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Le temps qui passe

Août 2006
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-ALLO, CAPITAINE GIBO? QUELLES NOUVELLES ? LE BATEAU N’EST PLUS LA ?

 

 

 

 

- Tout va très bien, Monsieur…Je régate avec Errol Flynn.

 

 

 

 

- Pardon?

 

 

 

 

- Non non, je reviens…

 

 

 

 

 

 

 

 

 Des invités se présentent, un couple avec un petit garçon. Elle est fine, très belle, brune, coiffée impeccable, lunettes petites montures. Il est petit, maigre, ébouriffé, lunettes grosses montures qui travaillent. Ils sont spécialistes en peintures. Théo si tu n’en as pas vécu, d’autres après toi s’en sont chargés. Ils sont italiens, au patronyme à un poil près homonyme au prince de ces lieux. Gib reste interloqué par Massimo et ses yeux comme des œufs de pigeon au travers de lunettes genre cul de bouteille. Il doit inspecter ses tableaux le nez collé à la croûte se dit Gib. Destinée, s’exclame Louis Paul à propos des talents de ses amis et de la quasi homonymie du patronyme de l’historien d’art avec le prince de la cité prestigieuse. Guy Marchand, pourtant pas encore mort survole le voilier avec des plumes sous les bras.  Gib les quitte pour aller voir sur le quai s’il y est, voir débrancher le câble électrique et préparer l’appareillage. Ils larguent peu après, pour un petit tour vers Villefranche sur mer. Les invités sont intarissables quant aux somptueuses demeures de  propriétaires qui caressent les flancs de cette côte offerte aux plus riches. Comme c’est merveilleux, s’exclame Louis Paul,  voilà un vrai petit paradis.

 

 

 

 

Ils atteignent le port du petit paradis pour déjeuner et la capitainerie  attribue à Tolérance, deux heures  sur le poste  d’une vedette qui transporte les touristes. Tout le monde débarque direction le restaurant et Gib reste veiller à bord. Dix minutes plus tard la vedette arrive en trombe et il a juste le temps, la bouche remplie d’un jambon beurre, de larguer pendilles et aussières. Il part seul, en rade de Villefranche, heureux de garder la bête pour lui tout seul. Belle revanche pour le chomiste au long cours que de naviguer pépère sur un Yacht de luxe. Louis Paul qui du restaurant ne voyait plus son bateau appelle Gib sur son mobile.

 

 

 

 

- Où est passé mon bateau ?

 

 

 

 

-J’ai du céder la place Monsieur.

 

 

 

 

- çà ne doit pas être facile tout seul ?

 

 

 

 

- çà va aller, çà va aller, d’ailleurs çà n’a jamais été aussi bien,….

 

 

 

 

 Gib jubile. Il peut enfin exercer son métier. Il reviendra garer la « Cadillac » à l’issu de leurs agapes. Ce qu’il fait deux heures plus tard, satisfait de ses manœuvres, quoiqu’un peu triste que le jeu soit déjà fini. Accostage ad hoc, filière ouverte à l’endroit précis où attendent Louis Paul et ses hôtes sur le quai, mais ils s’obstineront à l’enjamber plus en avant, petit coup en arrière sur la garde, demi tour sous le vent, et retour vers la cité Barbie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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