Quand le soleil commande, agir peu. René Char
LE MONDE DE PHILIPPE
Fondue au noir, vue aérienne...Le temps
d’une journée, J’ai quitté mon refuge. J’ai surpris la montagne qui me croyait captif et je l'ai contournée. Dans ma voiture déglinguée, J’ai foncé vers le sud. Là bas, à la frontière du sec et de
l’humide, Je suis allé à l’autre bout du monde. A l’exacte séparation des éléments, à l’endroit précis où la mer se dérobant recrache d’étranges figures qui s’impriment dans le sable. Je m’y suis
recherché. Je n’y étais plus. Disparu. Que du temps devant moi, que du temps à l'infini. Une plage de temps est faite de grains de sable comme autant de secondes et que la mer recouvre à chaque
onde mourante en glissade. Dans le bruit des rouleaux qui s’effondrent, Je me suis assis face au vent. Nul n'a jamais retenu le vent. je lui ai craché à la gueule, il me l'a bien rendu, froid.
Tronche de cake, fondue...FIN
fleurs et tomates