Bien sûr qu’il faut se méfier de toute simplification, d’une facile tendance manichéiste. Bien sûr que dans une émission de radio, une tranche de 2O minutes ne peut suffire à tout expliquer, à ne rien omettre, à laisser toutes chances à deux protagonistes que tout oppose, le temps d’exprimer une vision sincère et forcément incomplète, voire de partager certains points… Mais ce matin, c’était pathétique sur Inter, Mr Pascal Clément, ministre actuel de la justice, et Mr Robert Badinter ancien ministre de la justice. Comment trouver deux planètes plus éloignées l’une de l’autre. Comment justement ne pas craindre la caricature. Que la justice soit parfois représentée affublée d’un bandeau lui permet sans doute de ne pas croiser le regard de qui en porte la charge, mais si d’aventure comme moi, elle écoutait la radio, elle préférerait à entendre, j’en suis sûr, l’émotion et la dignité reprochée à l’ancien à la suffisance préélectorale de l’actuel. Ce n’est que du ressenti et n’est pas suffisant pour juger, mais pour qui l’oublie ou feint de le nier, il ya plus d’une nuance entre droite et gauche. Dommage que cette dernière, une fois au pouvoir, me permette de me reconnaître dans cette phrase de Bedos « c’est dur d’être de gauche quand elle est au pouvoir ».
fleurs et tomates