Informez vous et faites passer
Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
Avant propos de l'auteur qui introduit
le lecteur qui n'y prendra pas ombrage vu que c'est pour lui conseiller de s'affubler de lunettes 3D et de siffler ce qui sera sifflé et de lire à haute voix avé l'accent en oubliant
éventuellement le sien qui est pointu.
Deep to color, un paysage grandiose pété de soleil et zoom de luma sur le journall d'un con, musique:
....C’est alors que je me suis allongé dans les carottes. Entre les rangs. C’est pas dangereux, d’abord elles sont toutes petites, à peine 5 centimètres pour la partie aérienne alors en dessous la terre, d’ici que çà remonte et que çà vous prenne par derrière, ya pas à s’inquiéter et prendre ainsi le temps de désherber confortable, étendu à même la terre nourricière et çà fortifie l’ardeur et çà positionne un homme en franc tireur de pourpier autant qu’en frère légume . Au temps des semis, c’est que je me suis aménagé un espace entre les rangs de quoi s’étendre de tout son long sur le coté en position latérale de sécurité et c’est parti en remontant et rampant comme un forcené dans Full métal Jacket. Au dessus c’était un bal de martinets avec un couple de faucons crécerelle. Tout autour les oiseaux chantaient. Au gouvernement çà remaniait et les guêpes du secteur dardaient un manche de binette placé en contre bas d’un monticule de taupes comme une nuée de photographes aux marches du pouvoir. C’est alors, qu’ailleurs les ministres s’ébrouent devant la presse qu’ici tout cessa. Mon geste auguste de pincements en tirades, d’extractions en expulsions c’est qu’un silence retentit dans le quartier, les oiseaux savent se taire devant plus audacieux siffleur qu’eux. Mon voisin jardinier s’avançait bonhomme, élégant comme le centurion du même nom chez Astérix, ou un ministre bleue bite dans la cour du palais, avec ses gros mollets au milieu de son combat de pommes de terre et comme à l’accoutumée, il entreprit de siffler pour se donner du courage et l’air d’aimer çà. Tout y est passé. On se serait cru à la fête de l’érection du président ou bien à l’Eurovision en son ministère de la chanson. Une vraie cassette de station de biroute validée par la Drac. « Et j’entends siffler le train », « Porqué te vasse », « les neiges du Kilimanjaro », « les plaines du Conétélérama », « Biche ma biche », « Il y a longtemps sur cette guitare » ( spécial trémolo d’or), le lundi au soleil ( j’ai gueulé benoitement on est mercredi...y fait chaud hein ?) héééééééééé ? qu’il m’a dit avant de reprendre ce que je pris par erreur pour les variations Golberg qui n’étaient en fait qu’un zigouilla d’œuvre d’art et de transition marquant un temps d’arrêt et d’expectative de mon voisin de jardinier face à sa perplexité quand à ma position tenue sans complexe dans l’exercice de l’épilation de carotte de la marque « Touchon », évidement, Touchon, la carotte du jardinier je ne résiste pas à la tentation de cette publicité quoique j’eus préféré faire de la pub pour la graine de chez Kokopelli, que j’emploie par ailleurs, prenez en de la graine c’est de la bio....Ho ! mais qu’est ce que tu fé ? - Je console mes carottes, je les peigne, je les aère, tandis que je me sustente de tout ton art du sifflement de la ritournelle populaire, allongé sur la terre comme un échantillon de l’espèce humaine intégrant de son lard l’espace dévolu à la jardinière de légumes entre la laitue, le petit pois et la patate nouvelle ...- ????
fleurs et tomates