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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Moi, c'est la marseillaise de Charlélie Couture que'j préfère

C’est vrai qu’il ne faut pas déconner avec la marseillaise. Il suffit de la voir sur le quai des belges, au fond du vieux port, à ranger, peser, présenter,  éblouissante autant par le soleil qui l’entoure que par les poumons généreux qui l’animent, au touriste baillant et alléché, découper ses poissons avant de les vendre, pour se rendre à l’évidence, qu’elle n’est pas commode la mère de toutes les batailles commerciales et qu’ elle a du caractère sous un sourire aussi bleu qu’un ciel de mistral. Elle ressemble peut être à ses aïeux, ceux qui montaient de Marseille à Paris il y a plus de deux cent ans,  s’ encourageant en chantant ce chant révolutionnaire et combattant qui du coup s’appelait également la marseillaise, en rapport avec la provenance de ceux qui allaient pensaient ils sauver une république, encore naissante et en danger, du courroux des monarchies environnantes. Chant révolutionnaire, nationaliste s’il en est, au point qu’un de ce couplets en appelle à faire couler « un sang impur pour abreuver des sillons » alors vierges, il est vrai, de toutes les intrants et autres cochonneries chimiques de notre agriculture intensive moderne. Voilà donc un chant qui avait de la gueule, braillé par des sans culottes prêts à en découdre avec tous les féroces soldats qui viendraient s’en prendre, qu’ils y viennent, à notre charmante poissonnière, installée juste au sortir de la station de métro du vieux port. Et voilà, qu’apprends-je, que non seulement ce chant magnifique et honoré de tous nos faits d’armes les plus prestigieux, Waterloo, Sedan, La commune, 14 18 sauvé dans les prolongations par les US, 39 45, idem,  perdu in extremis comme à Wembley dans un jour de pluie dans la cuvette de Diène Ben Phu, ou  portés à la gloire sur les crêtes par ceux qui avaient 20 ans dans les Aurès, et voilà donc, qu’apprends-je ? que ce chant magnifique, aéroporté jusqu’à Madagascar, Sétif, entonné et massacré par le père de la constitution un jour triste de 68,  cet hymne à la joie hexagonale, protéiforme depuis Giscard et Gainsbourg, ce chef d’œuvre d’harmonie beau comme un pavé dans la gueule d’un ancien privilégié ou comme une bouse sur la tronche d’un concierge de la villa Montmorency, cette œuvre nationale a été sifflé par des gueux, oublieux de la nuit du 4 août et de ce qu’elle allait changer pour la France et le monde éclairé à la lumière de ses engagements lyriques en son l’opéra tragique, quoi  ces gueux qui sont censés s’en glorifier ? Et cela au début d’un vulgaire jeu de ballons entamé sans même sermon de la paume, où vingt deux grands dadets en culotte courte sont censés s’affronter en chantant et jouant en lieu et place du « pour la gloire et le succès des armes de la France »,  tout cela en essayant de s’accaparer ce référentiel bondissant, conquête glorieuse et sémantique de notre pédagogie nationale ? Quelle infamie, quelle audace, qu’ils soient punis, et privés de stade et qu’ils aillent sur le champ retourner s’asphyxier avec toutes leurs odeurs de dessous les bras dans les métros et autres RER, jusqu’à leurs beaux quartiers exprès conçus pour eux où ils pourront à loisir réfléchir sur la notion de privilèges que leur octroie en thème d’introspection la république reconnaissante aux peuples qui lui ont fait l’honneur de la prendre pour une nation enfantée au  siècle des lumières qui lui n’était pas une tête d’ampoules puisqu’il avait choisi pour compagne, cette jeune révolutionnaire qui dansait la ;carmagnole au son des canons et des bals popu du 14 juillet. Merdre.

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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claire 16/10/2008 15:46

Deux fois merde. Et quel infamie de chanter cette hymne ( que je n'aime pas trop d'ailleur) à un match de foot, ou des pauvres types paye des riches star du ballon à courir après la gloire.