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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Ceci n'est pas un arbre

humeur-du-chef-1545.jpgAlors c’est comme çà…comme une intro d’une chanson des Rita…c’est ainsi que tu te retrouves nu dans ce jardin d’Eden, dans la brume, dans le froid qui irise ta peau ruisselante des gouttes qui tombent des branches. Tu les écartes en avançant dans le bois qui cerne ta maison de Hobbit. Et là tu te trouves moins fort que le Lila qui s’épanouit sous un ciel tout gris. Il y a plein de monde tout autour, des oiseaux, des insectes, des bêtes un peu plus grosses et rustres, à un poil près. Tu n’as plus envie de les appeler par leur nom, tu t’en fous, ils n’ont point d’autre nom que ceux attribués par les humains dont tu sens bien que tu ne fais déjà plus partie. Tu avances nu et fragile, inadapté à ce qui te semblait pourtant si familier, si proche, si beau. C’est un matin, comme çà où tu te lèves et tu pars nu dans la nature qui semblait t’appeler comme pour un grand voyage inorganisé. Sans carte, ni boussole, ni plan, ni même idée de ce qu’il adviendra. Qu’importe si tu sens bien que tu as froid, que la peau partage le même frisson qu’a ressenti ton âme, il y aura au moins accord, un camaïeux de température visible par tous les esprits qui trainent entre les arbres et de l’autre côté de la glace sans tain, un miroir semi réfléchissant, comme toi ce matin, où toute pensée est vaine qui ne s’absorbe que pour une moitié dans ce monde étrange des humains. L’autre moitié s’échappe vers l’inconnu vers cet endroit que tu chéris, ce passage qu’il t’est impossible de révéler, au contact du tronc de cet arbre que tu aimes bien et qui te le rend bien. Alors, figé comme un tremble à l’aube, tu te colles à l’arbre,  sentant sur ta peau la mousse et l’écorce, la douceur et l’âpreté, l’odeur et le parfum, l’amour, celui là que tu guettais toute la nuit jusqu’à ce que le jour vint et t’invita ce matin, à sortir de ton lit pour aller enlacer, celui qui t’attendait, cet arbre qui ne ment pas, qui ne parle pas, qui ne sourit pas, mais qui t’enroule et te couvre d’un seul frisson de bonheur, celui d’un espoir, celui qu’il cultive depuis si longtemps qu’il pousse et qu’il t’offre à partager ce matin, nu dans ce ardin d’Eden, dans la brume, dans le froid qui irise ta peau, ruisselante des gouttes qui tombent des branches. 

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À propos

Philippe Maréchal

citoyen du monde
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Yola 27/04/2014 16:50


L'homme est une plante céleste…