Ce matin dans ma radio de service public, moment interactif où l’auditeur a la parole. Il s’en est trouvé un, d’auditeur, pour interpeller Martin Hirsh, parce qu’il avait été
éconduit par Emmaüs, après avoir demandé du travail dans une des communautés fondées par l’abbé Pierre, et jusqu’à crier à l’injustice en ce moment, jusqu’à ne pas pouvoir surmonter
l’émotion née du désespoir dans des sanglots étranglant sa voix, jusqu’à dire que c’était dur avec ses cinq enfants, sans rien, sans espoir.
Un instant auparavant, une auditrice s’étonnait de ne pas entendre de suites à la proposition du candidat devenu président en ce qui concerne du « travail d’intérêt
général » pour les rmistes…
C’était comme çà, quelques instants ce matin dans ma radio, relatées les frasques d’un Kolonel en visite à Paris, un président français « qui ose tout, et c’est même à çà
qu’on le reconnaît », un pauvre qui provoque un moment de silence et d’émotion dans un studio, et une ingénue qui se demande à quand les travaux forcés pour les pauvres.
fleurs et tomates