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Le temps qui passe

Novembre 2007
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DSC01832.JPGRévolte, oui, c'est le souhait quotidien
Résignation c'est non!
Alors partir, bien sûr, mais ou?
A part la poésie et le rêve, je ne vois pas beaucoup de rivage ou aborder!
Merci en l'attente d'autres suggestions
Commentaire n° : 1 posté par : BROSSAULT Christian le: 08/11/2007 14:41:55
Oui! Un peu honte d'être français, aujourd'hui. Nous avons la même envie, envie de partir pour ne pas vomir devant autant d'infamie, de manipulations perverses et d'irrespect de l'humain...

Nous sommes pourtant utiles, ici, par notre engagement et notre combat que nous mènerons jusqu'au bout!
Nous devons rester "debout" et ne pas nous laisser gagner par la gangrène qui ferme nos cœurs et rétrécit nos cerveaux.
La névrose collective avancera sans nous! Il y a trop de vies en danger, trop d'appels au
Secours pour baisser les bras et se résigner à laisser faire; nous continuerons à semer des graines d'espoir, à faire naître des sourires et à aimer autant qu'il nous est possible de le faire.
Il devient urgent de lever une armée de résistants au mensonge, au pouvoir de l'argent et à l'ignominie. Nos armes: informer et remettre debout les expulsés de notre société moderne.
"Ce n'est pas parce que l'erreur se multiplie et se propage qu'elle devient Vérité." Goethe.
 
                              Commentaire n°2 posté par : Lixiane le 08/11/2007
 
          Christian, Lixiane,
Goethe ignorait qu’à deux pas de chez lui s’élèverait un jour l’innommable, un camp de sinistre mémoire, parce que l’erreur s’est multipliée, non pas qu’elle fut Vérité mais que d’aucuns tentèrent de la travestir hideusement. Je suis d’accord avec vous Lixiane, Christian, tellement d’accord, mais furieux aussi contre moi-même, de rester impuissant après avoir tant rêvé le monde. Après avoir rêvé, par l’objection de conscience, par la vie communautaire, par le travail des mains, par la simplicité de vie…Hier, j’ai presque trouvé la porte de sortie,  largué sans faire exprès, maladroitement, inconsciemment. J’étais parvenu au fait d’un escalier que je venais de construire. Tout semblait coller, juste quelques petits calages, une mise à niveau, fier devant le fils de prendre d’ultimes mesures afin d’achever la mise en place et…le vide, la descente imparable. Je venais d’inventer ou bien de réinventer l’ascenseur en bois, celui qui ne descend qu’une seule fois et je me suis retrouvé un étage plus bas, écrasé comme une grosse merde et le souffle coupé. C’est vexant, construire et voir en un seul instant tout désir s’écrouler et par humour désespéré au milieu de la déconfiture et de la douleur tenter de se remémorer Kipling sous les regards ahuris de ses enfants. Suis descendu de haut c’est la faute à Brossault, le cul sur le plancher, m’y suis pris comme un pied.
Je recommence…
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