C’est reparti comme…en 2002 ; en pire. On peut toujours faire pire quand on a de la volonté et de l’énergie à privatiser. Les notes de préfet, la police un rien montée contre la justice, suivi d’un sondage approuvant dans sa grande majorité l’action du ministre de l’intérieur. Jusqu’à voir ici même, au bout du monde, fleurir son portrait à longueur de petites routes de montagne. Quand je les vois je pense à Louis de Funès, « La folie des grandeurs », en triste. C’est triste, et le plus triste c’est qu’il existe des gens pour coller çà. Il pleut, çà ne va pas tenir longtemps. Une affiche électorale, c’est comme une promesse d’automne, une feuille qui change de teinte et qui tombera avant les grands froids. C’est de la tune pour afficher sa gueule. C’est de la tune qui tombera dans les fossés, un rien polluant les bas cotés. On va remettre le couvert. C’est reparti pour une indigestion présidentielle avec plein de salades démagogiques, plein de coups tordus à manger sous la serviette, pleins de tronches de premiers de la classe pour s’écouter parler. Ils ont fait trop d’études pour trouver çà intelligent ce qu’ils disent. Qu’ils s’écoutent, ils s’ennuieront. Tien, as tu déjà écouté Laurent Fabius, as-tu déjà essayé de te passionner avec çà, cette impression de creux, et Nicolas Sarkozy, cette évidente volonté de pouvoir, toujours en plus triste Lepen en douteux brocanteur d’évènements historiques, et François Hollande qui n’a rien à dire sur un parvis et qui le dit quand même et Ségolène Royal qui voyage, qui voyage, et puis François Bayrou qui dit des trucs bien qu’à force en penserait même que c’est pour se faire remarquer. Quant aux autres, ils ne perdent rien pour attendre, on va s’en occuper aussi. Les présidentielles çà ressemble de plus en plus à un jeu de ballon à la con avec les supporters qu’il mérite.
fleurs et tomates