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Le temps qui passe

Octobre 2006
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Pas de petit train qui défile sur un écran comme aux dimanches d'enfance. A vous qui  me faites le plaisir d'une visite sur ce blog, je tenais à vous dire que je déblogue une petite semaine jusqu'à jeudi prochain. Je vais m'occupper un peu plus loin, retrouver un peu de soufle près d' amis, dans une campagne pleine de canards, de chevaux, de poules, de champignons, d'air pur et d'oubli de soi même, jusqu'au mal de ratiches, du poumon en acordéon, de le pasdboulot, desbusquiflambent et des ministresquipassent. Je vais en profitter pour prendre des forces et l'envie de vous écrire comme tout à chacune, tout à chacun, avec attention, avec coeur, donner le meilleur avec des mots, drôles ou tristes, donner ce que je peux comme un petit mot d'amour, que je faisais passer en classe, gamin, qui n'arrivait jamais jusqu'à celle qui m'intimidait, mais que tout le monde avait lu, c'est peut être cela le paisir retrouvé dans cet instant, la fragilité dans une phrase que je risque, un sourire qui'en va, porté de main en main, pour vous dire, pour vous dire à tous, que j'aime et qu'il n'y a que celà qui compte.

A jeudi prochain, je vous embrasse

Philippe

 

 

Qu’est-ce donc ? Pourquoi t’est-ce que je me lèverai à cette heure ? Il n’est que trois heures. Ce n’est pas une envie de pisser. Je touche du bois, la prostate y’a de la marge, çà doit pouvoir tenir quelques quinquennats. Insomnie, que nenni. Non j’ai mal aux ratiches. J’ai les gencives de Neandertal qui hurlent jusqu’à la racine de mon cheveux. On n’a beau surveiller, réprimer toute velléité de son petit corps d’athlète à pencher pour une faiblesse. On n’a beau jeu de lui signifier que ce n’est pas le moment, des réformes sont en cours, des négociations sont à mener à terme. Rien à faire, j’ai la gueule qui est descendue dans la rue. Elle me manifeste son courroux, elle gigote dans un tremblement de façade. Elle menace. Elle me lancine et me taquine en douleurs exquises. C’est fâcheux un peuple de molaires. Faut l’entendre grincer à cette heure de la nuit. C’est nul d’avoir la racine beuglante. J’ai l’air con avec mon clou de girofle. J’ai l’air encore plus con de parapher d’une signature digne d’un premier ministre mes échanges épistolaires avec ma sécurité sociale. Voilà des semaines que nous échangeons. Elle m’appelle Mademoiselle, eut égard à mon numéro d’ayant droit commençant par 2. Je n’en fais pas une affaire, tout au plus çà me change d’univers, et me rend infiniment plus souple dans la répartie qu’il me faut envisager patiente. Rien à faire, d’échanges en échanges de courrier, je sens bien que subsiste comme une incompréhension. Quelque chose qui de l’autre coté de la boite aux lettres, n’évolue pas dans le même espace dents. D’autant plus que l’époque est à la chasse au petit malin qui profiterait de sa propre infortune. Chômage, petits boulots, RMI, chômage, petits boulots, RMI, voilà plus d’un sac de nœuds où s’est envolée la plus précieuse des cartes lorsqu’il reste peu d’atouts. Plus valable la carte vitale, perdue sa validité dans les méandres de plusieurs organismes. Il m’a fallut la rendre et avec plus d’un paquet de photocopies de documents respectables comme quelques fiches de paie et contrats de travail, conservés comme un trésor rare et cher, enfin pas très cher justement. Et le temps prend son temps et son mal  en patience tandis que le mien de mal se montre mal élevé et rend mon sommeil fripé par indiscipline manifeste. Demain j’ai une radio aussi, des poumons. Si je pouvais, je ne ferais qu’un poumon, histoire de faire une économie pour montrer mon civisme et aussi parce que… cela me fait peur, le poumon. Je me fais du mouron avec le poumon. On ne sait jamais, s’il avait une dent contre moi. Le seul truc bien, c’est que je ne dirai pas à la secrétaire médicale, que j’ai la CMU, comme une maladie honteuse dans les petits pays où tout se sait. Sans doute qu’elle est gentille et que je me fais des idées. Non c’est juste un peu de fierté ma placée. Putain de mal de dents, je ne le souhaite à personne, pas même à ceux qui traquent l’indigent dans les campagnes électorales.        

 

 

 

 

                                    

-LA MER N'EST PLUS QU'UN DESERT,PLUS AUCUNE GROSSE BÊTE, MON CHER GIB...

- SI MONSIEUR VEUT SE RETOURNER...

Un petit vent de travers augure bien. Le génois est bien gonflé et arrache le voilier à plus de dix nœuds sur le fond. Seul le ciel bouché à l’horizon sur bâbord, tempère un peu l’optimisme du capitaine Gibolin bousté par la perspective de rentrer au terme de deux mois de navigations. Il range à l’arrière, sur le balcon, au dessus du tableau, les pares battages. Il love les aussières et ferme les panneaux étanches. Il exécute une petite ronde d’inspection du pont et du gréement comme à l’accoutumée puis se perd dans un long regard vers le large en pensant qu’il va bientôt retrouver femme et enfant, mais avec tout de même un petit regret de quitter l’univers maritime qu’en dépit de toute cette suffisance qui l’entoure dans ce travail, il aime pourtant.  Louis Paul également arbore une mine songeuse. Il contemple rapidement la surface de l’eau de part et d’autre du bateau et pousse un long soupir de lassitude.

 

 

 

 

- Gibolin, je n’ai pas aperçu la moindre bestiole en un mois de navigation. Pour moi, cette mer est à présent synonyme de désert. Je crois que je vais acquérir un autre voilier que je baserai en Hollande pour des séjours dans le grand nord tandis que je laisserai celui-ci sur la côte d’azur lorsque je descends dans le midi de la France. C’est une assez bonne idée, je crois, non ?

 

 

 

 

-Si monsieur l’affirme, peut-il en être autrement ?

 

 

 

 

-Je peux me tromper parfois, non ?

 

 

 

 

-si monsieur l’admet, qu’il veuille bien dans ce cas se donner la peine de se retourner, il apercevra une bande d’une espèce très commune de dauphins qui ne cessent de jouer avec nous, comme à l’accoutumée, dès que nous prenons la mer.

 

 

 

 

-En avais déjà tu observé depuis que sommes partis ?

 

 

 

 

- Oh oui, de nombreuses fois, souvent après que monsieur m’ait déjà affirmé que cette mare était un désert.

 

 

 

 

-Pourquoi diable jamais n’as-tu rien dit ?

 

 

 

 

-Que Monsieur s’imagine ce qu’il en coûte de lui apporter contradiction tandis qu’en son dos s’esclaffaient les dauphins facétieux m’envoyant des clins d’œil.

 

 

 

 

Louis Paul fait le gros nez et n’est pas content. Et quand Louis Paul tire la tronche, il lit le Figaro Magazine, devant Gib. Il sait bien que son journal lui procure le même effet qu’une gousse d’ail dans le gigot d’un vampire. Comme il est très, très fâché, il poursuivra avec la lecture des pages roses du Figaro, le quotidien les Echos, les magazines Elle et Marie Claire et pour finir l’Herald Tribune. Gib prépare comme à l’accoutumée le repas du soir et se languit que le soleil ne se couche avec Louis Paul, afin de contempler une dernière fois, un beau ciel étoilé en mer.

 

 

 

 

Tandis qu’il s’assoupit, et que le jour laisse place tout doucement au crépuscule, les premières étoiles apparaissent. Gib aime bien les étoiles. Il se perd avec délice dans le ciel. Le bateau, loin de tout, prend forme d’un vaisseau spatial qui m’emmène à travers l’infini au milieu des constellations et des mythologies. Il n’y a plus rien en dessous. Il affectionne l’histoire de la grande ourse et de son petit ours, placés pour toujours dans un coin de ciel par Jupiter qui lors d’une de ses escapades sur la terre fut à l’origine de cette légende. Jupiter fit l’amour avec Callisto qui enfanta après dans la forêt. Elle fut chassée par Artémis qui veillait jusqu’ici sur elle. Cris du nouveau né, Arcas, qui suscita la jalousie de Junon l’épouse de Jupiter qui transforma Callisto en ours. Plus tard, Jupiter transforma à son tour Arcas devenu chasseur afin qu’il ne tua pas sa mère par méprise et les plaça tous les deux, tout là haut*.Cette histoire fait partie d’un livre Jean François Barruel, « Ballades sous les étoiles », c’est un ouvrage plein de poésie et d’érudition qui fait du bien aux coeurs si minuscules sous le grand toit de notre univers.Les premiers feux de la côte scintillent enfin au loin et  Captain Gib réveille Louis Paul pour le plaisir de l’atterrissage.

 

 

 

 

 

                                 

 

 

 

 

 

 

 

Il en est peu pour s’en préoccuper. D’évidence, c’est preuve que le problème ne fût point d’une urgence intenable. Non, c’est une résurgence d’un passé douloureux mêlé d’une nostalgie du gris et d’un zeste de cambusard. Une œuvre de bienfaisance dans un océan de bons sentiments, l’ultime tentative de rallier l’âme du Rhum à la soif culturelle, ressusciter l’antédiluvien pirate des caraïbes et son coté citron sur sirop de canne, supplanté, par le stakhanoviste et suce bigot nommé terroriste. Eh oui qu’on y songe un instant et voilà la désolante constatation, les noms des fiers vaisseaux de notre illustre Royale. Elle ne se pare qu’à de très notables exceptions près, que de nom de braves guerriers aux haleines si diverses. Imaginons un instant que nos fiers bâtiments portent les noms de Rousseau, Diderot, Voltaire de conserve avec La Beaumelle, Condorcet, Rabelais, Montaigne et le ravitailleur d’escadre Frère Jean des Entommeurs, le navire atelier Abbe Pierre, le navire d’expérimentations Albert Jacquard. Que de patronymes à trouver pour nos fiers bâtiments, qui s’en verraient obligés d’assumer des tâches à la hauteur d’une appellation contrôlée. Face au monde hypnotisé  par ses  propres cauchemards lançons une nouvelle flotte, à l’idée que d’autres lui répondront afin d’élever le débat.

 

 

 

 

Je jure que je n’ai rien fumé ni bu qui m’est poussé à délirer de la sorte, n’ayant d’autre excuse qu’un dimanche pluvieux à descendre en tapotant le clavier, genre de phrase à m’exposer des réparties les plus crues.          

 

 

 

 

 

 

 

 

                            

 

-A en croire, le Margoule viendrait ici pour y rechercher le soleil...

 

 

- le farniente ?

 

 

- Oui ‘MOS sieur’, ce désœuvré, ce fainéant cultive de l’oisiveté dans la paresse !

 

 

-c’est moins nocif pour la société que de traiter des oignons comme un champion cycliste.

 

 

- on imagine le margoule moyen fuyant, l’allégresse des cités radieuses.

 

 

 -Et c’est agaçant ta façon de parler beau. Tu y connais quelque chose aux cités toi ? Pour moi, un étranger quelque soit l’endroit d’où çà vient, çà vient toujours d’ailleurs,  Hein Edouard ?

 

 

- Oui Armand...

 

 

André, ouvrant le jeu :

 

 

-C’est impossible autrement, sinon il n’est plus étranger. Et avec vous, pas besoin de venir des antipodes, ou par delà la  grande bleue, l’ailleurs c’est aussi bien le département voisin, ou la vallée d’à coté.

 

 

Armand fournissant la couleur :

 

 

- Qui joue carreau, n’est jamais capot.

 

 

-En tout cas, c’est un ailleurs dont on ne s’attendait pas qu’il fût si proche.

 

 

- C’est incroyable, qu’il leur soit possible d’en venir. 

 

 

Elton rigole :

 

 

- Tout dépend de l’étranger. Avec un accent du nord et s’il achète très cher la vieille masure de feu ton oncle à demi écroulée, ce n’est plus vraiment un étranger. Coupé...

 

 

- Tu es sûr que tu n’en a pas ?

 

 

-De quoi acheter ou de la couleur demandée ?

 

 

-Tiens, tu voulais des points, tu n’auras que des brelles...

 

 

-tu te rends compte qu’on est ensemble ?

 

 

-Oh là, je me perds, dame de trèfle…Mais moi je travaille, eux, ils se mettent au R.M.I et ils se la coulent douce. Cà tombe tout seul, comme çà pas besoin de faire suer la terre !

 

 

-Pour faire suer la terre il leur faudrait du cœur au ventre.

 

 

-Tu as dis cœur, figure ?

 

 

-Eh oui, pas trèfle !

 

 

-On n’est pas à la parlotte, ici ce n’est pas le bar de la marine…

 

 

-Le roi de trèfle n’est pas tombé ?

 

 

-Tu es brave.

 

 

-Comment est il arrivé là, et par quels chemins ?

 

 

-Quel impertinent hasard l’a guidé jusqu’ici ?

 

 

- Mais au fait, qui lui a dit de venir ici et pas ailleurs, autre part, plus loin, chez d’autres ?

 

 

- autant dire chez des étrangers.

 

 

-t’étrangles pas comme çà ! Et oui je recoupe...

 

 

- Entre étrangers, ils auraient pu s’entendre. Ramasse-toi, au lieu de bailler aux corneilles...

 

 

- Ah, tu nous fais du mal à parler comme çà !

 

 

- tu ne veux pas que je m’excuse ?

 

 

- pose la, ton excuse...

 

 

- Eh, mais pourquoi viennent-ils déranger notre sérénité et trahir notre  inquiétude ?

 

 

- Fan, Elle finissait quand même par s’ennuyer ton inquiétude ! 

 

 

-Tout cela fait beaucoup de questions, trop d’interrogations...

 

 

- çà te fait réfléchir et çà te fait du bien !

- Ah non ! C’est pénible ces questions sans réponses ! Combien d’atouts sont tombés ?

 

 

-Cà ne t’embête pas de jouer avec un étranger ?

 

 

-  Et ouais, je me le demande, quand je te vois tout dépenaillé avec ton tricot, ta chemise, et  ton gilet au dessus du pantalon. Avec toutes ces couches, tu es habillé comme la fusée Ariane.

 

 

-comme un vrai margoule.

 

 

- tu m’embrouilles...

 

 

-Il te reste un atout ?

- combien de temps un margoule reste t-il un margoule ?

 

 

- probablement longtemps...

 

 

- le temps qu’il considère tout nouvel arrivant comme margoule... Petit au bout.

 

 

 

 

 

 

                                                  

 

 Bien sûr qu’il faut se méfier de toute simplification, d’une facile tendance manichéiste. Bien sûr que dans une émission de radio, une tranche de 2O minutes ne peut suffire à tout expliquer, à ne rien omettre, à laisser toutes chances à deux protagonistes  que tout oppose, le temps d’exprimer une vision sincère et forcément incomplète, voire de partager certains points… Mais ce matin, c’était pathétique sur Inter, Mr Pascal Clément, ministre actuel de la justice, et Mr Robert Badinter ancien ministre de la justice. Comment trouver deux planètes plus éloignées l’une de l’autre. Comment justement ne pas craindre la caricature. Que la justice soit parfois représentée affublée d’un bandeau lui permet sans doute de ne pas croiser le regard de qui en porte la charge, mais si d’aventure comme moi, elle écoutait la radio, elle préférerait à entendre, j’en suis sûr, l’émotion et la dignité reprochée à l’ancien à la suffisance préélectorale de l’actuel. Ce n’est que du ressenti et n’est pas suffisant pour juger, mais pour qui l’oublie ou feint de le nier, il ya plus d’une nuance entre droite et gauche. Dommage que cette dernière, une fois au pouvoir, me permette de me reconnaître dans cette phrase de Bedos « c’est dur d’être de gauche quand elle est au pouvoir ».          

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                 

 

 Cicis braille :-Par Dionysos, à boire limonadier !

 

 

 -Cà suffit tout de même, tiens toi tranquille. Le patron essuie les dégâts et lui ressert un demi.

 

 

-Tout çà, c’est bien des histoires, il faut bien l’étiqueter l’étranger, le ranger, le classer, avant peut être de s’en accommoder, s’il s’obstine à rester le bougre d’animal ! Hein Edouard ?

 

 

- Oui Armand...

 

 

 -Etrange, celui qui dérange...

 

 

-Oui Armand...

 

 

-N’oublie pas le chien...Hein Edouard ?

 

 

Les autres, en chœur :

 

 

-N’oublie pas le chien...Hein Edouard ???

 

 

-Allez donc tirer les oreilles de Clovis et faire pisser le votre...

 

 

Elton, les yeux au dessus de ses binocles, occupé, en dépit du règlement, à classer son jeu, se balance sur les pieds de sa chaise... Margoules... Bouniouls...Pour vous, c’est du pareil au même non ? 

 

 

Edouard se fend d’un vilain rictus.

 

 

- que veux-tu dire par là cher ami ?

 

 

- Je veux dire que la campagne n’aime pas trop les étrangers ! »

 

 

Dehors, des bikers s’arrêtent et garent leurs Harley sur le quai.

 

 

-Avise un peu !

 

 

- On dirait des Mongoles en pétard, des Huns qui fulminent !

 

 

- pourquoi pas Annibal accompagné d’éléphants, tu as peur qu’il piétine ton  rond point municipal ? Étranges Messieurs, ces cavaliers qui viennent d’autre part…

 

 

-C’est ton jeu que tu nous décris ? Je te rappelle que d’aucune manière on ne trie son jeu avant la fin de la distribution !

 

 

Armand, toujours intéressé par ce qui se passe au dehors :

 

 

-Et çà, qu’est ce qu’ils vont nous ramener encore ?

 

 

- Que vont-ils bouleverser dans tes habitudes ? »

 

 

Lui posant cette question, André accompagne son regard vers les motards qui déambulent le long de la terrasse. Il ressert Cicis qui feint ne plus en vouloir. André vient siéger comme quatrième joueur. Il dépose les verres et garde le torchon sur l’épaule.

 

 

 Elton, dans un sourire crispé regarde enfin à travers ses lunettes qu’il remonte d’un doigt :

 

 

 -les pesticides dans les cultures font  bien plus de mal que ces quelques bécanes

 

 

-  écologiste va ! 

 

 

- Et voilà, suprême insulte à la campagne, se faire traiter d’écologiste... »

 

 

-Oui, parfaitement, un écologiste, c’est un parisien...

 

 

-je suis parisien Armand intervient Edouard...

 

 

Armand l’air étonné, obséquieux :

 

 

 - Tu me chagrines là, on ne dirait pas. Un écologiste, c’est quelqu’un qui veut nous apprendre la vie dans la nature, c’est un margoule qui ne comprend rien aux traditions !

 

 

- pour moi, une seule tradition, en changer ! » Gueule  Cicis.

 

 

Armand :

 

 

- Et change avec l’éponge qui te sert de foi !

 

 

 - garde sans, à toi de jouer Armand.

 

 

 -A ce propos, je vous rappelle, messieurs, qu’en plus de participer à l’effet de serre, votre écobuage portatif et individuel empeste l’atmosphère et ceci est en parfaite contradiction avec une nouvelle législation en la matière qui  va stipuler…

 

 

-Ah bougre de con, va donc jouer avé le préfet dans la partie non fumeur ! 

 

 

- Qu’est ce qu’ils viennent faire par ici les motocyclistes ?

 

 

-  On les connaît ces gens dont on ne sait rien.

 

 

- Eh ouais, on les connaît si bien qu’on se méfie de la peur par avance.

 

 

- Avise ! Ils veulent profiter, bénéficier, goûter, jouir, un point c’est tout.

 

 

- Comme nous dans un sens...

 

 

- boudi con, hé oui, mais dans un autre...

 

 

- hé forcément, c’est imparable.

 

 

- Le margoule est tout de même un drôle d’oiseau.

 

 

-il tombe à pic...

 

 

- hé ouais, il n’est pas s’en rappeler le martin pécheur.

 

 

- Et alors ?

 

 

- Et alors, t’as déjà vu un oiseau muni d’une carte de pêche toi ?

 

 

-Pic ?

 

 

-t’es un peu lent...

 

 

-le martin pêcheur est le seul oiseau qui soit fidèle à sa dame.

 

 

- c’est vrai, faut refaire un tour.

 

 

-parlotte 

 

 

- Et bé qu’ils retournent d’où qu’ils viennent. Patron, remets en moi un autre.

sacrée descente, tu as une longe à pic ?

- c’est çà, je ne vais pas rester sur une patte...

-comme un flamand rose ?

-Sers le qu’on en finisse.

-Top là ... Ils n’ont qu’à retourner travailler, chez eux...Fan dé pute, pas trop d’eau, je te dis, tu le noies...

-le margoule ?

-eh non imbécile, le pastaga.

-on est au tarot ?

- non, on est aux champignons, on cherche des girolles. A suivre…

 

 

 

 

 

 

                                      

 

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