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Le temps qui passe

Novembre 2006
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Tous s’accordent pour proposer un changement de comportement radical. Il s’agit de notre survie. L’avenir des humains est en jeu. Bouleversement climatique oblige et pas moins, tous autres désordres écologiques. Au premier plan, avant même, les mesures lourdes nécessaires, organisées par les autorités et les législateurs, le comportement de chacun a autant d’importance, histoire de bon sens, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Et voilà qu’à peine évoqué cet immense chantier, par toutes sorte de spécialistes, dont Nicolas Hulot et son pacte que je lis à nouveau des nouvelles enrageantes. Elles sont symptomatiques d’un état de fait qui sera à mon avis tout aussi pénible à combattre que nos tendances négligentes, à la base de bien des économies à réaliser en matière d’énergie, donc de consommation, donc de pollution. Qu’on ne rigole pas, puisqu’il s’agit ici de « la guerre de l’ortie ». J’ai reçu le bulletin numéro 12 de L’AVEN, Association Viganaise pour l’Environnement et la nature, automne 2006, et j’y lis en détail ce que j’ai pu en entendre çà et là à propos de cette interdiction d’enseigner d’une part, mais aussi tout simplement d’informer son voisin ou quiconque sur une pratique naturelle et écologique d’apporter des soins à son jardin, à ses cultures à savoir, donner la recette du purin d’ortie. Voilà donc une pratique interdite depuis le 1er juillet 2006, par un décret empêchant de fournir par quelque moyen que ce soit, des recettes de produits naturels non –homologués. Exemples cités par l’article de l’AVEN et état de fait aussi dénoncé par Alain Baraton de France Inter, communiquer publiquement que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées, que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux, et que et que…tarif : condamnation à deux de prison et 75OOO euros d’amende à l’auteur. Tant que les lobbies industriels pourront s’appuyer sur les services de l’Etat et des législateurs peu au fait des pratiques des cultures biologiques, il sera difficile voire impossible de changer de manière efficace nos comportements en matière d’agriculture par exemple, mais aussi on peut facilement l’imaginer à chaque fois qu’une remise en cause d’un comportement nocif en matière d’environnement bousculent les intérêts économiques des industries plus soucieuses de leurs cotations que de l’avenir de la planète. Quand je pense qu’avec mon grand père quand j’étais petit, on pissait sur l’oseille pour la faire crever parce que tous les deux on n’aimait pas la soupe que grand mère faisait avec, et qu’on s’en vantait effrontément en plus…T’imagines Grand Père,  au gnioufdeux ans et soixante quinze mille euros, toi qui comptait toujours en anciens francs… Allez, j’en remets une couche bientôt sur le sujet et ce soir, soupe à l’oseille, aujourd’hui j’aime bien çà.

 

 

 

 

 

 

*aven.levigan@laposte.net                

 

 

 

 

              

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