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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Feuilleton D'automne, qui pourrait bien prendre ses quartiers d'hiver...

On reprend....c'est le retour du Grand Gilles.... Pour ceux qui ont suivi, pour les autres voir les pages qui précèdent...

 

Donc, on lisait …Enserré au pied d’un massif montagneux, un village, un bon et beau petit village…

 

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Les Margoules

 

 

Saison d'automne

 

Episode 4

 

 

 

 

 

 

 

 

Episodes  précédents pages 16 ,17, 18 octobre…

 

 

Y’a pas de pressing dans le village. D’ailleurs c’est déjà bien qu’il y ait quelques commerçants, une boucherie, une boulangerie, une fromenterie, et oui, c’est quand on n’a pas le droit de s’appeler boulangerie et qu'on vend du pain congelé réchauffé sur place, mais, qu’on veut vivre quand même.

Gilles grommelle tout ça intérieurement en arpentant les rues du village, un bourg  au pied des montagnes qui s’étale de part et d’autre de la rivière.

Il passe devant une boutique de souvenirs  et de bijoux espagnols qui terminent leur carrière dans ces montagnes perdues, et puis il y a une superette comme on dit.  Plus loin, un troquet avec son écran géant et ses fumeurs sur le pas de la porte  qui dévisagent Gilles. Lui, c'est l’estranger qui déambule, eux, une bignouse à la main, ils leur prête une mise de western.

C’est Tombstone se dit l’inspecteur Gilles, faut que je revienne en cheval. Il passe le salon de coiffure avant la poste.

 C’est qu’il a de l’allure l’inspecteur Gilles, aujourd’hui. Il a mis un beau costume noir avec une belle chemise blanche, sans cravate, faut pas exagérer quand même, même pour le mariage de sa fille. Il porte les cheveux en brosse façon futaies balayées par un vent incessant. Ressortent de son visage fatigué des petits yeux noirs au milieu d’une expression de poète disparu. Il se mire devant la vitre du salon de coiffure. Je suis  un flic d’un genre spécial, mais qui donc n’est pas spécial se dit il.  Je suis aussi un père d’un genre spécial, mais comment  font les autres. Tiens y ‘a un tabac presse aussi.

Il rentre dans le tabac presse tenu par une blonde tout au fond du magasin où s’étirent en plus d'elle, les revues et la presse nationale ainsi que la « PQR » comme on dit, celle où va s’étaler demain l’histoire du bonhomme massacré à coup de pelle.

Avant d’arriver au comptoir, il déambule, il respire avec plaisir, ce mélange d’odeurs de papier glacé, de journaux, et de tabac. Un sourire et un bonjour commercial de la buraliste l’accueillent dès le seuil franchit. Elle est intriguée par le beau mec en costard.

Et elle, elle est d’un genre spécial ou bien ? Se dit il. Ca l’a fait rire Gilles, qu’elle le reluque comme çà, il en ressort avec un brin d’humeur ravigotée, c’est qu’il en aurait oublié le gars refroidit et tranché. Il soupire en pensant au mariage, le mariage de sa fille. Faudrait peut être pas oublier çà.

Des détails d’une scène de crime, il n’oublie rien, mais du reste, faut voir, il plane comme dit sa femme. Il repense au gars trucidé, occis avec un instrument de travail. La semaine dernière dans la vallée d’à coté c’était à coups de pioche qu’on avait refroidi un autre gars, un dénommé Gus, un musicien à la petite semaine et bricoleur non patenté du dimanche.

Il a bon dos le « on n’a pas l’habitude d’une telle sauvagerie » du gendarme, quand même, drôle de pays, çà fait trois quand on compte un autre nivelé au râteau dix jours avant, un gars qui habitait seul une yourte dans une foret de chênes verts à flanc de montagne. C’est avec quoi le prochain ? Se dit Gilles, avec une binette, une fourche bêche ou à coups de grenilette ?

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À propos

Philippe Maréchal

citoyen du monde
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Momo 30/10/2013 17:30


Le flic a de la classe ! Bon , c'est pas bérurier, alors !!


Vite, la suite !!!!