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Le temps qui passe

Décembre 2007
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Tous les  ans,  à l'évocation de cette phrase, "la bonne année", j'ai en mémoire le film, avec Lino Ventura et Françoise Fabian.... Je suis toujours dans un film. Bien sûr il y a de bonnes scènes, comme celles que je vis  au hasard du chemin que je parcours dans mon retour vers ma vallée perdue.  Oui quand même, un café chaud, le plateau qui domine Grenoble, de la neige,  des têtes de gamins ébouriffés  comme autant  de graines de rastas qui s'en vont surf sur le dos en randonnée avant de redescendre cet après midi.  Et puis ce soir  une petite fête, des embrassades, des souhaits, des souhaits...
Mais que peuvent  ces petits souhaits perdus  dans le tumulte des bruits de foule,  au Pakistan,  en Palestine, en Irak et dans tellement d'endroits où règnent chaos, misère, injustice...drôle de film où l'insignifiant pépère cotoie  la démesure d'une cocotte minute en folie  qu'est  notre monde où la seule règle qui vaille est de se marcher sur la gueule.  Que peuvent ces petits souhaits, à  l'heure où pour réclamer un logement ,  Augustin  fait fleurir des tentes un peu partout pour bouger  le "total", tandis que le pognon  claque dans les palaces  dorés,  tandis que....
Rien de mieux à faire donc, que de s'encourager,  à lutter,  à s'engager,  à résister,  à changer pour soit même ce qu'on souhaite voir changer autour de soi pour paraphraser Gandhi.  Rien d'autre à  souhaiter  que le vent des utopies  reprenne de la vigueur dans les rues et bouscule  la certitude des princes installés avec l'assentiment  du plus grand monde et pour son  malheur.undefined
Allez ...et surtout la santé.
Salut et fraternité
Philippe

Pardon pour la présentation et la mise en page, çà va s'améliorer dans les prochains jours, de même qu'en début d'année, je devrais pouvoir être en mesure de vous présenter mes reportages vidéos que j'ai envoyés à La télé libre ainsi que d'autres plus destinés à ce blog... Merci à vous en attendant, je continue ma petite ballade jusqu'au 7 janvier. Au plaisir de vous retrouver au hasard d'un ordinateur d'amis... Je vous embrasse Salut et fraternité Philippe
Hier soir, je me promenais le long des berges du lac D'Annecy. Annecy tout va bien , merci, juste une petite polémique sur les sédiments du lac, qui ne seraient pas exempts de pollution, mais non, mais non voyons, à suivre...Sur la route, je croisais un bus qui affichait sa destination CAMPUS, puis par intermitence, "Bonnes fêtes"...justement, où en sommes nous dans les campus bientôt à la sortie des fêtes de fin d'année? Il y avait, avant "la trêve", des mouvements de casques et des bruits de godillos qui ne parvenaient plus jusqu'aux "vingt heures". Apparement l'information se perdait en route où se prenait les pieds dans les piquets de tente du colonel invité en grandes pompes, tandis que nos étudiants s'en prenaient dans l'arrière train... J'ai reçu ce message peu de temps avant Noël.... Bonjour tout le monde . GRAVE ce qui se passe à LYON II ... Ci-dessous, le témoignage d'un prof. (Alice Verstraeten) qui fait froid dans le dos ! Claire Bonjour à tous, Ma fac (Lyon II) s'enfonce tous les jours un peu plus dans le mépris des étudiants et dans un logique policière qui m'inquiète profondément., Les médias ne nous suivent pas, ne relayent rien, s'auto censurent ou se font censurer., Tout a commencé avec la Loi Pécresse de réforme des Universités, signée dans la précipitation cet été par le président de la fac, Monsieur Journès.Certains étudiants et enseignants s'opposent à cette loi., Les étudiants ont choisi le blocage de l'Université comme mode d'action. On peut être pour ou contre, je ne suis pas sûre que ce choix ai rendu service aux manifestants et à leur image mais aujourd'hui, à la limite, peu importe. On a, pour l'instant, dépassé ce débat., Depuis quelques jours, le président de l'Université a fait appel aux "forces de l'ordre": des vigiles privés, très jeunes, non asermentés, arrogants et dépassés par les événements, patrouillent dans la fac avec au bras un brassard orange marqué "sécurité". Ils apostrophent tout le monde, tutoient tout le monde, et nous demandent de justifier de notre présence dans l'Université en montrant notre carte "cumul" (une carte magnétique d'étudiant ou d'enseignant qui sert aussi de carte de bibliothèque et de carte... de paiement dans l'enceinte de la fac... ce qui, en soit, ne me plaît déjà pas beaucoup)., Il semble bon de rappeler qu'une Université est, selon la loi, un établissement public à vocation scientifique et culturelle"..., Les étudiants qui manifestaient scandaient à l'encontre des vigiles, hier matin : "Voyous, racailles." Car certains d'entre eux s'amusent à retenir les étudiantes pour les draguer, d'autres en sont venus aux mains avec des étudiants de leur âge, une étudiante a été "étranglée" avec son écharpe pour qu'elle dégage un passage., A l'entrée principale du campus de Bron, et rue Chevreul sur lle campus des quais du Rhône, dès 7h30 le matin, tous les jours, les CRS arrivent pour déloger les étudiants qui protestent. 9 cars de CRS devant le campus de Bron, 9 cars de CRS devant le campus des quais de Rhône. Ils sont, régulièrement, soutenus par la gendarmerie mobile. J'étais là, hier matin. Deux de mes étudiantes m'avaient dit avoir été "molestées" par les CRS la veille et voulaient que j'en sois témoin. Eh bien oui, ils les plaquent au sol, les jettent plus loin, les matraquent dans le ventre et sur la tête., Sur les quais, hier, deux leaders syndicaux étudiants (un de Lyon 2, l'autre de Lyon 3) ont été désignés du doigt par des policiers en civil avant d'être poursuivis dans une rue adjacente par les CRS. Ce qui signifie, nous sommes d'accord, qu'un travail préalable d'information" a été effectué et que ces arrestations sont ciblées pour détruire les mouvements syndicaux., Les deux hommes sont en garde-à-vue et devraient être déférés à la Justice aujourd'hui même (donc: il existe désormais des comparutions immédiates pour les manifestants, vous serez prévenus). Dans un communiqué odieux et mensonger, la présidence de la fac dit qu'ils sont "extérieurs à l'Université" et que ces arrestations sont survenues après des troubles. Il n'y a pas eu de troubles autres que la manifestation pacifique, nous sommes plusieurs enseignants à en être témoins., Un étudiant a été blessé et, une fois aux Urgences, a hérité de douze points de suture sur le crâne. Des étudiants ont été mis en joue au flashball., Des policiers en civils sont toujours là, dont un homme sur mon campus: de "type méditerrannéen", il porte une grosse doudoune noire, un talkie walkie dans une poche, un appareil photo dans l'autre. Lui et ses camarades filment longuement les manifestants. S'ils ont effectivement été convoqués par le président de l'Université dans le seul but de permettre aux étudiants qui veulent suivre les cours d'entrer dans la fac, pourquoi filment-ils? Doit-on ajouter la DGSE à la liste des membres du personnel de l'université?, De notre côté, enseignants ou étudiants, ils nous empêchent un maximum de filmer. Ce qui siginifie que les images disponibles sur youtube et sur dailymotion ne sont pas à la hauteur de la réalité. Face à cette situation, plusieurs enseignants, dont je suis, ont refusé de faire cours. Je refuse d'entrer dans une fac investie de forces de police, de gendramerie et de vigiles privés non asermentés. Je refuse de montrer des papiers d'identité pour me rendre sur mon lieu de travail. Je refuse de me faire bousculer par des CRS. Je refuse de me faire tutoyer avec mépris par des individus que je ne connais pas. Je refuse d'entendre un vigile insulter un de mes collègues (pourtant munis du sac en cuir typique de l'enseignant, pourtant plus honorable que moi dans l'allure avec ses cheveux blancs) en lui disant "J'vais t'fumer toi, j'vais t'fumer.", Nous ne sommes pas, que je sache, dans un état policier. Ou alors il faut nous le dire clairement, parce que cela signifie que les règles du jeu ont changé. Je croyais que l'on avait le droit de grève dans notre pays., Je crois que ce qui m'inquiète le plus, c'est de recevoir des communiqués de la Présidence affirmant que la situation est désormais "normale"., SI CETTE SITUATION EST NORMALE, JE DEMISSIONNE., D'autre part, pour permettre l'action des ces policiers, militaires et vigiles, toutes les sorties de sécurité sont bloquées. Certains enseignants et étudiants s'obstinent à faire cours dans une ambiance délétère et dangereuse. Ce qu'ils risquent purement et simplement, en cas d'incendie, c'est de brûler vifs dans des locaux qui sont déjà vétustes., Je joins à ce message la "Lettre ouverte à la présidence de Lyon 2" rédigée par des enseignants (datée d'avant hier 5 décembre et déjà dépassée par les événements d'hier), ainsi que le dernier message de la présidence elle-même, pour que vous puissiez juger vous-même de la mauvaise foi, du mépris et des ronds de jambe du langage qui se banalisent dans notre environnement politique et médiatique., Ce message est, bien sûr, à faire passer si vous en ressentez le besoin., Alice Verstraeten.
Pardon d'écrire si petit, c'est comme des notes sur un carnet de voyage, l'éditeur texte nest pas compatible avec "Safari"....Alors m'en fous j'écris quand même. Pour dire qu'à l'écoute des infos ce matin, dans la cuisine des copains, j'ai toujours la même désagréable sensation. La connerie en 2007 a fait des pas de géant, et des pas de nains aussi, enfin, à petits pas, à grands pas, elle a progressé c'est sûr. Bien entendu, je n'ai pas la prétention d'avoir inventé l'eau chaude, ni de comprendre tous les enjeux de toutes les crapuleries qui tachent la planbète et qui déferlent dans nos infos parfois prédigérées. Mais il y a dans la juxtaposition des nouvelles de ce matin entendues sur France Inter de quoi se désoler. Une femme assassinée au Pakistan, Benazir Buto, principale opposante au président en place, lui même, le cul entre plusieurs chaises, armée, services secrets, autres... sous perfusion américaine, en proie à la menace intégriste, le tout dans un brouillard d'enjeux qui laisse tout le monde perplexe, jusqu'aux talibans du quartier apparement dépassés par les jeunes...le tout sur fond d'armement nucléaire qui titille l'imagination en effervescence des "observateurs"... Comme disait, le présentateur du journal, "les islamistes intégristes ont marqué un point". Ce facheux raprochement avec le célèbre décompte des points de l'Eurovision fait parfaitement état du cynisme avec lequel les protagonistes se fouttent sur la tronche pour le malheur du monde. Et j'ai en mémoire les discours de notre valeureux VRP du nucléaire qu'est notre président quand il annonce sa volonté d'en vendre partout...Ce qui s'appelle foutre sa merde en somme. Autre nouvelle ce matin, qui n'en est plus une, la chasse au sans papiers continue. Symbole chez nous de l'allégence aux thèses de l'extrême droite qui fait de l'étranger le bouc émissaire et l'assurance de s'attacher le vote bidochonesque en procalament l'attachement à la culture du chiffre et du résultat. Là aussi, la connerie "one poïnte", France 1 point. Et pour finir, plus anodin au regard de ce qui précède mais tout de même significatif d'une tendance, une ceinture par personne dans les voitures désormais...Normal direz vous. Oui, sauf que, quand tu as plus d'enfants que la statistique, ben faut que tu rachètes une caisse. Et quand tu fais partie en plus de la majorité qui n'a pas une tune..."tu prends le train, ou les transports en commun" dit un officiel qui ne doute pas un instant que toutes les campagnes en sont pourvues comme une capitale. Les bien pensants," one poïnte", les marchands de bagnoles, un point. L'idée d'un cheval et d'une cariole me dit bien, histoire de foutre un peu de merde sur les routes, de fumer ma clope au grand air, de ne plus m'arrêter au hasard des stations à pétrole, mais dans les relais qui maillaient le pays toutes les sept lieues, il y a deux cent ans...A défaut d'être réaliste, çà fait du bien.
J'ai quitté l'Alsace, adieu, riesling, Gewurtz, pinots gris simple biture pour grand palais, adieu, pâté en croute et p'tite choucroute, suis reparti sur la route à descendre vers le sud en évitant la biroute et ses octrois moyennageux et trop salés. Je m'arrête sur ce chemin qui me ramène chez moi du côté d'Annecy et puis de Genoble. J'aurais pu mieux faire et m'arrêter avant, si "on" vient à l'apprendre, je vais me faire engueuler. mais je ne peux pas m'arrêter partout avec ma petite famille...Encore que...Quand même c'est à réfléchir cette histoire. J'ai un peu de la chance, je me dis, en cas de besoin, qu finalment je connais du monde un peu partout en France, pour se limiter là et se la jouer modeste. Et oui, je me vois bien , "je me suis dit Séraphin" (Lampion, voir Tintin), en sonnant à la porte des heureux élus choisis dans mon périple et tirés au sort sur la carte, "ah comment çà va depuis l'année dernière?"...Et oui à raison d'une petite semaine chez chacun, les bras chargés de menus cadeaux récoltés chez les hôtes précédents...Je peux à tout bien réfléchir tenir une petite année, comme çà..." Ils sont sympas quand mëme, ils reviennent tous les ans..."Ben finalement, on pourrait étendre cette méthode à tout le monde, le grand bordel, le grand chambardement, et je les vois d'ici nos princes", S'il vous plait que chacun reste en place... sinon comment voulez vous qu'on vous plume, qu'on vous chasse, qu'on vous case, numérote? -Allez vous faire voir et" que Dieu vous tripote" ( Pierre Desproges) qu'on leur répondrait. Et puis à se renconter tous en permanence avec des nouvelles de tout à chacun et chacune, se propageant la bonne humeur et plutôt que la gastro à pareil moment de rigueur, on en finirait pas de se raconter, de se parler, de se retrouver, sans jamais le temps d'ouvrir cette maudite télé, employée par ceux là mêmes qui nous fixent à nous écerveler, normaliser, hydrogener, avec traces d'arachides et lecythine de soja, acides de mauvaise haleine et conservateurs divers droites, PS et colorant d'orange modem compris. Allez je continue et retourne à périgrinations, laissant l'ordinateur de mes hôtes qui ne tarderont pas à s'agacer que je leur tripote ainsi le clavier
undefinedLà c'est promis, pendant au moins deux jours j'arrête, d'ailleurs demain j'arrête. J'arrêtte avec trois t même s'il le faut, d'emmerder tout le monde¨avec mes :ah t'as un ordi, fais voir je vais relever les mails, comme on relève une ligne à la pêche. C'est de l'addiction, de l'addiction branchée. Et puis j'ai l'air con parce que j'ai pommé mon mot de passe, halte quo vadis? C'est moi du con tu ne me reconnais pas? Je me vois à cet instant comme tout le monde, en ligne, avec une seule tête devant des millions  de têtes d'internautes à téter l'écran. Alors je vous souhaite de bonnes fêtes, des fêtes où enfin on ne se fera pas de cadeaux, ou alors de ses propres mains, pour casser la baraque, gripper la machine qui ne travaille que pour un petit nombre, faire évader de notre hyper magasin qu'est devenu l'hexagone, les citoyens devenus  seulement des consommateurs, faire la courte échelle pour que tout le monde se tire, au grand air.  Faire objection de consommation et se souvenir d'un mot de Coluche qui déjà nous prévenait de faire gaffe :" faut faire payer les pauvres, c'est les plus nombreux"...C'est ce qu'on nous fait, tirons nous...
Je vous embrasse 
Philippe
undefinedPériphe ou voie express, autoroute, enfin la biroute quoi...et un brouillard givrant à la sortie de Srasbourg, vers Mulhouse. C'est plein, on est tous là dans nos bagnoles à rouler comme des cons dans le brouillard. Un portique, nous passons sous les fourches du code de la route, s'y s'inscrit une invitation ferme à obtempérer, "Pollution, vitesse limitée 70km/h"...J'essaie de réduire ma vitesse, entrainé par le flot je ne descends pas en dessous de 75... Tout le monde me dépasse, par la gauche, par la droite. Tout le monde s'en balance, s'en fout, s'en contrefout , s'en bat les coucougnettes de la pollution, ou bien s'en gratte le bas du dos, faut y'aller, ne pas mollir, allez ...rouler, droit dans le mur en plein brouillard. Un pote à qui je faisais remarquer qu'il devrait moins fumer entre les prises de ventoline, me fit lui noter au passage, que sans la ventoline il ne pourrait pas fumer. On doit être comme çà les humains, on sait bien, on sait bien...mais dans ce monde stupide où tout n'est que réglementations, interdictions, addictions, sanctions, coercitions, consommations,  répressions, informations, la pollution çà doit être le seul truc qui reste à faire librement, comme des cons dans le brouillard. J'ai envie de fumer moi, j'sens que çà r'viens...
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