Avant de lancer le numéro 3 de Transhumance, je fais mon quart d'heure militant. Hier vers midi, je préparais le déjeuner après jardinage...il faisait beau, bien chaud, les fenêtres pourtant
étaient ouvertes, la façade étant à l'ombre des arbres. La nature toute puissante ici, du moins en apparence donne cette impression de virginité, de quelque chose d'inaliénable que rien de facheux
ne pourra survenir et abîmer la vallée...Une odeur extrêment entêtante, lourde est entrée sans crier gare et a envahi immédiatement toutes les pièces de la maison...La gerbe m'est venue au bord des
lèvres, le désespoir aussi je dois dire. Je suis sorti. J'ai remonté le courant de cette odeur de merde comme un papier cul dans un wc chimique. Au bout du hameau, 80 mètres après avoir emprunté le
ruelle étroite, il y a un pré, qu'il y a seulement trois ans était encore cultivé en jardin potager biologique avant que ses locataires ne soient priés d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus
verte. Aujourd'hui c'est à un agriculteur qu'est prêté ou loué ce qui est devenu un champ d'oignons. Je me tenais devant faisant signe à la femme sans protection, qui pulvérisait ce qui pour moi
est devenu une horreur de traitement, aux cotés de son fils, un jeune homme sans crainte et en toute confiance seulement vêtu d'un short...Tous deux au plein soleil de midi artisans et, comme leurs
cultures victimes de cette pulvérisation. J'ai protesté, accablé, impuissant. Je n'ai pas vraiment eu un grand succès ...
Je suis rentré chez moi, dans ma maison, où l'avenir de ma petite fille me préocuppe, la rage au coeur. On le sait, tous ces produits nous conduisent à l'horreur. L'après midi, j'en parlais avec
mon médecin que je devais rencontrer pour une simple visite préventive, il m'évoquait tous ces cas dont on ne parle guère, d'enfants qui naissent avec un sexe de petit garçon
tellement... petit et atrophié qu'on ne saurait dire...mais dont le lien avec toutes ces merdes épandues ne feraient plus guère de mystère. A tous, je vous recommande de lire le livre édifiant de
Fabrice Nicolino et François Veillerette: "Pesticides, révélations sur un scandale français". ...A ceux qui se désolent et
soufrent du prix de ces produits issus de l'agriculture biologique, je recommande de faire ses courses en coopératives biologiques ou groupements de paysans producteurs et revendeurs
(découvrir le réseau BIOCOOP)
Dans ma région: La fourmi et la Cigale à Saint Hippolyte du Fort et l'excellent magasin de producteurs AURA des Champs à le Vigan.
Partager l'article !Du bio ou bien ?:
Avant de lancer le numéro 3 de Transhumance, je fais mon quart d'heure militant. Hier vers midi, je préparais le déjeuner apr ...
fleurs et tomates