Ben voilà, la couleur était annoncée. Pas de surprise, Fouquet’s, yacht à Malte, les petits plats dans les grands, et ce matin dans ma radio Inter le baron lui-même,
L’Antoine Sellière, l’inénarrable, le jubilatoire parangon du patronat français, cet espèce de réminiscence du paternalisme fin 19ème, mâtiné d’un poil d’aristocratie d’ancien
régime. A coup sûr le bleu reprend du service, qu’il n’a d’ailleurs jamais cessé de faire, de manière contrainte parfois, et gage que ce bleu rejoint plus dans l’esprit le sang aristocrate
que l’essence de l’esprit républicain. Il faut s’y faire, les spectateurs au cerveau disponible et gavé au gervilage, vont s’en prendre plein la gueule au-delà de leurs espérances benoites.
Le problème réside dans le fait que tous on va s’en prendre. Ce matin j’ai vu passer le berger devant chez moi, suivi de son troupeau bêlant lui-même pressé à l’arrière train et sur ses flancs
par les chiens, et je nous ai vus, peuple bêlant, suivant tête baissée, confiant sa vie à qui est prêt à vous céder, vous et vos enfants au premier maquignon venu.
Demain, je reprends le travail…capitaine d’une goélette en Méditerranée, jamais pareil hôte ne souillera mon pont.
Je vous embrasse « frères de la côte ».
Captain Gib
fleurs et tomates