Repris du communiqué de presse :
De 1943, encore lycéen mais déjà engagé dans la résistance, (croix de guerre à seize ans), il passe d’ « Afrique 50 », interdit de projection
pendant quarante ans, pour lequel il sera condamné à la prison, à « Avoir vingt ans dans les Aurès », puis à de nombreux films accompagnant les luttes sociales.
« Depuis que j’ai une caméra en main et sans jamais d’autres raisons que d’exercer mon métier de cinéaste, j’ai été inculpé une dizaine de fois et j’ai passé des années en
prison…j’ai été expédié 4 ou 5 fois à l’hôpital par balles, accident provoqué ou matraque. On m’a volé de la pellicule, on m’a volontairement voilé des bobines entières »
De la lutte anticolonialiste à la défense des minorités jusqu’aux films d’intervention sociale des années 70 et 80, le cinéaste s’est souvent heurté à la censure politique.
Aujourd’hui, il dénonce une censure beaucoup plus insidieuse, celle du pouvoir de la télévision,
« …en 2002, sur 150 films réalisés en France, il n’y en pas trois qui se sont faits sans l’accord préalable d’une chaine de télévision. Autrement dit, pour faire faire un
film, il faut l’accord de diffusion d’une chaine de télévision et leurs responsables ne sont pas tenus de dire pourquoi ils sont d’accord ou pas.
En 1998, René Vautier, a reçu le Grand Prix de la Société Civile des Auteurs Multimédias pour l’ensemble de son œuvre.
A découvrir également, « Un homme est mort », bande dessinée, de Kris et Etienne Davodeau (Ed,
Futuropolis), à partir d’un documentaire de René Vautier sur les grèves de 1950 à Brest, un film entièrement disparu, réalisé cette même année.
Propos de René Vautier figurant sur cette bande dessinée :
« …Votre bande dessinée, rappelle que notre film n’a pu exister que par l’osmose entre classe ouvrière en lutte et gens d’images solidaires…jeune, j’y ai participé caméra au
point… »
fleurs et tomates