Je demande en tout état de cause et d’information jusqu’à preuve du contraire de mon poste de radio, calé sur France Inter, depuis Daniel Mermet, puis du
« Temps de Pochon », ce soir alors que je me faisais des patates rissolées à la graisse de canard rapport à l’article précédent, que quand je vais bien, l’appétit va, que, dans
l’ordre,
Petit un, qu’on libère les bonzes injustement enfermés suite à la visite organisée de Notre Majesté Présidentielle en Corse, et petit deux, son copain du pied de
derrière qu’à eu vingt ans dans les Aurès (René Vautier), par souci de transparence on augmente de 140% les RMI et les bas salaires, toutes choses égales par ailleurs, les soucis existentiels des
uns valant bien ceux d’un seul qui ayant eu rendez vous avec son peuple s’honorera de l’entrainer dans son Grenelle qu’il se fait tout seul. Parce que virgule sur le carrelage on ne soulignera
jamais assez la responsabilité qu’on a de vouloir vivre dignement quand on a pas beaucoup, peu ou rien, face à l’envie de s’envoyer une balle dans le cul que je décrivais dans quatre ou cinq
articles en arrière, « Du blues, rien que du blues ». Envoyez.
En principe, je vais mieux. Je vais mieux, j’te dis. J’ai arrêté de fumer. Et on me l’a dit qu’il fallait que j’en sois persuadé, et que c’est très bon pour ma
santé. Oui je suis, comment te dire, extrêmement détendu, quand d’un coup d’pied désinvolte, je dégomme cette putain de caillasse qui me faisait chier sous la godasse et qui m’a tordu
la cheville, salope, et qu’a pété dans sa trajectoire de conne, le carreau de ma cave, de bordel d’enfoirée de caillasse de merde. Avant quand je fumais, je ne rencontrais aucun caillou sur ma
route, juste une merde de temps à autre dans laquelle j’évitais de shooter. À peine aurais je osé, dans le même temps qu’une éructation tabagique, d’une inclinaison délibérée à l’acte
manqué, tenter le léger surf du pied gauche coiffant la sentinelle. Non aujourd’hui, je vais bien, je glisse sur les étrons et je continue ma décroissance. J’ai arrêté de bosser il y a déjà
4 mois. J’ai arrêté le tabac il y a 12JOURS, diantre foutre, madame, je vous assure que je n’éprouve aucun manque. Tout va bien. Je ne ressens, flaire, palpe, renifle, hume, inhale, aspire ni ne
perçois, aucun trouble qui trahirait le moindre soupçon d’un fielleux tremblement de nervosité qui dénoncerait cet effort salvateur et réduisant en fumier, fumée, ces jours passés à se faire
chier, à se battre contre ce qu’il est convenu d’appeler une saloperie de merde de drogue à la con, qui n’est pas sans plaisir quand il s’agit de rouler soi-même son tabac, ah oui que l’on pince
délicatement sur une feuille, méditation et subtile branle bas d’une tige, entre pouces et indexes, le temps d’une chanson d’un gars « qu’est amoureux d’une cigarette »*. ah les
boules que c’est con, que c’est bon, de retrouver toutes ses capacités pulmonaires et respiratoires et d’aller primesautier comme une patronnesse de ligue, chercher jusqu’au tréfonds du bas
ventre, la vocalise libératrice et purificatrice avec laquelle j’entonne sans sourciller, qu’ensemble on les emmerde, ces putains de repentis, ces jours d’esclavage, soumis aux comptoirs de nos
débonnaires buralistes qui en plus de te fourguer un paquet de clops te demandaient des nouvelles de ta santé avec autant d’intérérêt que de franchise médicale. Je vais mieux, oui mais
j'm’emmerde. Sans tabac, j’ai des chances de mourir en bonne santé et c’est sûr, la vie va paraître plus longue.
*En référence d’une chanson de Jacques Higelin. *« Je suis amoureux d’une cigarette… »
«Ceux qui s'accrochent farouchement à leur drapeau et à leur idéologie ont aussi peur de voie disparaître leur identité...
Or, l'identité ne peut se perdre, car elle s'acquiert tous les jours, au contact de l'Autre, elle s'enrichit de son histoire, de sa culture
et de sa langue».
Volker SCHLONDORFF cinéaste.
Après tout, les idées noires se prêtent bien à la musique. J’ai hier soir habillé mon âme avec Léo Ferré. Un coup de pied au cul qui fait claquer des dents. En ces
temps de discours fades et mielleux, bourrés de mauvaises intentions, déroulés sur des langues d’Hévéa, de fausses exaltations et de postures molles, les mots, les phrases ont un sens, ont un
poids. Celles là, ceux là manquent. J’ai le pépoil de l’avant bras qui se dresse quand il gueule sur la scène. Quand il engueule tout le monde, pèle mêle, moi, toi, l’hypocrisie du monde.
Et qu’il nous fout la vie, la poésie à la gueule. A nous tous qui la fermons tandis que claquent les pas de ceux qui nous encadrent. Avec le temps, j’en avais oublié le sel des luttes.
Je finissais par m’égarer sur mes chemins de traverses comme il dit. Il y a longtemps que je les ai empruntés. Tellement longtemps que j’en oublie parfois, qu’il existât d’autres routes, d’autres
autoroutes où l’on fonce têtes baissées pour avoir l’air d’un coureur, derrière la carotte imaginaire qui mène droit au péage. Hier, j’ai vu à la bergerie, comment on retenait les agneaux,
tandis qu’on poussait leurs mères, empruntant un passage étroit, comme pour les dénombrer, puis les sortir en troupeau, pour mieux qu'elles aillent s’engraisser au profit de qui les vendra,
et pour se faire désosser et puis se faire bouffer.
Toujours à propos du Grenelle, j'ai repris çà chez Greenpeace:
http://www.greenpeace.org
Paris, France — Pour l'Alliance pour la planète, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, témoigne d'un changement de culture. Le
président de la République a annoncé des mesures ambitieuses et mais il reste de nombreuses contradictions.
« On est maintenant à la moitié du gué. Le processus participatif affiché est intéressant, et le Président annonce des avancées concrètes, mais le flou continue de planer sur des
sujets parmi les plus lourds : pesticides, incinération, nucléaire... Nicolas Sarkozy n'a pas dépassé les contradictions françaises, déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de
Greenpeace France. En matière d'environnement, tout n'est pas possible On ne peut prétendre à une agriculture de qualité en reportant la réforme de la PAC en 2013 et en restant flou sur les
pesticides. On ne peut lancer un grand programme d'économies d'énergie et développer les renouvelables, tout en continuant d'investir dans le nucléaire. Et où est la nouvelle politique de
transparence quand on ne change rien et qu'on continue d'exclure la sécurité nationale et le secret industriel... »
« Il y a quelques mois encore, le programme environnemental du candidat Sarkozy était jugé par l'Alliance comme l'un des plus mauvais et des moins ambitieux, rappelle Daniel
Richard, président du WWF France. Sous la pression ONG écologistes et grâce à la prise de conscience grandissante de la crise environnementale, Nicolas Sarkozy a incontestablement évolué.
Reste à savoir maintenant comment ce programme ambitieux, sur lequel il s'est personnellement engagé, va se concrétiser. Le travail de l'Alliance va maintenant consister à effectuer un suivi
précis de la mise en œuvre de ces engagements. »
« Le Grenelle n'est pas terminé : la négociation se poursuit demain, complète Anne Bringault, directrice des Amis de la terre. Certaines des propositions annoncées
aujourd'hui, comme la mesure sur les pesticides, devront être affinées et précisées ; on nous l'a promis. Devra aussi être abordé un aspect jusque là plutôt négligé : les effets sur
l'environnement de la politique française à l'international, concernant notamment les agrocarburants ou la déforestation. »
FIN.
Coupure, noir complet, plus rien. Je ne suis même pas au courant.
Ben non, j’entends une vie, puis bientôt une voix. Je suis mort et je vis encore, ah putain quc’est bon ! Pas si terrible finalement. Ah si, quand même, c’est bien des claques
dans la gueule. Ah tiens, c’est ma Doudou qui me raccroche à la scène. Ben non je ne suis pas mort. Angoissé avant de perdre connaissance, je n’ai pas vu le moment ou l’on passe de l’autre côté.
Apparemment, il y aurait donc un autre coté, et on n’y a même pas installé l’éclairage, mais c’est pourtant prévu dans certains livres. On passe de l’angoisse à...Je ne sais pas. Certains
affirment qu’il faudrait aller plus loin, pour y voir de la lumière. Une grande lumière que tu ne vois que plus ou moins longtemps, suivant ta conduite dans la vie terrestre. La minuterie céleste
ne s’est pas allumée. Je n’ai pas pris assez de leçons de conduite. Coup de bol, j’aurais pu passer inaperçu, invisible au royaume des ombres. A moins que, l’ouverture du sas n’ait pas été
ordonnée. Et peut être que je n’y aurais pas eu droit au feu d’artifice… Sans compter que mourir un jour de poisse, c’est un truc à vous mener direct au chaudron éternel. Tiens, j’entends du
bruit, Y’a Jean Pierre Koffe, le roi des chaudrons qui s’énerve à la radio.
Mon corps est couvert d’une urticaire géante et je suffoque.
Et puis j’ouvre un œil, il y a du monde. Un médecin qui s'active, barbu jusqu’aux yeux, me scrute avec un regard inquiétant. Il sort de la ruche lui aussi, et je te pique et je te
repique encore. Adrénaline, perfusion, ses lunettes sont épaisses et aujourd’hui ma veine est petite.
fleurs et tomates