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Le temps qui passe

Décembre 2008
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Bon faut que je vous dise, je me tire. Jusqu’au 5 janvier, la tenue de ces pages sera, approximative,  erratique, nonchalante, enfin pas sure à moins qu’au pays des lutins et des feux  de bagnoles un clavier m’échoie entre les mains en même  temps qu’un verre de vin...c’est que là bas il existe une route au nom qui devient anachronique en ces temps modernes d’interdictions en tous genres, qui s’appelle justement « la route des vins »...

Bon au plus tard donc à l’année prochaine et sans me risquer d’ores et déjà à vous la souhaiter, puisqu’en avance il parait que çà ne porte pas la chance, espérons donc, et je l’espère très fort, une nouvelle année sans chiens policiers dans les écoles, sans abus de garde à vue dans les rédactions, sans expulsions intempestives et aussi dramatiques qu’inhumaines , sans sauts de balcons, sans exaltations policières, sans prime à la casse du service public, sans ventes d’armes aux pays qui ne parviennent pas à supprimer chez eux la misère, sans ventes d’armes tout court d’ailleurs, et puis surtout avec plein de sagesse, d’intelligence ( si, si j’en ai entendu parler) plein de tact et pas de doigté, aussi de la part de ceux qui nous dirigent  en attendant qu’ils passent comme passe le temps...

Je vous embrasse et vous remercie de votre visite...à très bientôt...

D’Adret à Ubac, deux mondes se côtoient, s’opposent, s’affichent. Au milieu, la rivière, le torrent, le cours d’eau tumultueux tranche et sépare. La vapeur d’eau se condense. Aux nuages qui viennent du sud aspirent ces derniers qui se forment le long des pentes. Puis vient le premier rayon de soleil annonçant la trêve depuis que la neige a cessé de tomber. Deux mondes se dressent de part et d’autre et se lèvent comme ils peuvent pour former la vallée en creux. D’un coté, à l’apparition de la lumière suit une relative chaleur. De l’autre, l’ombre persiste en raison de l’hiver et de l’amplitude ortive. D’un coté, la neige a rapidement  fondu et les couleurs sont revenues, le vert, le brun, baigné dans l’or ou bien les chênes verts aux feuilles persistantes s’égaient au soleil. De l’autre coté, la neige persiste et tapisse le sol. Les troncs des châtaigniers puis des fayards, les hêtres au dessus, branches nues s’alignent comme une foule en deuil. Tout est en noir et blanc. C’est cela, d’un coté, le monde en couleur, de l’autre en noir et blanc. L’impression de vivre au milieu d’un écran géant, posé au centre d’une bataille séculaire, ou bien entre deux visions cinématographiques, ou bien entre deux choix de société, le silence mortifère, l’alignement pitoyable des souffrances gelées face à une débauche de lumière et de bien être apparent. Et le choix au milieu, mon choix ou bien l’espoir qui vogue et m’emporte sur le cours d’eau vers la mer, vers un ailleurs où l’on n’oppose pas mais où l’on vit, ciel et eau simplement séparés d’une ligne que l’on distingue sans qu’elle existe, l’horizon. Putain, encore trois ans et demi avant cet horizon...  

Noël, les enfants, la journée qui passe entre un rayon de soleil et la promesse d’une nouvelle chute de neige...loin, des  nouvelles, la télé bien sur, oubliée  depuis des années celle là, mais aussi la radio aujourd’hui, envie de débrancher et puis, non à 19 heures quelques infos quand même, Harold Pinter mort, y’a mieux pour un noël comme nouvelle et puis une infirmière en garde à vue, elle a commis une erreur  grave qui a entrainé la mort parait il...mais de là à user de la garde à vue, encore...  marre, vraiment marre de cette mauvaise pièce. Qu’il s’agisse d’Ubu roi, pourquoi pas, mais là, c’est de la réalité, de la tristesse en barre. Un petit tour sur  http://www.rue89.com  ou je lis que trois personnes d’une association de défense de la libre circulation en train sont en garde à vue aussi, cela devient une manie, une forme d’autoritarisme... donc lisez si vous voulez...et puis se la prendre et se la mordre disait on autre fois face à l’absurde, là c’est sur il n’en resterait déjà plus rien. Chaque jour qui passe nous révèle un peu plus sur qui nous gouvernent et cela me laisse dans la perplexité... Un ancien ministre de l’intérieur devenu président, trois ans et demi à ce rythme çà fait peur, un peu, beaucoup...S’en rendent ils compte ? J’aimerais bien.  J’aimerais bien que ce soit un  mauvais rêve. Ou bien que ce fut une projection de ce qu’il arriverait si par quelque malheureux hasard à la suite d’élections... Allez juste lire ce dernier Goncourt pour oublier un peu. Dans la tradition afghane, «Syngué sabour» est le nom d'une pierre magique à laquelle les gens confient leur détresse. Dans le livre de l’écrivain et cinéaste, Atiq Rahimi une femme veille son mari réduit à l'état végétatif depuis qu'une balle s'est logée dans sa nuque. La femme parle et se libère de l'oppression conjugale et religieuse... Sans qu’il soit question de balle logée dans une nuque, mais juste d’un pays qui me semble partir en vrille, m’en vais trouver une pierre magique moi aussi, histoire de lui confier mes craintes en attendant...

Noyeux Joël de crise. Bon, la crise c’est quand même un truc de riches, attention, pas de très riches...la nuance demeure, sinon il n’y a plus de crise. Après, le stade suivant, on appelle çà la guerre, la guerre à crapouillot, la grande guerre par exemple, la drôle de guerre, la suivante, la débâcle, son avatar, la guerre civile, sa coreligionnaire, enfin la guerre quoi où l’on envoie les pauvres se battre, pour réduire la misère et relancer l’économie. Bien sûr je ne parle pas des événements, là c’est simplement des opérations de maintien d’un certain ordre où il y a des gens qui se tuent. Et Je signale a ce propos qu’on a pas à cette occasion fait l’économie de mon grand père, mort au mois de décembre 1917. Je n’oublie jamais mon grand père, et puis mon papa à Noël 1917. je sais bien çà va désoler ceux qui font de la résilience, un principe libérateur, mais bon ainsi est faite la mémoire des pauvres, qui leur donne quand ils s’en servent le souvenir du gout amer des choses, de ces petits matins de Noël où il était triste mon papa et envoyait chier à coups de » pernifle », l’armée, les gendarmes qui motivaient les trainards au front, les industriels et tout ce petit monde bien mis et propret qui fêta l’armistice sur « les champs... »  A ce propos, je recommande la dernière bande dessinée de Tardi, « 1914, 1915, 1916... » Personnellement, voilà à quoi je pense en ces fêtes de Noël, qu’on appelle par ailleurs « la trêve des confiseurs ». Y nous font rien qu’à nous faire chier les confiseurs, en essayant de nous constiper avec leurs bombecs aux OGM, aux graisses hydrogénées et pendant ce temps là, au Congo,  plus de cinq millions de morts, ça en fait quand même ?On continue à laisser fracasser les mandibules, les tibias, les fémurs, les têtes, on gicle, on sabre, on explose, on viole, on affame, on terrorise, tout çà pour des basses histoires de diamants, de coltane...le minerai qui sert aux téléphones portables et à l’électronique dans une plus large utilisation qui s’étend du simple bidouillage de gadget au perfectionné missile qui retombera toujours sur la gueule des plus vulnérables. A ce propos, le coltane, ce con de minerai, est aussi appelé le minerai du sang...parce que vu les conditions et l’endroit où il est expoilté au Congo par exemple, il fait honte à nos économies, alors, il est expédié discrètement, plus ou moins vers la chine où l’on fait fabriquer nos fameux téléphones portables, là où arrivent ce même minerai en provenance d’Australie et puis quand tout est mélangé, la conscience de nos économies, ferme ses petits yeux effarouchés un instant par ce sentiment honteux qui habitait son doute et elle s’en repait, tranquille, d’ailleurs, tiens, on m’appelle...excusez moi...oui voilà je raccroche et je termine ce petit billet d’humeur du n’importe la oique et je souhaite un bon Noël à notre président qui nous la fait bien, la nique à la crise, trop fort le farceur aux mimiques de Louis de Funès, cet homme de bon gout qui, après avoir fourgué de l’armement à ce bon Lula qui se trompe de guerre, pourra aller faire trempette vers les plages de Bahia, tandis que nous, abandonnés à notre angoisse de voir exploser les chiottes au printemps,  et de voir surgir des fourrés qui bordent nos chemins de campagnes les bandes d’épiciers de l’ultra gauche tapis dans l’ombre et investir notre imagination déjà chauffée à blanc par des médias redevenus officiels, on pourra timidement continuer à se congratuler devant le sapin de Noël, en fêtant  et trinquant  à la grâce présidentielle touchant ce bon monsieur Marchiani tandis qu'elle laisse de dangereux terroristes en prison, tout en s’offrant des bouquins à deux euros ( c’est écrit dessus, sur la couverture) allez en paix et si vous le voyez... bottez le cul du père Noël, qui est une ordure comme chacun sait.    

Cela pourrait être le titre d’un conte ou d’une fable moderne. Trois philosophes, Air France et la police...Trois philosophes partaient en voyage. Un fut arrêté et débarqué avant le décollage pour avoir protesté contre l’embarquement d’un  homme expulsé... Les deux autres, partirent tout de même pour un colloque international au Congo. A leur retour, ils constatèrent que la police les attendaient, car ils avaient été...dénoncés.... mettez  vous en tête et en boucle, une petite ritournelle de Chemical Brothers, et posez vous cette question,Air France, fait elle du ciel un coin de zèle pour délateurs...?Tous les développements utiles et édifiants, notamment sur des entrainements un poil spéciaux de certaines hôtesses de l’air à lire sur le site de http://www.rue89.com ...


Louise-Michel...est un film français de Gustave Kervern, Benoît Delépin, avec Yolande Moreau... Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel...Sortie le 24 décembre...

Je sais bien d’aucuns ont trouvé ma page précédente un peu noire, enfin pas gaie du moins, en ces temps de bushisme finissant à coup de tatane bien heureusement, et ces temps de sakosysme encore à ces débuts , à coup de doigts doigts dans le cul et de chiens chiens dans les écoles... j’ai peut être chargé la barque bon alors mes amis, ou esprits chagrins en ces temps de crise pour l’automobile et les petites affaires je vous propose une détente, qui avec un peu d’entrainement et de savoir faire ramènera la joie au cœur de vos foyers et ceci à peu de frais avant de poursuivre quelques chroniques le jours suivants....

 

1 faire bombance d’une soupe aux choux, ou bien de quelques haricots gras, d’oignons doux des Cévennes, ou bien encore...

2 au lit dégager tout poids inutile et se contenter pour l’exercice d’un drap

3 ensemble, lâcher un vent, petit moyen ou grand selon la bonne humeur

4 se regarder dans les yeux un instant

5 synchronisés ensuite ramener et plier les genoux

6 se quitter des yeux et pour le pire et le meilleur  ensemble détendre d’un seul coup les jambes, houuuuuuuuuu..........

7 savourer en oubliant la crise.

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