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Le temps qui passe

Septembre 2007
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27163931.JPGC’est gênant, ce matin, sur inter, le petit déjeuner avec des menaces de guerre. Bon, j’étais préparé depuis hier soir. J’avais déjà entendu à la radio, le bruit mat des bourres piffes de Jospin à Ségolène, de la gravité dans l’inquiétude de François Bayrou à propos de notre président et des médias à sa botte, des pesticides dans les bananes antillaises jusqu’à provoquer là bas, pour un homme sur deux, un cancer de la prostate, dixit le professeur Bellepomme, qui ne plaisantait pas et à propos des quelles, les bananes, pas nous, le journaliste de faction s’empressa de rassurer son auditoire, qu’il prend pour des bananes, nous, en ajoutant qu’il n’y avait aucun danger à en manger par les deux bouts. De quoi je me mêle, que sait il du danger ou non d’en consommer des bananes aux pesticides ? Et même qu’avant le sommeil, j’avais parcouru un journal, le monde, qu’une relance d’abonnement ou une erreur m’a fait tomber dans ma boite aux lettres. Pas triste non plus, changement climatique, des méduses partout, le chikungunya qui prend désormais l’avion et descend en atterrissant à la pension complète des pneus usagés prévus à cet effet. Et toujours notre NS omniprésent, jusqu’à se mêler d’architecture, comme s’il n’était pas possible aux architectes de faire moche tous seuls.  Je sais bien qu'il y en a des bons mais si j'en vois un qui proteste, quand il veut je l’emmène, j’ai vu des constructions, belles comme un César en siporex, où certainement pas un n’habite. Ajoutons à cela, un article sur les Etats-Unis, proches de la récession, 50 millions d’américains tombés du rêve et sans couverture sociale et la situation des monuments historiques désastreuse selon notre éternel Jack, les révoltés de Boutovo en Russie face aux expulsions brutales de la police. Alors ce matin, j’étais déjà retourné comme une crêpe, Bernard Kouchner pouvait bien menacer de guerre, l’Iran ou la terre toute entière, je regardais ma petite fille prête à partir pour l’école et je me demandais bien pour quoi faire dans ce monde de oufs, pour quoi faire, son sourire de petite fille. Allez prends moi la main, vas y mon petit amour, je t'emmènes à l'école pour apprendre à sourire à la vie… 
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