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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Le 14 juillet à Villemejane

Evidemment, vous vous en doutez, hier j’ai fait mon défilé, du moins ai-je pris  soin d’honorer avec plus d’attention que d’ordinaire, mon rendez-vous quotidien dans le jardin pour l’occasion paré des vertus tricolores et des couleurs naturelles qui lui vont à ravir. J’ai passé mes troupes en revue, à commencer par mes tomates, au bas mot 60 pieds déjà armés d’autant de fruits propres à s’éclater dans mon assiette, déclinées en  7 versions différentes d’aspect et de goût, protégées dans leur mission d’autant de pieds de basilic odoriférant et prêt à constituer une année de pistou, puis le revue s’est prolongée sur le même déhanchement bonhomme et pépère du légionnaire et sur un air de mon gars t’en a voulu « t’en auras du boudin » j’ai assisté impassible à la démonstration impeccable de pas moins de 95 choux de Brunswick, ma force de frappe lacto fermentée, la choucroute d’hiver qui permet au pékin que je suis de trouver la force et le pet pour résister toujours et encore aux forces supérieures en nombre de l’agrochimie, la revue s’est ensuite prolongée par l’inspection des radis noirs, des salades feuilles de chêne, batavias, croquantes, frisées, et des radis roses, et des carottes, enfin sorties des affres causée par l’assaut répété du pourpier dans le quel elles s’enfonçaient, puis, les concombres, les oignons, mon plan de cacahuètes réservées aux visiteuses, mes poivrons, piments, les poireaux, très important le carré de poireau, fait toujours bonne impression le 14 juillet, le carré de poireau, y dit rien, il là, imposant, rangé, déterminé comme un poireau jusqu’à ce qu’on l’arrache pour la soupe avec son coreligionnaire la patate la «  Mona Lisa klaxon », que je ne saurais confondre avec la frite sauvage mais on y revient qu’en fin de revue puis que la tubercule est en mission dans un autre terrain à travailler pour la saison prochaine, s’en suivit donc encore les haricots dont la fin toujours promise est en conserves pour l’hiver, avant que d’admirer forces navets et radis rose, raifort, thyms, oseille, aneth, persil, estragon, ciboulette, Consoude de Russie, puis viennent les régiments de courgettes, jaunes et vertes, de Nice et puis les Butternets, et les potimarrons d’Hokkaido, les aubergines, les betteraves, la tétragone, les melons, jusqu’aux mures de culture, les cassissiers, groseilliers, et framboisiers pour fermer la marche avant le verger et mon arbre de la connaissance au pied duquel j'irai pisser la fête terminée....  passée cette revue et inspection du bon fonctionnement du goutte à goutte le 14 juillet s’est prolongé dans le jardin d’autres résistants, avec force rouge du coin et bière du belge voisin jusqu’à la nuit  sous la lune gibbeuse honorée de la projection en plein air d’un film de notre hôte réalisateur.

Vive le potager libéré par lui-même et son jardinier que de mémoire de rose dit le poète on n’a jamais vu mourir.

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Philippe Maréchal

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