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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Lundi

Je suis descendu, les yeux mis clos en trou de pine. J’ai fait cuir l’eau pour le café. J’ai allumé la radio. L’état du monde en un click, à la simple pression du doigt tandis que l’œil est retourné se coucher. Un tartine coincée dans le grille pain qui lui a vu les tristes années 80. Les infos, putain les infos, Gazaville 17éme jour de l’offensive, Les vœux du Président, Un an et demi d’offensive. J’éteins. Je me sens comme un con. Internet, les mails, les infos collées qui vont avec, l’offensive continue, les sans papiers, la Kulture, la médecine hospitalière, la justice…J’éteins aussi. Très con, je me sens très con. Pour un peu, emporté par les bons sentiments je les aurais plains les juges, pourquoi pas la police aussi… Je gratte le givre sur ma vieille caisse. J’accompagne ma fille à la ville, sa petite piaule froide, sa fac, son ennui, ses galères, son pas de fric. Elle vient de bosser tout le week-end, son bonheur. Elle retourne à la ville sa tristesse. Je la sens pas heureuse là bas, comme dans un truc auquel elle s’oblige pour vivre comme ses cops…La route, la bagnole, l’auto radio, encore les infos, toujours les mêmes. Je change de chaine, tout sur l’Amérique contemporaine, puis de la prospective en France…avant c’était, le déroute de la camif et de la vente par correspondance. Je m’aperçois que je m’en fous, de la camif, des damarts, de l’Amérique, envie d’être ailleurs…J’ai laissé ma fille à ses cours, à sa vie. J’ai le cœur triste, envie de pisser sur le bord de la route, envie de revivre, renaitre. Je pense à l’Inde, à mes vingt ans, à la connerie ambiante, à la mienne soluble dans l’ensemble, au très compliqué, aux évidences énoncées par ceux qui les conçoivent très clairement pour les autres. Je pense au cirque. A la politique aussi, aux centres villes barricadées quand y vient le président faire un discours. Ce matin je vois la planète comme une grande farce, une foire d’empoigne, sympa comme un dortoir de bidasses, remplis donc mon casque. J'ai le coeur au bord des lèvres. Je reviens au pied de la montagne qui elle s’en fout aussi puisqu’elle est toujours là, sans rien dire. Je voudrais être utile, « j’aurais voulu être un artiste ».

PS: ma lecture du jour: "Le temps des justes" sur " Le portail des Copains" en lien sur ce blog, article de Gidéon Lévy ( Ha'aretz via questions critiques)


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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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André 12/01/2009 15:15

Ca déprime dans les montagnes??????