Promotion

Cliquez ici pour recommander ce blog

Le temps qui passe

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche


 

Hier, premier jour de froid, j’ai quitté ma vallée, le temps d’une journée. J’ai pris le chemin de la Lozère, toujours plus loin, plus profond. Plus loin que le « haut Gard », plus à l’intérieur encore, comme s’il était possible qu’un pays soit apte à plus d’introspection. Je pense toujours sur ces routes que j’emprunte qu’elles sont celles qui bordent le maquis et que les emprunter c’est aussi les honorer. Qu’au-delà d’une certaine distance,  tout se perd, le corps, l’esprit, tout est happé dans le silence et porté par le vent jusqu’aux cimes qui ont tout vu et qui m’ont vues venir. Hier, je suivais dans sa quête ma compagne qui partait rendre visite à ses pairs dans une exposition, Association des métiers d’art en Cévennes, à Florac. Et c’est là, contre toute attente, que j’eus rendez vous avec la conjugaison. L’étonnante conjugaison d’une brodeuse d’art, Cécile Joffart. J’appris d’elle, qu’elle brodait « au passé plat » et au « passé empiétant ». Je compris l’étendue de mon ignorance et toutes les possibilités que m’offraient ce voyage au centre des terres, découvrir d’autres temps que l’on m’avait cachés. A peine en avais- je entendu parler, au détour d’une chanson de Brel, «  le plat pays » ou d’une chronique judiciaire à propos d’un mode similaire, du passé empiétant, au passé contrariant, il n’y a qu’un pas, qu’un « en avant »…Voilà comment avec une brodeuse, à regarder enfiler les perles ou bien passer le fil du présent, je découvris à mon tour en regardant son étonnant parcours, l’âme d’une broderie partie du fond de la Lozère jusqu’à parer torses d’ un ténor de l’Opéra ou poitrine de Pénélope Cruz. 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus