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Le temps qui passe

Novembre 2006
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Je me repique une idée. Je vais écrire après le mot : FIN.

 

 

Après la fin logiquement il n’y a plus rien. Même le dire ou le constater est impossible. Sauf que, là, c’est une nouvelle sorte d’histoire. Un peu comme dans la religion, après la fin, c’est l’éternité. L’éternité a un coté pratique, on peut en parler longtemps. Fleurissent à cet endroit toutes sortes de conceptions et de considérations invérifiables, où la démesure peut côtoyer l’insignifiant. Comme avant, la fin, donc. Alors pourquoi pas un roman qui commencerait après le mot FIN. Certains s’en émouvront peut être, considérant que cela peut porter malheur comme dire « lapin » sur un bateau. A ces derniers, je rappelle que « Jeanneau » est aussi une marque de bateau et que par conséquent je peux bien commencer par la suite ce qui ne manquera pas de vous éviter le début de mon histoire qui n’avait peut être pas d’intérêt, à savoir l’histoire  des humains qui ont tellement crotté leur nid qu’ils se sont étouffés dedans. Comment en sommes nous arrivés là ? Je veux dire après la fin. C’est emmerdant. Plus personne pour en parler, c’est trop tard, nous voilà dans l’éternité. Quant à dire nous voilà, c’est peut être un peu fort. Et puis dans l’éternité, il n’y a pas d’heure, ni trop tard, ni trop tôt. A point alors ? Cuits à point. Comme la grenouille citée en exemple par Al Gore dans son film. Si elle attend comme nous, peinarde dans une casserole qui chauffe progressivement elle ne va même pas moufter, alors que menacée de plonger directement dans l’eau bouillante, elle réagirait immédiatement…Nous voilà donc baignant dans notre jus douceâtre et quelque peu nauséabond. Sans compter que du coté de l’Europe, si la glace du Groenland fond, ça peu stopper le Gulf Stream, qui nous maintient à bonne température, donc nous congeler directement. On ne perd plus le nord, il vient directement chez nous.

 

 

A part cela, une phrase qui m’a trotté dans la tête, tirée du film « Une vérité qui dérange », réflexion d’un « ex futur président des Etats-Unis » : -« cela ne relève pas de la politique mais de la morale… »  Alors c’’était donc cela, jusqu’ici, y’avait pas de morale en politique ?

 

 

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