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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Comme dans la chanson de Bécaud, elle s'appelait Marie louise...

J’ai toujours été sensible aux questions spirituelles, c’est comme çà, un truc d’enfance, Breizh Bro ho tadou, Douar Nevez, l’abbaye de Landévenec, plus tard l’Arche de Lanza Del Vasto. J’ai reçu aussi Témoignage Chrétien, hebdo fondé pendant les années noires par des gens qui résistaient...et qui  est en difficulté aujourd'hui. Et puis en ce moment, je ne peux pas échapper aux remous, aux remugles, au nauséabond qui fleurit après les propos et les attitudes de l’évêque Williamson, évêque négationniste et membre du schisme Lefebvriste et   réintégré ou en passe de l’être dans l’Église Catholique romaine, sans oublier l’incroyable histoire de cette petite fille excommuniée parce qu’elle a avorté après avoir été violée, jusqu’aux propos du Pape en Afrique sur le préservatif. Si j’ai toujours été sensible aux questions spirituelles j’ai toujours été choqué également par la problématique de cette église sur les questions de sexualité, pour s’en tenir là, parce que sur le négationnisme il m’en faudrait des pages tellement je trouve cela abjecte également. Et oui, l’église et le sexe...c’est pas ce qu’il y a de meilleur, toujours ces exhortations à l’abstinence, toujours à chercher le mal  et malmener l’amour jusqu’à l’étrangeté à mon sens. Comment ne pas y voir un malaise profond entre la jouissance de ce don merveilleux de mère nature et le message d’amour toujours professé par l’église, comment ne pas être déchiré et affecté entre cette obsession sexuelle qui transpire de tous ces messages pudibonds et ces discours langue de bois où l’humanité est déni jusque dans sa chair. Combien de névroses, combien de drames cachés dans les cœurs par une intransigeance plus que suspecte à légiférer sous les jupes ou les pantalons d’Eros. Ce matin j’écoutais dans mon poste Inter le Père Michel Kubler, rédacteur en chef religieux du quotidien La Croix et Monseigneur Dagens, évêque d'Angoulême et membre de l'Académie française, tous deux invités de Nicolas Demorand et j’étais sidéré par cette façon de parler, de contourner les questions du journaliste et des auditeurs. Je suis habitué à soufrir de la langue de bois des politiques en écoutant ma radio, mais là, que dire, comment supporter ce décalage entre la réalité humaine et ces paroles d’hommes qui sont pourtant à leur sens porteurs d’espoir et de réflexion. Le SIDA fait des ravages et contamine chaque jour davantage partout dans le monde et peut être plus cruellement en Afrique encore. Ne pas mettre en avant la protection, le port du préservatif c’est condamner à mort par exemple une femme qui n’aura pas d’autre choix que de subir l’impulsion d’un homme porteur du virus, que peut elle celle là ou celui là dans une cellule sordide loin des regards,  et qui rencontre un connard avec une bite sur le front et qui sait pas ce qu'il en fait...Pour celle là, pour toutes les autres, pour leurs enfants à naitre déjà condamnés par l’ignorance, comment se taire, comment ne pas hurler en entendant les paroles du Pape, comment ne pas pleurer prostré au fond de ce fossé, de cette géhenne, de ce gouffre abyssal qui sépare notre vie de toutes ces paroles plus rances que vertueuses qui sèment le désarroi et la mort. Quel carapace ont-ils sur leurs cœurs et combien de couches en ont-ils sur l’esprit pour ne pas se souvenir de cette image d’Evangile, du Christ, qui s’accroupit et trace un trait sur le sol en disant à tous les pères la morale, les gens bien, qu’on les appelle, les offusqués, ceux qui condamnaient à mort une femme en voulant la lapider, comment ne peuvent t ils pas se souvenir de l’attitude de celui qu’ils vénèrent et qui dit « que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre...et tous partirent, à commencer par les plus anciens... » Laissez nous, avec nos sexes, nos culs, nos amours, et allez porter la bonne parole aux négationnistes de tous poils, à l’internationale des barbus et des soutannes réunis par l'obsession, à ceux qui malmènent le droit des femmes, à ceux qui malmènent la planète avec leurs guerres, leurs armes de folie, leurs pesticides, leurs amiantes, leur pétrodallas, leur nucléaire, leurs stocks options, leurs paradis artificiels et fiscaux, leurs dictatures, leurs mensonges et le déni du devoir de partage.

Si tu savais, le Pape, pourquoi je suis rentré dans une église quand j’étais ado, et comment j’ai été assidu à la messe dans mon petit bled breton, et ben comme disait Frère Léon, dans le « Pauvre d’Assise de Kazantzakis », moi c’est le péché qui m’a mené à Dieu, et ouais, j’étais amoureux comme un fou, dingue, raide de cette fille d’un marin de la Royale qui de part son éducation la fréquentait assidument cette église...et là j’y étais, pas trop près pour ne pas la gêner et parce qu’elle m’intimidait et pas trop loin pour la voir,  pour l’admirer, m’enivrer de sa beauté et de tout l’amour que j’avais pour elle, pour la voir de profil quand elle se levait dans le rais de lumière qui descendait du vitrail illuminé par le soleil, voir ses cheveux bouger et puis rêver pendant le sermon du curé, jusqu’à m’en souvenir pour toute la semaine en espérant la croiser un jour...Tout ce que les barbus détestent, enfin qu’ils disent. Pa plus que je ne renierai mon baptème je ne renierai mon cul, ou mon sexe. Hétérosexuels, homosexuels, sexuels nous sommes, et le coeur et la raison s'y entendront encore 

 

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Philippe Maréchal

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