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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Ce sera mieux quand çà sera bien

 

 

Et dire que c’est le printemps qui vient. Ce matin j’en ai vu des signes un peu partout. A dire comme çà j’en vois qui se désolent, et pourquoi pas bientôt une rubrique tricot ici ? Oui c’est le printemps ya pas de doutes, y’a de le rougeole  dans l’air par ici, ailleurs des drames et des révolutions contre l’innommable bric à brac des ignobles, y sont bien courageux là bas, tandis qu’il y’a la sève ici, la sève qui commence à bouger et frémissent les langues de bois retaillées, à la manière des vignes travaillées dans l’hiver comme les sarments, arçons, troussequins, arcures et autres crossettes en l’air du dictionnaire des synonymes. Tout cela doit sembler bien étrange vu du ciel étoilé, il en est qui rêvent ici de faire un nettoyage de printemps et que le courant d’air cosmique qui a caressé les déserts poursuive son œuvre salutaire dans nos démocraties endormies sous la vidéo surveillance et les interdits. Et dire que c’est le printemps qui vient, j’ai retrouvé une lettre de mon vieux papa dans un tiroir, au printemps 1981, avant qu’on se décide à changer la vie, mon vieux papa qui me disait de faire attention, parce que ça va pas être facile, tu te rends compte, qu’il me disait, va bientôt y avoir 1 million de chômeurs… Y’en a qui se baladent, qui roulottent ou bien qui se poussent nous a dit un qui les a rencontrés sur sa route, errant dans leurs camping cars, quelque part au Maroc, parce qu’ils peuvent plus ici, l’hiver, se payer du chauffage et les murs et le toit des habitats précaires qu’on leur somme de dégager. Y’a moins de chômage vient de dire Xavier Bertrand, on sent bien que çà va nous rassurer, tu sais mon vieux papa, qu’est ce t’en penses de là haut ou bien d’en bas de l’autre côté car çà non plus on est pas sur de ouest ce qu’on va quand on va plus. Ce matin, un peu perdu, j’ai vu des signes un peu partout, des signes de bon signe, et puis des signes de moins bon signe, je pense à toi mon vieux papa qui a fait 36 et puis 68, sans parler de la grande kermesse et des à cotés entre les deux et puis traîne à côté de cette lettre retrouvée, l’indignation de ce vieux monsieur, indignation dont s’indigne tous ceux qui, bien pensants qui pouffent  de son petit opuscule comme s’esclafferait le taureau dans l’arène devant le petit zizi moulé du toréador en paillettes. C’est pourtant vrai qu’il y a de quoi s’indigner et dire que c’est le printemps qui vient, je vous assure, ya des pousses vertes ici, qui percent le sol grelottant.

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À propos

Philippe Maréchal

citoyen du monde
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philippe 25/02/2011 10:01



oui c'est vrai que j'écris comme  un gars qui est à l'ouest ce, j'ai toujours été attiré par l'ouestce parce qu'on sait pas bien où c'est, entre une herbe folle et fragile des fortifs et une
odeur de grésil, entre le r^ve d'une senteur marine et la cale parfumée au gazole...


Quant au temps des cerises, il reviendra et nous monterons gamins dans les branches pour les déguster, cracher les noyaux et orner de boucles d'oreilles nos copines à la vanille



mobensim 25/02/2011 00:26



Et avec le printemps..le temps des cerises ?



Bourreau fais ton office 24/02/2011 23:57



Bah, en banlieue aussi y a du vert qui sort de terre, du bon vert des fortifs, bien costaud, qu' a peur de rien, qui pousse malgré le bitume, du vert hydrocarburo-résistant.


J'ai mis quelques dixièmes de seconde à comprendre la phrase "on est pas sur de ouest", avant de comprendre en lisant la suite que c'était "ou est", mais ça allait bien avec le reste de la phrase
et ses "en haut", "en bas", à l'Ouest, à l'Est, au Nord, au Sud ... je suis sûr qu'en cherchant bien tout ceci aurait un sens, mais je préfère avoir seulement l'impression de comprendre quelque
chose, c'est plus poétique, est puis c'est mon état naturel, de comprendre en gros, à la surface des choses, des choses futiles, comme la météo, et puis de retourner à la contemplation. Là, je
contemple la chute d'un tyran.