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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Ca va être ta fête...

Samedi, jour de marché. C’est ma fête aussi. Le 3mai, Cà va être ta fête que j’me suis dit. Moi je la partage avec Jacques. Je ne sais pas qui est Jacques. C’est marqué dans le calendrier, on est ensemble, tous les ans à la même date, c’est écrit, je suis avec Jacques. C’est ainsi. Bonne fête Jacques. Alors la fête je me la suis envoyée comme suit, je suis parti sur le coup de 5heures et demie, ce matin, au marché mon ami comme on y dit, à Trente bornes, juste pour le plaisir d’y arriver en même temps que les forains. Comme avant ; comme avant quand je faisais le marché. Le p'tit café après avoir déballé, le croissant qu’on partage, la première clope avant le client, le placier qui passe, les cris qu’on se jette, moqueurs ou bien admiratifs, les voitures et les camionnettes au toits chargés, les cernes autour des yeux aussi. C’est l’heure les premières odeurs aussi,  de poulets rôtis. Oui, A cette heure là, la cuisine ce n’est pas un parfum, c’est une odeur. Après çà devient une obsession, comme la friture. Plus tard on aura faim, mais pas du poulet, pas des nems non plus, pas des acras de morue non plus, pas de la paëlla itou…  . Les mêmes tronches, toujours le mêmes tronches, les mêmes gestes. La gueule du dernier « placé », juste devant les chiottes, c’est pas gagné pour lui… des gueules nouvelles aussi, des petits jeunes à la « gueule bien sympathique » et puis la boulangère. Ah la boulangère…J’étais boulanger sur le marché, et avec une réputation du genre qui aime bien ses clientes, plus ses clientes que les clients. Les clients s’en souviennent encore. Ce matin, dans la queue, y’en avait un qui me dévisagea au moins trois dixième de seconde avant de s’exclamer, ah c’est toi, mais qu’est ce que tu viens faire ici ? J’aurais bien pu lui dire « mes courses Du con », mais je me suis entendu dire, je suis venu pour voir la boulangère…Ouais, c’était ma fête, alors je suis venu pour voir comment c’était avant quand je travaillais. Quand je travaillais plus pour gagner rien…Aujourd’hui c’est samedi, alors je suis rentré comme avant, du marché, fatigué, avec plein de bruits dans la tête, plein de parfums et d’odeurs aussi, un monde entier dans ma petite tête et dans mon cœur. J’aimais bien quand après avoir déballé, j’attendais, le spectacle allait commencer et j’allais être amoureux toute la matinée….

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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