Adieu métro, je ressors à l’air libre et m’en vais respirer à nouveau. Pourtant je t’aime bien. J’ai toujours aimé les quais. Quels qu’ils soient. Un quai représente
toujours pour moi une promesse, un avenir. C’est une frontière, au bout du monde, une frontière qu’on ne franchit pas mais sur laquelle on s’en ira, roulera, naviguera, volera,
disparaitre dans un entre deux, finalement être avec soi. C’est tout comme un voyage intérieur, comme si l’on était spectateur de son propre déplacement. D’ailleurs, autre quai, celui du marin.
Le navigateur ne se positionne pas, il s’estime. Il n’est pas à tel ou tel endroit, il est dans un cercle d’incertitude… En une semaine, la montagne a changé. Bien que l’été n’ait pas encore cédé
sa place qu’il tient pour quelques jours encore, les chênes ont roussit. La soif, la terre est sèche, les herbes jaunes et rases témoignent de la sécheresse. Je reviens au pays de la soif. J’ai
laissé la capitale et son bourdonnement, les préoccupations d’un monde en trompe l’œil et suis revenu dans l’envers du décor, ressentir, le poids de la nature, l’importance des éléments,
l’indispensable simplicité, et si l’eau vient à manquer…
fleurs et tomates