J’ai entendu dans ma radio qu’il y avait une fuite de cerveaux à l’étranger. Dire « esstranngé » çà fait plus loin. Qu’à priori il fallait que je fasse le lien avec plus de 2 millions de français qui se sont expatriés. A entendre cela, j’en déduis que je suis affligé du bulbe, rongé par l’encéphalite casanière. Rendez vous compte, car en plus de rester, je veille en plein maquis, j’exulte au milieu de la France, un poil plus sud. Niquedouille le Bolet Fluorescent, 400 mètres d’altitude, sa forêt domaniale, sa maison de retraite, sa pharmacie, son médecin. Moi, j’ai un copain qui y est parti, à l’estranger, il y a quinze jours, résultat, expatrié le mycélium à dread logs, m’envoie des SMS plaindefôtes. Bizarre, même lui le reconnait, ce n’est pas une lumière, et je confirme, mais je l’aime bien, quand on se parle, on se comprend. Et à bien y réfléchir, d’un autre coté, il me redonne un brin d’espoir, n’étant pas non plus ce qu’on appellerait un chandelier. Comme çà, je peux envisager moi aussi de me refaire ailleurs ? J’essaierais bien la Communauté Internationale, çà vaut tous les champignons. Dans ses communiqués, elle manifeste toujours de la bonne volonté. C’est Nadine de Rothschild lu par Benoît Poelvoorde. Et la vie en communauté çà reste quand même une belle et riche aventure. Je voudrais bien y réfléchir, ouais, réfléchir ce serait déjà un début de velléité de flânerie, un désir d’excursion. A méditer pour 2007 çà, mon p’tit canard des îles…
fleurs et tomates