vote, être fiers des débats qui l’ont amené(e) à sa responsabilité. Qu’il, elle, travaille à la première union libre, sans conquêtes, ni violences, des peuples de l’Europe, pour un espace de générosité et d’innovation face à l’obsolescence des replis nationalistes et de la politique du profit immédiat.
Philippe.
fleurs et tomates